‹ Les princessesChapitre 3 sur 13 · AD LECTEUR. III · texte numérisé non relu

AD LECTEUR. III

ni la force même des choses n'ont pu venir à bouc de dompter et de détruire ce monstre plus menaçant que la serpente Pytho : la jeune fille des vaudevilles de M. Scribe, qui avec un sourire de romance court après les papillons, en robe de mousseline agrémentée de l'invincible tablier de soie à bretelles roses ?

Paris, le i* juillet i«7+.

Je laisse à Gavarni, poète des chloroses, Son troupeau gazouillant de beautés d'hôpital, Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses Une fleur qui ressemble à mon rouge idéal,

Charles Baudelaire. — L'Idéal,

LES -PVIIWIC ESSES

.Les Princesses, miroir des deux riants, tri/or Des âges, font pour noui au monde revenues; Et quand l'Arlifte en pleurs, qui les a feul connues, Leur ordonne de naître & de revivre encor.

On revoit dans un riche et fabuleux décor Des meurtres, des amours, des lèvres ingénues, Des vêtements ouverts montrant des jambes nues, Du sang & de la pourpre & des agrafes d'or.

Et les Prineeffes, dont les fièclesfont avares, Triomphent de nouveau fous des étoffes rares : On voit les clairs rubis fur leurs bras s'allumer.

Les chevelures fur leurs fronts étincelantes

Refplendir, & leurs feins de neige s'animer }

Et leurs lèvres Couvrir comme des Jleurs fanglantes.

Elle ne voulut jamais 82 marier légitimement, afin de ne pas être privée de la souveraineté ; mais elle choisissait les plus beaux hommes de son armée, et après leur avoir accordé ses faveurs, elle les faisait disparaître.

Diodore de Sicile, Livre u. — Trad.

Ferdinand Hoefer.

Sémiramis

émiramis, qui règne ec donc la gloire éclate, Mène après elle, ainsi que le ferait un dieu, Les rois vaincus ; on voit dans une mer de feu Les astres resplendir sur sa robe écarlate.

Attentive à la voix du fleuve qui la flatte, Elle écoute gémir et chanter le flot bleu, En traversant le pont triomphal que par jeu Sa main dominatrice a jeté sur l'Euphrate.

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