‹ Les primitiis: Études d'ethnologie comparéeChapitre 8 sur 264 · PREMIERS VOYAGES · texte numérisé non relu

PREMIERS VOYAGES

envahis par des fantômes; illusion fort naturelle que d'autres sauvages, les Australiens notamment, eurent en semblable occasion. En effet, le navire, avec ses grandes voiles blanches qui apparaissait sur l'horizon, à la ligne où les profondeurs du ciel se déversent dans les abîmes de l'Océan, que pouvait-il être, sinon un monstre ailé descendant de Tempyrée? Et qu'étaient les êtres fantastiques qu'il portait sur son dos et dans son ventre, siuon des revenants, des revenants en visite? Les sorciers n'enseignaient-ils pas que les morts habitent la Lune, où ils trouvent en abondance du bois et toutes choses bonnes à manger? Les premiers Inoïts ou Esquimaux qui montèrent à bord tàtaient les planchers, tâtaient tout ce qu'ils approchaient, mâts, barques et rames, et tout émerveillés se chuchotaient avec des airs mystérieux : Que de bois il y a dans la lune, que de boisai

Après Ross apparurent le ^ordstem, envoyé à la recherche de Franklin, puis Kane, en 1853-1855, et six années plus tard, Hayes. L'isolement de cette station extrême du globe est moindre depuis que des vapeurs courent la baleine. De temps à autre, une bande d'Esquimaux descend au Cap York et s*y rencontre avec des équipages. Un système d'échange s'établit dans ces parages; de la quincaillerie et autres articles sont donnés pour de l'huile, des peaux d'ours et de phoques. On assure que de tout temps les Indiens ont fait avec les Hyperboréens quelque petit commerce de troc '.

Dans l'automne 1873, une partie de l'expédition scientifique allemande, qui avait été rejetée dans le Smith- Sound, hiverna parmi les Itayens et ne les quitta que l'été

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