‹ Les principales puissances d'aujourd'huiChapitre 10 sur 154 · AVANT-PROPOS XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XI

La difficulté que nous éprouvions à exprimer par des chiffres statistiques les caractères économiques des Etats nous aurait engagés, si tel n'avait été de tout temps notre dessein, à laisser une large place à la géographie physique, à celle qui change le moins. La vie économique n'a pour nous de sens qu'expliquée par le milieu physique où elle évolue ; c'est raisonner dans le vide, ou s'interdire toute recherche des causes, qu'étudier l'activité humaine en faisant abstraction de la nature.

Assurément nous ne nous sommes pas complu à de fastidieuses énumérations de pics, de caps, de rivières, de plantes. Mais nous nous sommes efforcés de ne supprimer aucun des chaînons par lesquels l'Homme se rattache à la Terre.

Ces rapports étroits de la Terre et de l'Homme apparaissent surtout lorsqu'on essaie de les saisir d'une façon concrète, en restreignant et en précisant le terrain sur lequel on les étudie. Nous n'avons pas hésité à appliquer le plus souvent possible, comme nous l'avions fait constamment dans notre volume sur la France, la méthode régionale. C'est l'activité de chacune des régions d'un grand État qui explique la vie de cet État.

Un mot enfin sur nos illustrations ^ nos croquis. Nous n'avons voulu ni faire un « livre d'images » ni inciter le lecteur à se passer des excellents atlas que la cartographie française peut aujourd'hui opposer à ses rivales. Nos figures, qui reproduisent toujours

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