‹ Les princessesChapitre 2 sur 13 · II AU LECTEUR · texte numérisé non relu

II AU LECTEUR

Déesses et aimées d'amour, alors que les siècles ont dispersé les derniers restes de la poussière qui fut celle de leurs corps superbes.

Les peindre? La Peinture, Fart des Raphaël, des Rubens et des Véronèse, dont ces figures idéales furent les éternelles inspiratrices et l'aliment inépuisable, ne l'a jamais pu elle-même; et je m'estime assez bon artiste si j'ai pu faire songer à elles et faire apparaître dans l'esprit de ceux qui me lisent leurs fantômes qui éveillent toutes les idées de triomphe, d'orgueil, d'amour, de joie, de puissance, de sang versé, et de robes d'or éclaboussées de pierreries.

Sans le souvenir de ces femmes toujours entrevues dans la splendeur de l'écarlate et sous les feux des escarboucles , le songeur que ravissent les fêtes de la couleur ne se trouverait-il pas un peu trop dépaysé dans une époque où ni les révolutions, ni le tumulte effréné des guerres civiles, ni les progrès industriels et scientifiques,

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