PRÊTRESSES
tresses de Juidah enlèvent les filles des familles les plus distinguées, et, après des. épreuves rigoureuses, en font des courtisanes, instruites dans les arts de la volupté^. A Bornéo, le Dayak, qui se fait prêtre, prend un nom et des vêtements féminins, épouse simultanément un homme et une femme : le premier, pour le protéger et l'accompagner en public; la seconde, pour lui donner des distractions 3. Revenons à nos Aléouts. Dès que Tordination a été conférée au lévite, sitôt que le choupan a mué en angakok, la tribu lui confie les filles le mieux en point, par les grâces du corps et du caractère; il parfera leur éducation, — les perfectionnera dans la danse et autres arts d'agrément, et, enfin, les initiera aux: plaisirs de l'amour. Si elles se montrent intelligentes, elles deviendront mires et mèges, prêtresses et prophétesses. Les kachims d'été, qui sont fermés aux femmes du commun, s'ouvriront à deux battants devant elles. On est persuadé que ces filles seraient d'une fréquentation malsaine, si elles n'avaient été purifiées par le commerce d'un homme de Dieu. — Les braves gens I Et l'on a prétendu qu'ils manquaient de religion!
Religieux autant que tout autre peuple, sinon davantage, les Inoîts révèrent les esprits ' des rocs et des caps, des glaciers, buttes et banquises; présentent leurs respects à toute chose inconnue ou dangereuse. Loui cnamanisme ou théorie magique est identique en substance à la