‹ Les primitiis: Études d'ethnologie comparéeChapitre 258 sur 264 · Cf. Exodo, XII · texte numérisé non relu

Cf. Exodo, XII

sanctifiée, le propriétaire kliond ne pouvait se faire suppléer par aucun voisin ou ami. Le premier à frapper la Tari incarnée, le premier à ouvrir la veine fécondante, à trancher dans les muscles qui contiennent la vie, s'empare de la bouchée exquise, du morceau suprême. Il n'est cultivateur qui no désire être servi avant les autres, mais tous ne se risquent pas au dangereux privilège*. Il faut savoir que le premier à donner du couteau est comme magnétisé par le divin contact. Si on le tuait immédiatement, son corps communiquerait aussi la fertilité aux campagnes. En conséquence, chaque village fait choix d'un champion adroit et robuste, enveloppé de toile en plu-: sieurs tours, mis ainsi à l'épreuve du fer. Tandis qu'il s'efforce à piquer le premier dans la mériah, ses amis veillent à ce que lui-même ne reçoive pas de mauvais coups.

Un sang doué de si . précieuses qualités, il semblerait que les Khonds devraient être jaloux de l'ingurgiter euxmêmes, plutôt que d'en asperger leurs champs. Ainsi, les Komis de l'Arracan, criblent de flèches un taureau attaché à un pieu ; hommes, femmes et enfants sucent le sang qui coule des blessures*. Mais, dans respèce, le sentiment a eu raison de la logique, et les Khonds veulent bien se contenter du sang des brebis ou des buffles égorgés au nom de Tari, pour guérir diverses maladies, telles que la démence et la possession. Quand ils en appellent aux ordalies, Qu jugements de Dieu, du riz est trempé dans ce sang, et le parjure qui en goûte tombe, tué rai de par la déesse.

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