‹ Les principales puissances d'aujourd'huiChapitre 30 sur 154 · Au ];:■:' ' ■ '■ ■•■0 sterling vnnt 25 fr · texte numérisé non relu

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mières : coton des États-Unis, do l'Inde et de lÉgypte, laines d'Australie, de iNouvelle-Zélunde, de la Plata, bois des pa vs Scandinaves et du Canada, soies de Chine, du Japon, d llalie, drogues des pays tropicaux, cuiis et peaux d'Australie et de la Plata. caoutchouc d'Afrique ou de l'Amazonie, etc. Le Koyaume-L'ui importe égalenaent des produits fabriqués, surtout des articles de luxe (soieries, meubles, articles de Paris), qui représentent désormais 1/5 du total des importations.

Aux exportations les produits manufacturés figurent pour 83 p. 100. Au premier rang viennent les a tonjiadcs, qui constituent à elles seules 22 p. lOiJ du total des exportations, puis les fers ei aciers (7 p. 100), les lainages, les machiucSy les constructions nav (les, les produits chimiques, les tissus de laine et de jute. Avant la guerre, le charbon était également un des articles essentiels du commerce d'exportation britannique (7 p. 100). H fournissait un fret d'aller aux vaisseaux qui rapportaient en Auuleterre les produits de l'étranger.

C'est avec ses colonies — et surtout avec les grandes colonies du Canada, deV Afrique australe, de YInde et de V Auslralasie — que le Royaume-Uni entretient les rapports commerciaux les plus actifs : 30 p. 100 du total des importations britanniques et 40 p. 100 des exportations. D'où l'importance que les Anglais attachent ajuste titre à leur empire d'outre-mer. Au second rang venaient en 1913 les États-Unis, puis la France et l'Allemagne, et derrière elles tous les autres pays de l'Europe et du globe.

La France est en relations commerciales très aotives avec le lloyaume-Uni, auquel elle achetait en 1913 pour urèsde 1 .500 m illions de fr (charbon, cotonnades, lainages, lin, et jute tissés, poteries, articles de cuir) et à qui elle vendait pour 1, 100 millions de fr. (vins, eau-de-vie, primeurs, beurres, ilours et parfums, — articles de Paris, meubles, horlogerie, bijouterie, tissus et confections de laine et de soie, etc.). Une rupîui'e douanière avei^ le Uoyaume-Uni serait un désastre pour la France. Ce commerce aurait pu s'accroître même plus rapidement si nos agriculteurs (œufs, beurre«, fromages, fruits du Midi et d'Algérie) et nosindustriels avaient su mieux adopter les procédés portV. tiennes de nos concurrents (Danois, italiens, belge-, mands, etc.).

7. — La puissance britaiisisqiie — Pour protéger son trafic étendu à toutes les mers, et liriiinense empire colonial qu'elle s'est acquis dans les trois derniers siècles, l'Angleterre comptait surtout sur sa flotte de guerre.

Défendu lui-même par son isolement, qu'il maintient avec un soin jaloux (opposition au projet de creusement d'un tunnel sous le Pas de Calais), entouré de tous côtés par le « ruban d'argent de la mer «, le Rovaume-Uni avait cru pouvoir réduire ses effectifs militaires au minimum : son armée ne comptait en Angleterre avant la Grande Guerre que 160.000 hommes,

3Iais sa flotte était sans égale : elle avait plus de 50 cuirassés de ligne, presque autant que les flottes de l'Allemagne, des États-Unis et de la France réunies. Elle était montée par 200.000 hommes d'équipage et elle s'appujait sur les postes répartis dans toutes les mers. Bien que les flottes des autres grandes puissances — celles de l'Allemagne et des Etats-Unis notamment — fissent des progrès relativement plus rapides que la flotte britannique, celle-ci n'avait rien à redouter de ses rivales. L'efTondrement de l'Allemagne a débarrassé l'Angleterre de la marine de guerre allemande, mais les Etats-Unis marchent maintenant à pas de géant, et prétendent avoir d'ici quelques années la première flotte de guerre du monde. Par ailleurs, les résultats obtenus pendant la guerre par les avions et les sousmarins montrent que les Anglais auraient tort de compter dans l'avenir sur l'invulnérabilité de leur territoire insulaire.

Après avoir vanté démesurément la suprématie anglosaxonne, il serait puéril de parler de la décadence anglosaxonne. La puissance britannique reste la première du monde. L'Angleterre exerce toujours la maîtrise des mers; elle demeure au xx° siècle, comme elle l'a été durant tout le xix% la plus grande puissance économique du globe.

Mais cette prééminence touche peut-être à sa fin. Si la marine, l'industrie et le commerce britanniques ont continué à grandir, la marine, l'industrie et le commerce de plusieurs autres nations ont grandi plus vite encore; les Etats-Unis ont déjà enlevé à l'Angleterre la royauté de la houille, de[racier, du fer et du coton; ils s'attaquent maintenant à sa suprématie navale.

N'oublions pas d'ailleurs que la fortune du Royaume-

Principales puissances du nioiide. '.\

Uni a été fondée essentiellement sur la houille. Le jour où la houille cesserait de jouer dans la vie économique du globe le rôle prépondérant qu'elle a joué au xlx^ siècle, l'Angleterre ne serait pas assurée de trouver dans ses autres forces naturelles (houille blanche, etc.) les réserves de force motrice que l'avenir réserve peut-être à des pays jusqu'ici moins favorisés qu'elle sous le rapport industriel. Enfin l'ouverture de nouvelles voies de communication (canal de Panama), en déplaçant l'axe, des échanges peut diminuer l'avantage que les Iles Britanniques ont trouvé dans leur position au centre du monde civilisé.

OUVRAGES A CONSULTER

Ouvrages à consulter, p. 48.

Elisée Reclus. Nouvelle Géographie Universelle, t. IV, 1879.

Vtdal-Lablache. États et Nations de l'Europe. Autour de la France,

Pasquet. Le Développement de Londres (A. de G., 1898-1899).

LozÊ. Les Charbons Britanniques et leur Epuisement. 2 vol., 1900.

ILardy.^ Esquisse de la Géographie et de la Végétation des High lands d"Écossc, 1905.

Lecarpentier. La Question Agraire dÉcosse et les Crofters, 1906.

LozÉ. Le Nouveau Terrain Houiller du Sud-Est de la Grande-Bretagne (La G., 1907).

RIantoux. La Révolution Industrielle en Angleterre au .wii» siècle.

Besse. La Crise et l'Évolution de l'Agriculture en Angleterre de 1875 à nos jours, 1910. '

De.mangeo.v. La Navigation Intérieure en Grande-Bretagnb (A. de G., 1912).

Pasquet. Londres et les ouvriers de Londres, 1913.

Herbert et Matiiiku. La Grande-Bretagne au Travail J919.

LKMArruE. L'Etat Actuel de lAgricultuie Iriandaiiic [li. S. G. Corn., 19i0).

QUESTIONS A ETUDIER

Les embouchures des fleuves britanniques : leurs qualités, leurg défauts, leur utilisation par Thomme.

Le commerce intérieur de la Grande-Bretagne.

Analyser les relations commercialts entre la France et le Rovaume Uni.

Quelles sont les grandes lignes de navigation britannique : étudier leur itinéraire, préciser leur valeur.

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