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Au pair, le dollar vaut 5 fr

ture fruitière installée dans les régions comme le Kootenaj W qu'on déclarait naguère exclusivement propre à fournir le minerai, une sorte de fièvre qui donne la vie tantôt ici, tantôt là, de sorte que l'histoire économique de la société ressemble à une pétarade de pièces d'artifice éclatant l'une après l'autre, tel est le raccourci de la mise en valeur de la Colombie » (Métin).

A elle seule, la province Pacifique du Dominion alimentait en 1913 un total d'échanges de 500 millions de fr. : plus de i.OOO fr. par tête d'hab., c'est-à-dire 2 fois plus qu'en Angleterre, 3 fois plus qu'en France ! Sur ces 500 millions de francs les exportations représentaient à peine 30 p. 100. En 1918, sur un total de 115 millions de dollars, les exportations représentaient un peu plus de 50 p. 100.

8. — La Prairie. — Au S de la zone forestière, à l'E des Rocheuses, s'étend une grande plaine pareille à un océan, où les arbres se font de plus en plus rares à mesure qu'on s'éloigne duN : c'est la Prairie, qui occupe dans les trois provinces d'Alberta, de Saskatchewan et deManitoba plus de 500 OOO km^, et dont la largeur va en diminuant d'W enE.

Le trait dominant du climat est d'être froid. Mais il faut se tenir en garde contre la forte exagération due à la littérature : description des « palais de glace », etc. L'hiver canadien n'a aucun rapport avec les hivers des pajs humides : il est clair et sec, et beaucoup moins difficile à supporter que nos hivers brumeux et pluvieux ; la neige, n'étant pas comprimée par les gels et les regels successifs, est légère, et facilement balajée par les vents secs et chauds [chinook] qui soufflent des Rocheuses. Pour les Canadiens, l'hiver est la saison préférée, celle des voyages en traîneau, des réunions et des fêtes.

Si les hivers sont froids, les étés sont chauds ; leurs jours sont longs et ensoleillés en raison du voisinage du pôle. iNous autres Français, quasi méridionaux, nous ignorons ce qu'est un vrai jour d'été; c'est sur les bords du lac Winnipeg ou sur ceux du Saskatchewan qu'il faut le chercher.

La longueur et la luminosité du jour ont de très heureux effets sur la maturation des plantes : « près du Grand Lac des Esclaves (latitude de Bergen), du grain semé le 20 mai 1906 était en lait le 15 juillet » (Baulig).

Les pluies tombent pendant la période de germination des blés. La quantité de pluie est parfois insuffisante dans Io8 régions voisines des Rorheuses, si bien que Virrigation seule peut introduire la vie sur les steppes occidentales.

La plus grande partie de cette prairie naturelle, toute prête pour la culture; est aujourd'hui transformée en iinmenses champs de blé, et les « ranchers » (grands éleveurs) de l'Alberta cèdent progressivement la place aux « farmers » (cultivateurs).

La population de la Prairie se développe avec une très grande rapidité. Dès 1901 elle se chiffrait par plus de 400.000 immigrés, et dix ans plus tard les trois provinces comptaient 1.300.000 habitants. Il y a là un mouvement d'une force et d'une régularité remarquables.

Dans cette région centrale, qu'on appelle 1' « Ouest canadien », ne se trouvent que des villes neuves, bâties selon le type des villes américaines et nées des progrès de lé colonisation. La principale, Winnipeg, capitale du Manitoba, a grandi prodigieusement vite, et dépasse aujourd'hui 150 000 habitants; Calgary et Edmonton ont chacun plus de oO.OOO hab., Regina 30.000.

La question essentielle, pourla colonisation de la Prairie, est celle des voies de communication. Le système flavial du Mackenzie et de ses affluents ofTre bien à la navigation 4.5.0 km de voies navigables, mais il est inutilisable en hiver, et d'ailleurs aboutit à LOcéan Glacial. Les voies ferrées étaient donc indispensables : outre les deux transcanadiens qui de Winnipeg gagnent les Rocheuses, on a entrepris la construction d'une ligne destinée à drainer les blés de la Prairie vers rort-Nelson, sur la baie dlludson, accessible à la navigation pendant les mois d'été qui suivent la moisson.

