N° 2. SAINT-ANTOINE
Ed ce lieu, à très peu de distance de l'église Saint-Jean, il existait une commanderie de l'ordre de Saint-Antoine, établie à Rouen eu 1397, sur remplacement d'une ancienne maison de charité, nommée les Billettes , et qui consistait alors en une petite chapelle dédiée à Saint-Thomas, et en un petit tènement d'édifices caducs, avec un jardin; le tout fut réèdifié dans le cours des xve etxvi* siècles. Cet établissement, qui occupa une place assez importante dans l'histoire ecclésiastique de Rouen , fut supprimé de 1780 à 1785. Il ne reste aujourd'hui aucune trace des édifices.
No 3. SAINT- PIERRE-LE- PORT 1ER.
11 est fait mention de cette église , sous le nom de chapelle Sainte- Paterne, dans des chartes desx" et xi* siècles; elle était située sous les murs de la ville, et faisait partie d'un manoir des abbés de Fécamp , qu'ils possédaient encore en 1525 , comme on le voit par le dessin ci-joint. Elle fut plus tard érigée en paroisse, sous le titre de Saint-Pierre, et nommée Saint-Pierre-le-Portier , lorsque la porte Cauchoise fut construite à peu de distance de là. Nous voyons par le dessin de Le Lieur, que, de son temps, ce monument était de fort peu d'apparence et en très mauvais état. Aussi , après avoir été réparé en 1531 et 1533, il fut démoli en 1655, et reconstruit par les soins de M. Delavigne, curé, qui ^dépensa plus de 15,000 francs. Le tout a été supprimé en 1793, et les maisons, n° 39 et M , rue de Fontenelle autrefois rue Saint-Pierre-le-Portier) , en occupent la place.
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en 1525
Suint - SnuiKuv.
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^j^r-r^^ vant l'an 1060 , cette église était déjà importante, et •'j/<*^S^^', »'«'l«,vait de l'abbaye de Saint -Ouen : située alors V^fe b.»r> iI.n murs de la ville, elle n'en lit partie que :K^H^çt^ beaucoup plus tard, et tut appelée depuis ce temps MfewLïîM l'église Saint-Sauveur- du - Marché , parcequ'elle se trouva sur la place où se tenait le marché. C'était le plus ancien marché de la ville , et, vers 1429 , on lui donna le nom de Vieux- Marché, pour le distinguer d'un autre, nouvellement établi dans un emplacement qui avait appartenu aux Juifs, sous le nom de Clos aux Juifs , et dont on s'était emparé après leur bannissement.
D'après le dessin de Le Lieur , cette église , d'une structure assez riche , daterait, au moins en partie, de la tin du xve siècle. Ou v remarque un porche en saillie, des chapelles, des contreforts ornés de statues, et un petit clocher en charpente. Elle était entièrement isolée, et occupait une partie du terrain situé entre la ligne de maisons au sud du Vieux-Marché, et la fontaine moderne actuelle. Près de là . au côté nord de la place, on voyait encore, en 1790, deux balles couvertes ( 1 ) , l'une pour la vente de la viande de boucherie, l'autre pour la poissonnerie.
(1) Elles sont figurées sur les plans du Livre des Fontaines , ainsi qu'un gibet qui, de tout temps , à ce qu'il parait , a été sur cette place.
En 1560, les Calvinistes ravagèrenl entièrement l'église Saint- Sanveur; ils brisèrent les images, les autels, les reliques, les tableaux , les vitraux, et s'attachèrent surtout à détruire un fort beau morceau de sculpture placé sur le mur extérieur, et qui représentait le saint Sépulcre.
Nous ne savons si ces ruines furent réparées , ni quand elles le furent; mais , dès 1758 , on avait résolu de supprimer et de démolir entièrement l'édifice, à cause des projets d'agrandissement de la place, sur un des côtés de laquelle on voulait élever un nouvel Hôtel-de- Ville, dont les plans, trop grandement conçus, n'ont reçu qu'un commencement d'exécution. Nous avons vu long-temps les premières assises de pierres et les premières colonnes , élevées seulement à quelques pieds de terre , attendre inutilement la continuation et le complément des travaux qui avaient déjà absorbé la somme énorme d'un million ( 1 ).
L'église Saint-Sauveur continua donc, nonobstant tous projets, de subsister comme paroisse jusqu'en 1793. On en lit alors un atelier pour la fabrication du salpêtre, et, deux ans après, en 1795, elle a été définitivement rasée
On sait que l'église Saint-Sauveur était la paroisse de La famille Corneille, et que Pierre Corneille, père de nos deux illustres poètes de ce nom , et mort en 1639, y avait sa sépulture , ainsi que Marthe Le Pésant , sa femme.
(H Lirquct , Itinéraire de Rouen. Frère, 1827.
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ette église , supprimée comme paroisse en 1791 . et démolie seulement en 1833, n'était dans l'origine qu'une chapelle particulière, dépendante de l'abbaye du Mont-Saint-Michel , et dans laquelle les abbés de ce monastère célébraient la messe, quand ils venaient tenir séance en l'Échiquier de Rouen. Nous n'avons trouvé aucun renseignement sur l'année où elle fut érigée en paroisse; mais, à l'époque à laquelle Le LiEuaen traçait le dessin , elle était tout nouvellement reconstruite , ou du moins augmentée et embellie; car, dans les livres de comptes de celte paroisse (Areh. départ. ) , nous trouvons plusieurs articles où l'on mentionne diverses sommes importantes payées à Pierre Grégoire, maître de l'œuvre, et à ses mâchons , pour avoir besogne a l'édifice neuf de f église , dans les années 1515, 1516 , 1517, 1518 , et autres ; Item, pour les acquisitions de pierres de Vernon et de Saint-Leu , le bois neuf, le plâtre . le fer , les clous , etc. ; Item , au hue hier, pour avoir fait la porte de l'édifice, et beaucoup d'autres articles fort curieux pour l'histoire et les prix des constructions du temps , mais qui ne peuvent trouver place ici.
Cette église élevée entre les places du Marché-aux-Veaux et du Vieux-Marché , à l'extrémité de la rue de la Grosse-Horloge, était de médiocre étendue , consistant en quatre nefs, dont les piliers étaient
ornés de chapiteaux dorés, composés de rinceaux et défigures gothiques, et les clefs de voûtes élégamment façonnées en pendentifs et rosaces. A l'extérieur, on remarquait une corniche délicatement travaillée , une jolie porte latérale , riche de figures et de détails , et un clocher pyramidal en plomb et charpente , qui fut enlevé et détaché de sa plate-forme par un ouragan , en 1683, et jeté sur une maison voisine qu'il détruisit ( 1 ).
L'église Saint-Michel fut entièrement dévastée par les Calvinistes en 1560 , et, par un singulier revirement des choses , la princesse de Coudé y abjurait le protestantisme 34 ans après, en 1594, en présence du légat du Pape , et du roi Henri IV et de sa cour , alors à Rouen.
(I) Reconstruit .ivre de grandes modifications seulement en 1 700 .
en 1525
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