‹ Les primitiis: Études d'ethnologie comparéeChapitre 256 sur 264 · Deniker · texte numérisé non relu

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378 LES KOLARIERS DU BËNGÂLB.

jusqu'au jour où ils. s'en disputaient les morceaux. Les nègres contemporains ne croient pas acheter trop cher les minces succès de leur agriculture en empalant ou en coupant le cou à des jeunes filles superbement parées; persuadés qu'il faut du sang pour appeler la pluie ^ Même dogme professé par les Peaux-Rouges. Ainsi, les Paunies tuaient une captive des Sioux en lui infligeant d'horribles souffrances, et de son sang aspergeaient les champs de fèves et de citrouilles'. — Les Loups immolaient une vierge au Génie du maïs'. — Au Mexique et au Nicaragua, la victime, avant d'être égorgée, recevait des honneurs plus que royaux, car on voulait qu'elle représentât la divinité, se faisant immoler pour le bien de tous. On ne nous dit point que sa chair fût enterrée dans les champs, mais le cœur, fontaine de sang, était le revenant-bon des chefs et des prêtres*. Ces exemples pourront suffire.

De la mériah tailladée et mise en pièces, les djannis ne laissent que les entrailles et la tête, encore celle-ci est-elle le plus souvent dépouillée des cheveux. Les oiseaux, les chacals n'ont pas longtemps à ronger, car, dès le lendemain, entrailles, crâne et squelette sont brûlés en même temps qu'un bélier. Soigneusement recueillie, et non sans solennité, la cendre est ensuite confiée aux vents pour qu'ils la disséminent dans les campagnes; en quelques endroits, on la mélange aux grains et semences qu'on veut soustraire aux attaques des insectes. Cette cendre ^

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