9. — La région atlantique. — Si les influences générales qui agissent sur le climat américain n'étaient si puissantes, la région atlantique du Canada aurait des températures très douces et dos pluies abondantes : non seulement en effet, la côte de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick, creusée par la. baie de Fundy, est parliculièrement découpée, mais la prosau'ila

d'Ontario se trouve presque entièrement environnée d'eau douce (Grands-Lacs et Saint-Laurent) . De fait, le climat de ces proTÎnces maritimes est sensiblement moins rude que celui de la « Prairie ». Toronto (latitude de Toulouse) a comme moyennes de janvier et juillet — 50 et + 20» (écart 25°), Halifax (latitude de Bordeaux) — 5* et + J8» (écart 23°). Il tombe un peu plus d'I m d'eau sur la région du Saint- Laurent.

Cette douceur relative a favorisé la culture du blé et des fruits, que les premiers colons français introduisirent en Acadie (Nouvelle-Ecosse) et au Canada. Les basses temperatures d'biver tonifièrent la race et lui donnèrent la vigueur nécessaire pour coloniser les vastes espaces du NW ; c'est là le berceau du peuple canadien.

La densité de la population est beaucoup plus forte dans cette région orientale que dans le reste du Canada ; on y trouve presque toutes les grandes villes de l'Amérique britannique : Ottawa (100.000 hab.) la capitale fédérale ; les deux grandes cités du Saint-Laurent, Montréal (700.000 hab.) et Québec (100.000 hab.), toutes deux d'origine française et peuplées, — l'une pour la majeure partie, l'autre presque en totalité, — par des Canadiens-Français ; les villes industrielles et commerçantes des Lacs, Toronto (500.000 hab.), Hamilton (100.000 hab.), London (55.000 hab.) ; à l'Extrême-Est, Halifax (45.000 hab), port d'hiver du Canada, tête de ligne du premier chemin de fer transcontinental canadien.

10. — Terre-.\ea\e. — L'île de Terre-Neuve est plus grande que rirlande et égale à peu près au 1/5 de la France. C'est un morceau du Canada dont la mer a découpé profondément le littoral. La presqu'île d'Avalon, à l'E, semble elle-mém^ une réduction de Terre-Neuve.

L'intérieur du pays est très mal connu et encore en partie inexploré. On sait cependant qu'il est couvert de forêts y et que les terres favorables à l'agriculture y occupent un espace considérable.

Le climat de l'île, que longent les courants froids venus des mers polaires, est rigoureux. Des brumes épaisses sont produites par la rencontre de ces eaux froides et des eaux tièdes du Gulf Stream. G'e^t également la rencontre de ces courants qui amène

la fusion des icebergs défilant au large de Terre-Neuve : le dépôt des boues qu'ils charrient a formé le Grand Banc de Terre- Neuve.

Sur cette terre froide et emDrumee ne vivent pas plus de S habitants au km^ ; la ville principale, Saint-Johns, ne dépasse pas 35.000 habitants.

La population est presque tout entière sur les côtes : ia mer est si féconde qu'on a négligé la culture. Les habitants se livrent à Idi pèche de la morue, du hareng, du phoque ^ de la baleine, du homard, et, chaque année, des pêcheurs de toute nationalité, mais surtout français, anglais et américains, viennent se joindre à eux.

Les goélettes ancrent sur le Banc ; les pêcheurs partent dans des barques plates ou doris, tendent des lignes de fond appâtées avec la hoette (petits poissons ou crustacés), et ramènent au vais, seau les morues qui sont ensuite, soit séchées sur place, soit transportées aux séchoirs à vapeur de Bordeaux.

Le développement de Terre-Neuve a été longtemps arrêté par les servitudes qui pesaient, en vertu des traités d'Utrecht (1713) et de Versailles (1783), sur la côte W ou French Shore (droit de pêche exclusif des Français et interdiction d'établir des habitations fixes et durables). Mais par la Convention du 8 avril 1904, la France, qui possède dans ces parages les deux Ilots de Saint- Pierre et Miquelon, a renoncé à ses privilèges sur le littoral français, et réservé seulement au profit de ses nationaux le droit de pêche (non exclusif) sur cette côte.

