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2> Bancroft.
82 LES INOÏTS OCCIDENTAUX.
atix rites sacrés, ils devinssent, à leur tour, chefs de culte, et préposés aux mystères. Le hiérophante aimait à se faire servir par les hiérodules et les bayadères. L'hétaîrisme est né à Tombre des autels. « Presque tous les hommes, dit Hérodote*, se mêlent avec les femmes dans les édifices sacrés, hormis les Grecs et les Égyptiens. » — « Hormis la Grèce?... Et que se passait-il à Corinthe?
— Hormis TÉgypte? Et Bubastis et Naucratèsl Et TAphrodite d'Abydos qui portait le vocable significatif de Pomè K
— Aussi Juvénal se permettait de demander : Quel est le temple où les femmes ne se prostituent pas? »
A Jérusalem, le roi Josias détruisit dans le temple de Jéliovah les cellules qu'habitaient les efféminés' et les femmes qui tissaient les tentes d'Ashéra^ On sait les prodigieux débordements qui avaient lieu dans les « verts bosquets » et les « hauts lieux » de la « Grande Déesse ». La coutume était si bien enracinée que, dans la grotte de Bethléem, ce qui s'accomplissait jadis au nom d'Adonis, s'accomplit aujourd'hui par les pèlerins chrétiens au nom de la vierge Marie; et les hadjis musulmans font de même dans les sanctuaires de La Mecque*. Dans les pagodes « sentines de vice », viennent des femmes stériles, faisant vœu de s'abandonner à un nombre déterminé de libertins; et d'autres, pour donner à la déesse du lieu des témoignages de leur vénération, se prostituent en public, aux portes mêmes de la maison divine^. Les prê-