‹ Les primitiis: Études d'ethnologie comparéeChapitre 245 sur 264 · Macpherson · texte numérisé non relu

Macpherson

2, Dalton.

des lenips, le céiémonial fut modifié : l'homiue tombait sous Tépée qui faisait seulement mine de frapper, et, trois jours après, le prétendu décapité réapparaissait, se disant sorti du tombeau *.

Nous disions que les Khonds tuaient leurs filles, mais ne les sacrifiaient pas. Ce dire, trop absolu, doit être rectifié et expliqué. Ils ne sacrifiaient pas leurs enfants, parce que les Panous livraient les leurs, mais si les Panons eussent fait défaut? Maint passage de la liturgie, maints articles de la dogmatique prouvent qu'alors ils eussent dû désaltérer la féroce déesse avec le sang de leur propre progéniture, môme avec celui de leur aîné, comme faisaient jadis les adorateurs de* Moloch, et tous ces Abraham qui égorgeaient leur Isaac. Sans doute, les parents n'offraient pas à Tari leur progéniture légitime, mais Tari se rattrapait sur Tillégitime. Nous savons qu'eu Khondie les mariages étaient rares, vu le haut prix auquel on cotait les filles; mais les Jeunes gens qui ne pouvaient épouser en justes noces, contractaient des unions temporaires, précisément avec les victimes désignées, avec les jeunes personnes qu'on avait achetées pour les immoler. Elles se savaient réservées à une mort cruelle, mais en attendant, pourquoi n'auraient-elles pas tiré le meilleur parti de leur vie, hélas ! si courte? Plutôt que d'augmenter leur malheur par l'appréhension constante, ne valait-il pas mieux rire et s'amuser, chanter et danser, aimer et être aimées ? Elles aussi avaient besoin de caresses et de doux passe-temps. — « Prenons, disaient-elles, un premier amant, et un second, s'il s'en présente ; nous n'avons pas le temps de faire les difficiles. » A l'ombre des sanctuaires in-

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