IIL — Développement écono-mique

ii. — Agriculture et pèche. — Les ressources essentielles du Canada lui sont fournies par VagricuUure : les 7/10 de la population sont des cultivateurs. Cependant le 1/4 tout au plus du pays est cultivable et la moitié seulement de ce sol cultivable est mise en valeur; le reste sera inutilisé pendant longtemps, faute de population et de moyens de transport, et constitue d' immenses réserves pour V avenir.

Lors de la découverte, le Canada était occupé par une

forêt continue, s'étendant de l'Atlantique au lac Winnipeg. Aujourdhui encore, malgré un long gaspillage, le 1/3 de la superficie du Canada est boisé, et l'on estime à près de 200 millions de xiollars, pour l'année 1918, la valeur des produits forestiers. Les conifères géants de la

Fig. 162.

Cliché du Vérascope Richard.

Train de bois sur le Saint-Laurent.

Colombie britannique fournissent des mâts de navires; les pins, les érables, les sapins du Canada oriental servent aux usages les plus variés, mais surtout à la fabrication de la pulpe de bois dont on fait le papier. Ces bois sont flottés sur les rivières canadiennes, puis réunis en grands radeaux ou « cages » qui descendent le Saint-Laurent (/i^. p. 501).

Les fourrures sont un -autre produit de la forêt; elles en furent même, aux débuts de la colonisation, le produit essentiel (le Canada fut d'abord, pour la France de Louis XIV, le pays du castor). La production a diminué

par suite de la chasse trop active, mais elle est encore très importante, et reste une sorte de monopole de la Hudson bay Company.

L'agriculture proprement dite revêt des aspects diiïérents dans les diverses parties du Canada.

A l'E, on pratique une agriculture semblable à celle de l'Europe, la culture scientifique, avec des fermes expérimentales qui donnent aux cultivateurs de véritables leçons de choses. On cultive les arbres à fruits, on se livre à V élevage, surtout pour obtenir les produits de ferme (beurres, fromages), qui alimentent dans une mesure de plus en plus large le marché anglais. La culture des céréales y a perdu du terrain en raison de la concurrence de l'Ouest canadien.

Une révolution complète s'est, en efïet, opérée dans le système agricole du Canada Je jour où le rail toucha Winnipeg. L'Ouest canadien {Manitoba, Saskatchewan, Alberta) est devenu un des greniers à blé du monde ; il est en train de rivaliser avec les terres célèbres de l'Inde, de la Russie méridionale, du Missouri.

Cette Terre Noire canadienne est faite d'une couche dluimus de 0 m 60 à 1 m 20 d'épaisseur, atteignant 2 m 60 le long des rivières. Elle repose sur une argile compacte qui maintient l'humidité fournie au printemps par la fonte des neiges La culture s'y fait en grand, à l'aide de machines; le blé est entreposé dans d'énormes constructions qui sont les édifices caractéristiques de ce pays monotone, les élévateurs, d'où il sera déversé dans les wagons du Transcontinental ou dans les vapeurs der Lacs, et exporté surtout en Angleterre.

Aux ressources fournies par l'agriculture, il faut joindre celles des pêcheries : morue, maquereau, hareng, homard sur les côtes de Terre-Neuve, de la Nouvelle- Ecosse et du Nouveau-Brunswick, saumons, truites et brochets sur le Saint-Laurent et les Lacs ainsi que dans les fjords de la Colombie Britannique, phoques à fourrures et cétacés dans les mers polaires. Le produit total des pêcheries s'est élevé dans les dernières années à plus de 50 millions de dollars par an.

lîî. — Miuesct industrie. — Les ressouFCGs minérales du Canada sont abonclantes et variées. Il possède en grande quantité le métal précieux que les explorateurs y avaient cherché en vain pendant trois siècles : le Canada a en elTet (sans parler des gisements de l'Ontario, de Québec, de la Nouvelle-Ecosse) deux grandes régions aurifères, la Colombie Britannique et le Klondike. Celui-ci surtout est riche en or ; malgré son climat rigoureux, les mineurs y ont afflué et des villes y sont nées (Daivson City). Mais dans ces dernières années le Canada est tombé du S*' au 7^ rang des pays producteurs d'or; le ralentissement des travaux au Klondike a ramené sa production annuelle à 15 millions de dollars environ.

