I. — La Caucasie
a. — Miiion phy<$iqae. — La Caucasie {fig . p. 414) se trouvait comprise à peu près entre le 45° et le 40° lat. N (Lyon à Naples) ; elle s'étendait à la fois sur l'Europe et sur l'Asie, depuis la dépression du Manytch au N jusqu'à une frontière toute conventionnelle, tracée au S à travers le massif arménien. Sa superficie (473.000 km^) était un peu inférieure à celle de la France.
Le N de la Caucasie, ou Ciscausasie, est une steppe qui relie les steppes de la Russie méridionale à celles de l'Asie centrale; ouverte aux influences continentales et fermée aux influences maritimes, elle a des températures extrêmes et reçoit une faible quantité de pluie. Aussi ses rivières (Kouban et Térek), abondantes à leur sortie de la montagne, s'appauvrissent-elles très vite pendant la traversée de la plaine.
Long de 900 km, le Caucase forme une véritable muraille entre la mer d'Azov et la Caspienne, dans laquelle il projette la presqu'île d'Apchéron. 11 appartient à la zone de plissements récents du Yaïla Dagh et du Balkan. L'activité interne du sol j est révélée par l'existence de nombreux volcans éteints, de sources de naphte, et elle se manifeste encore par la fréquence des tremblements de terre.
C'est un puissant soulèvement montagneux qui compte une vingtaine de sommets plus élevés que les Alpes (Elbrouz, 5.629 m — Kazbek, 5.043 m). Les coh y sont peu nombreux, et proportionnellement plus élevés que dans les Alpes ; le principal, celui de DariaL s'élève à 2.379 mètres.
De belles forêts couvrent les pentes de la montagne ; elles (( ont quelque chose de tropical par la dimension de leurs sujets et l'impénétrablité de leurs sous-bois. . . Les plantes cultivées s'élèvent sensiblement plus haut que dans les Alpes; le noyer monte jusqu'à une altitude qui dans les Alpes est celle des pâturages ; le poirier et le pommier se montrent jusqu'à i.bOO m, et la supé-
Exportation du pétrole
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