‹ Les princessesChapitre 5 sur 13 · PASIPHAÉ · texte numérisé non relu

PASIPHAÉ

Ainsi notre âme en feu, qui sous le désir saigne, Dans son vol haletant de vertige, dédaigne Les abris verdoyants, les fleuves de cristal,

Et, fuyant du vrai beau la source savoureuse, Poursuit dans les déserts du sauvage Idéal Quelque monstre effrayant dont elle est amoureuse.

OéMTH&ÎLE

Vingt monstres tout sanglants, qu'on ne voit qu'à demi, Errent en foule autour du rouet endormi :

Le lion néméen, l'hydre affreuse de Lerne, Cacu8, le noir brigand de la noire caverne...

Victor Hugo. — Le Rouet d'Otnphale,

Omphale

•aime et foulant son lie d'ivoire, dont le seuil Orné d'or sous les plis de la pourpre étincelle, La Lydienne rit de sa bouche infidèle Aux princes de l'Asie, et leur fait bon accueil.

Une massue, espoir des Cyclades en deuil, Sur un tapis splendide est posée auprès d'elle. L'idole radieuse, et fière d'être belle, De ses doigts enfantins y touche avec orgueil.

l6~ OMPHALE.

Sur son épaule blonde, amoureuse, embaumée,

Flotte la grande peau du lion -de Némée,

Dont l'ongle impérieux lui tombe entre les seins.

Son cœur bat de plaisir sous l'horrible dépouille Humide et noire encor du sang des assassins : Hercule est à ses pieds et file une quenouille.

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QâllIcAV^E

Et Dionysos aux cheveux d'or épousa la blonde Ariadnè, fille de Minos, et il l'épousa dans la fleur de la jeunesse, et le Kroniôn la mit à l'abri de la vieillesse et la fit Immortelle.

H e s i o d « , Théogonie. — Trad .

Leconte de Lisle.

Ariane

ans Naxos, où les fleurs ouvrent leurs grands calices Et que la douce mer baise avec des sanglots, Dans l'île fortunée, enchantement des flots , Le divin Iacchos apporte ses délices.

Entouré des lions, des panthères, des lices,

Le dieu songe, les yeux voilés et demi-clos ;

Les Thyades au loin charment les verts îlots

Et de ses raisins noirs baignent leurs cheveux lisses.

20 ARIAKH.

Assise sur un tigre amené d'Orient,

Ariane triomphe, indolente, et riant

Aux lieux même où pleura son amour méprisée.

Elle va, nue et folle et les cheveux épars,

Et songeant comme en rêve à son vainqueur Thésée,

Admire la douceur des fauves léopards.

éMÉDÉE

Tandis qu'elle coupait cette racine, la terre mugit et trembla sous ses pas; Prométhée lui-même ressentit une vive douleur au fond de ses entrailles, et remplit l'air de ses gémissements.

Apollonius, L'Expédition des Argonautes, chant m. — Trad. J. J. A. Caussin.

Médée

édée au grand cœur plein d'un amour indompté Chance avec Tonde obscure, et le fleuve en délire Où ses longs regards voient les étoiles sourire Reflète vaguement sa blanche nudité.

Pâle et charmante, près du Phase épouvanté Elle chante, et la brise errante qu'elle attire, S'unissant à ses vers avec un bruit de lyre , Emporte ses cheveux comme un flot de clarté.

24 MÊDEE.

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Ses yeux brûlants fixés sur le ciel sombre, où flambe Une lueur sanglante, elle chante. Sa jambe A des éclairs de neige à travers les gazons.

Elle cueille à Fentour sur la montagne brune Les plantes dont les sucs formeront des poisons, Et son jeune sein luit sous les rayons de lune.

T H Câ LESTAIS

Il en resta néanmoins dans la Cappadoce une espèce de

« rejeton qui conserva les mœurs et les sentiments des premières.

L'Abbé Guton. — Histoire des Ama\ones.

Thalestris

«Les Amazones sur leurs casques aux clous d'or Ont une hydre de fer ouvrant sa gueule atroce, Ou quelque mufle noir de tigre ou de molosse, Ou parfois un vautour au fulgurant essor.

Mais serrant son bel arc géant, comme un trésor, Sur son sein de guerrière indocile et féroce, La grande Thalestris, qui règne en Cappadoce, Pour les combats sacrés se pare mieux encor.

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