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LA HONGRIE

comme l'établissement des voies ferrées en Hongrie n'offre d'autres dirTicultés que le passage des rivières, elle a pu être réunie par des chemins de fer à toutes les villes importantes du pays. Elle est ainsi devenue l'entrepôt des produits agricoles de toute la Hongrie.

Buda-Pest est formé de la reunioa de deux villes : Buda ou Ofen, lancienno forteresse allemande, établie sur les hauteurs

Fig. 99. — Panorama de Buda-Pest .

de la rive droite du Danube, et Pest, la ville magyare, largement étalée dans la plaine de la rive gauche, sur laquelle la capitale continue à s'étendre [fig. p. 293). Dans la seconde moitié du xix^ siècle, Buda-Pest s'e§t beaucoup embelli : c'est le centre de la vie intellectuelle et de la vie nationale des Hongrois. Buda-Pest paraît devoir beaucoup moins souffrir que Vienne de Teffondrement de la monarchie dualiste « Elle peut, égale ou presque de Prague, de Bucarest, et peut-être plus tard de Belgrade, être avec elles l'un des centres régulateurs de la vie économique et financière de l'Europe centrale et orientale » (Eisen.mann) .

10. — Dévcioppemeut économique. — La nouvelle Hongrie est un Etal essentiellement agricole,

Les plaines hongroises sont avant tout des pays d'agriculture et d'élevage. Dans la Haute Hongrie, ainsi que dans la plaine entre Danube et Drave, domine depuis longtemps l'agriculture proprement dite (grande culture du blé et du maïs), associée à l'élevage du porc dans la « Forêt » de Bakony. La plaine située à V E du Danube a été longtemps presque exclusivement consacrée à Vélevage du cheval, du bœuf et du mouton, pratiqué par les pâtres à cheval de la puszta. Mais la puszta et V Alfœld ont subi au xix^ siècle une transformation complète, presque achevée aujourd'hui : on a planté dans les dunes des vignes, qui ont fort bien résisté à l'attaque du phylloxéra et donnent des produits de plus en plus abondants (quelques-uns célèbres : Tokai) ; la charrue a mordu le sol de la steppe, où s'étalent aujourd hui de magnifiques champs de blé et de maïs. L'Alfœld est devenu l'un des greniers de l'Europe. La plaine hongroise est également très favorable, par la chaleur de ses étés, à la culture du tabac.

Le Traité de Trianon a enlevé à la « plus petite » Hongrie presque toutes les ressources industrielles, qui se trouvaient distribuées à la périphérie de l'ancien royaume, dans les régions habitées par des populations étrangères. La Hongrie n'a plus de fer, presque plus de bois, plus de chutes d'eau, ; tout au plus a-t-elle conservé un peu de houille dans la région de Pecs. En dehors de ses minoteries et de ses sucreries, il ne lui reste plus que quelques industries mécaniques (Buda Pest) et, dissérai' nées, quelques industries textiles (coton, lin, chanvre, jute).

De là un rfeségwî7z6reecowomi^tte, qui accentuera encore la proportion des importations d'objets fabriqués et des exportations de produits alimentaires. Malgré la perte du Banat, si riche en maïs, en blé et en avoine, la Hongrie disposera d'un excédent de céréales, qui lui permettra d'alimenter l'Autriche et môme, en certaines années, la Tchécoslovaquie. Mais de celles-ci, surtout de cette dei nière, elle aura'presquctout à attendre comme malièr« premières et comme produits fabriqués Ainsi devront ^

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