Le Canada a d'importants gisements de houille, surtout dans l'Alberta, mais les principales exploitations sont encore actuellement celles de la Colombie et de la Nouvelle-Ecosse (production : 13 millions de t. en 1918). Le pétrole se trouve en abondance dans la région du Mackenzie. Le sol canadien renferme presque tous les minéraux utiles : nickel (c'est le seul grand pays producteur avec la Nouvelle-Calédonie), fer, cuivre, argent, plomb, etc.

Malgré cette richesse minière, le Canada est un pays exportateur de matières premières à destination des foyers de grande industrie, plutôt qu'un pays industriel. Le développement de l'industrie canadienne rencontre deux grands obstacles : le voisinage des États-Unis où les salaires sont plus élevés, ce qui amène l'émigratiim Qe, ia main-d'œuvre canadienne, — la faible densité de la population dont les bras et les capitaux sont encore tournés vers l'agriculture. Cependantrindustriecanadienne(sucreries, distilleries, instruments aratoires, etc.) a fait de grands progrès depuis une vingtaine d'années. Elle est concentrée surtout dans la province d'Ontario, au voisinage des Lacs et du Saint-Laurent (utilisation électrique des forces motrices hydrauliques).

On estime à près de 20 millions HP les ressources hydroélectriques du Canada (France, 10 millions HP) : 2 millions cij clievaux-vapeur sont actuellement utilisés.

b04 LES PRINCIPALES PUISSANCES DU MONDE

13. — Voies de commauicatiou. — En revanche, le Canada joue un grand rôle commercial, en raiscm de sa position entre 1 Europe et l'Extrême-Orient, et grâce aussi à l'existence de la Méditerranée lacustre reliée à l'Océan par le Saint-Laurent.

Les voies de communication fluviales, si nombreuses, reliées entre elles par des portages, ont été améliorées ; la principale est celle du Saint Laurent et des Lacs, sur laquelle l'étape principale est Montréal, situé au point de contact de la navigation maritime et de la navigation fluviale.

Cette 'facilité des relations par eau, tout au moins en été, a retardé l'ère des chemins de fer. Mais le temps perdu a été vite regagné, et aujourd'hui le Canada possède G3 000 km de voies ferrées. Comparativement au nombre d'habitants, aucun pays américain, pas même les Etats- Unis, n'a autant de chemins de fer. Le principal est le Canadian Pacific Railway (par abréviation C. P. R ), qui devint une nécessité lorsque, en 1871, la Colombie britannique entra dans le Dominion : si l'on voulait éviter une scission, il fallait réunir au Canada oriental ce pays qui en était séparé par o.OOO km.

De Halifax-Montréal à Winnipeg et à Vancouver, le G. P. Il achevé en 1885, suit la frontière méridionale du Canada et lanc^ quelques embranchements vers les provinces agricoles du N. Il est complété par des lignes de bateaux à vapeur sur les Lacs, et par des services marilimes de*Liverpool â Halifax, de Vancouver au Japon, en Chine et en Australie.

Aujourd'hui, le Canada possède une route plus courte encoi Encouragé par les beaux résultats du C. P. R., il a conslruiL un nouveau transcontinental, plus septentrfcnal que le premier, le Grand Trunh Pacific (G. T. P.), qui de Québec (de Moncton en hiver) par M^inni^eg gagne Ed7noiiton.ei Prince Ruperl.

