‹ Les primitiis: Études d'ethnologie comparéeChapitre 255 sur 264 · ANALOGUES · texte numérisé non relu

ANALOGUES

étaient sacrifiées à la déesse syrienne. — « Les Esprits de la Terre sont altérés de sang », disait Athénagore, — Aux Thargélies, les Athéniens ornaient splendidement un homme et une femme qu'ils avaient entretenus aux frais de rÉtat, les conduisaient en procession et les brûlaient à rentrée de la campagne. — Aux fêtes de Patrœ, en Achaïe, on jetait des animaux sauvages dans un bûcher flambant ; — chez les Ty riens, des brebis et des chèvres; le culte de Déméter et celui de Moloch versaient l'un dans l'autre :

Mos fuit in popuHs, quos condidit advena Dido, Poscere csede Deos veniam, ac flagrantibus aris, Infandum dictUj parvos importer e natos; Urna reducebat miserandos annua casus^!

Passons sur les horreurs de Carthage répétées à Upsala par les Scandinaves, à Rûgen et Romova par les anciens Slaves. Jusqu'à ces derniers temps , les Ispahanais célébraient la « Fête du Chameau », ou « du Sacrifice d'Abraham », notons la synonymie. Le grand-prètre de la Mecque envoyait un sien fils adoptif, montant un chameau bénit. Cet animal était promené en grande pompe par la ville ; à un moment donné, le roi décochait une fièche contre ses flancs. En un clin d'œil, la pauvre hôte était abattue, hachée, chapelée, déchiquetée, emportée et distribuée au loin, chacun en voulait, ne fût-ce que le plus mince des fragments, pour le mettre dans une grande marmite de riz*. Les Ghiliaks ^ les Aïnos aussi, adoptaient un ourson, le caressaient, le dorlottaient, le traitaient en enfant gâté,

1. Cf. les relations de Thomas Herbert; Paul Lucas, Voyagé au Levant; Pietro délia Valle, Viaggi.

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