‹ Les princessesChapitre 6 sur 13 · THALESTRIS · texte numérisé non relu

THALESTRIS

Epars et dénoués sur sa riche cuirasse,

Ses cheveux que le vent furieux embarrasse ,

Débordent au hasard de leur flot souverain

Son cou, fort et superbe entre ceux qu'on renomme, Et son casque hideux, sur l'invincible airain, Pour exciter l'horreur porte un visage d'homme.

QAWITIOTE

Hélas ! sur tous ces corps à la teinte nacrée La Mort a déjà mis sa pâ'eur azurée,

Ils n'ont de rose que le sang.

Leur 8 bras abandonnés trempent, les mains ouvertes, Dans la vase du fleuve, entre des algues vertes

Où l'eau les soulève en passant.

Théophile Gautier. — Le Thermodon,

Antiope

JL rès du clair Ilissos au rivage fleuri L'indomptable Thésée a vaincu les guerrières. Mourantes, leurs chevaux les traînent dans les pierres Pas un de ces beaux corps qui ne râle meurtri.

Le silence est affreux, et parfois un grand cri L'interrompt. Sous l'effort des lances meurtrières, On voit des yeux, éteints déjà, sous les paupières S'entr'ouvrir. Tout ce peuple adorable a péri.

$2 ANTJOPE.

Antiope blessée, haletante, épuisée,' Combat encor. Le sang, ainsi qu'une rosée, Coule de ses cheveux et tombe sur son flanc.

Sa poitrine superbe et fière en est trempée,

Et sa main, teinte aussi dans la pourpre du sang,

Agite le tronçon farouche d'une épée.

Q4Wl e D < llO£MÈ t DE

Gentibus innumeris circttmque infraque relictis, jEthiopum populos, Cepheia conspicit arva.

Illic immeritam maternée pendere linguœ Andromedan pœnas immitis jùwierat Ammon.

Ovide. — Métamorphoses, liv. iv.

Andromède

.ndromède gémit dans le désert sans voile, Nue et pâle, tordant ses bras sur le rocher.

Rien sur le sable ardent que la mer vient lécher, Rien! pas même un chasseur dans un abri de toile.

Rien sur le sable, et sur la mer pas une voile ! Le soleil la déchire, impitoyable archer, Et le monstre bondit comme pour s'approcher De la vierge qui meurt, plus blanche qu'une étoile .

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