L'idée de Cabot, qui voulait trouver au N de TAmérique une route vers les Indes, est ainsi réalisée. Par suite du raccourcissement des parallèles à mesure qu'on se rapproche des pôles {^9- P- ^05). les roules les plus courtes d'Europe en Extrême-Orlentsont c^"— - 'vccr.nt

par le Canada : Liverpool est à 7 jours d'Halifa:^, Halifax à 5 jours à peine de Victoria, et de ce dernier port à Yokohama il y a 12 jours seulement de navigation, 4 jours de moins que de San-Francisco.

Le Canada pourrait ainsi devenir une grande région de passage entre l'Europe occidentale et l'Asie orientale. Avec le transsibérien, il est une des mailles du réseau de voies

Fig. 163. — Les routes les plus courtes d'Europe en Extrême-OrienC, par V Amérique.

ferrées ou maritimes qui réalisent le minimum de parcours autour du globe, Ze plus petit tour du monde.

14. — Commerce — Grâce à ses richesses naturelles et au perfectionnement de son outillage, le commerce du Canada s'e5^ développé très rapidement {fig. p. 506). D'un milliard de fr. en 1889 il s'est élevé kpi^ès de 6 milliards en 1913. Les objets importés, qui sont pour la plupart des produits fabriqués ainsi qu'il convient dans un pays neuf, provenaient avant la guerre pour moitié des États- Unis, puis de la Grande-Bretagne^ la France et V Allemagne ne venant que très loin derrière. Les exportations (bois, pulpe et papier, blé, fromage et beurre, or, poisson, viande, minerais; étaient à destination presque exclusivement de la Grande-Bretagne et des États-Unis.

Principales puissances du monde. 2'i

Depuis 1914 les exportations l'emportent sur les importations : en 1919 les premières se sont cliifFrées par 1.200 millions de dollars, et les secondes par un peu

moins de 940 millions de dollars.

Les rapports commerciaux franco-canadiens ont été long-

temps entravés par l'absence presque totale de relation directes entre la France et le Canada. Ce n'est que très peu de temps avant la guerre qu a été organisé un service mensuel le Havre- Halifax. Il j a lieu despérer que l'établissement de relations régulières et la convention douanière conclue en 1909 permettront au commerce français de prendre la place à laquelle il aurait droit sur un marché qui s'appela autrefois la « Nouvelle France » et où les produits français sont particulièrement appréciés, surtout depuis qu'il s'y forme une classe aisée, capable d'absorber nos articles de luxe.

Le Dominion possède une autonomie douanière absokie. S'il accorde aux produits de la métropole une détaxe de 33 p. 100, c'est de son plein gré. C'est également de son plein gré que le gouvernemerit fédéral conclut ou dénonce des traités de commerce, soit avec les Etats-Unis, auxquels il est lié économiquement de la façon la plus étroite, soit avec les Etats européens.

Le Canada est donc un pays de grand avenir, une précieuse réserve de colonisation pour la race blanche. Mais

Flg. 164. — Progrès des exportations

du Canada, depuis ^897.

(En millions de francs.)

à l'heure actuelle encore son outillage économique n'est pas assez avancé pour que des .petits bourgeois ou des agriculteurs de France, habitués aux douceurs de la civilisation, puissent se lancer, sans avoir le corps et Tâme bien trempés, dans les vastes solitudes de la Prairie: ils risqueraient d'y éprouver des déboires.

OUVRAGES A CONSULTER

Ouvrages généraux, p 18.

Elisée Reclus. Nouvelle Géographie Universelle, t. XV, 1890- Salone. La Colonisation de la Nouvelle-France, 1906. Siegfried. Le Canada, les Deux Races, 1906. Métin. La Colombie Britannique, 1908.

Dewavrin. Le Canada Economique au xx« siècle. Baulig. Les Ressources Naturelles du Nord et du Nord-Ouest Canadien (A. de TG., 4909).

Bradley. Le Canada, Empire des Bois et des Blés, lUiO. Perret. La Géographie de Terre-Neuve, 1913.

QUESTIONS A ETUDIER

La eolonisation de la Praiiie.

Les chemins de fer canadiens.

Relations entre le Canada et les Etats-Unis, entre le Canada et les lies Britanniciues, entre le Canada et la France.

CHAPITREJCXVI

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