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sans doute, ne lai fut pas de'nie'e par ses contemporains , nous serait-il permis d'exprimer un vœu que nous adressons à qui de droit , celui de voir le nom de Jacques Le Lieur inscrit sur la maison jadis le berceau et la demeure de cet illustre échevin.
Z. De 3oltmont.
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Citadelle "bàlie par Henri V.
e Vieux-Palais l'ut commencé par Henri V, roi d'Angleterre , presque immédiatement après la prise de Rouen. Ce prince s'était réservé , par un article de la capitulation, le droit de construire un château pour sa demeure , dans le lieu qui lui paraîtrait le plus convenable , soit dans les murs, soit hors de l'enceinte de la ville, saut à payer aux propriétaires, sur estimation , les terrains dont il s'emparerait.
Les acquisitions furent faites le 13 mai 1419, un peu moins de deux mois après la reddition de Rouen ; elles s'élevèrent à 2,362 liv. tournois, qui équivalent à 97,432 fr. 50 c. de notre monnaie.
Henri V avait choisi son emplacement au bord de la Seine, à l'angle snd-ouest des fortifications, formé par la jonction des murs du port avec le boulevard de Cauchoise, et défendu jusqu'alors par une tour nommée Mtd-sy-Frottc , qui fut comprise dans le plan du château. La porte du Prc-dc-la-Balaille , qui s'ouvrait non loin du couvent des Jacobins, se trouva ainsi supprimée, et les Béguines, dont l'établissement se trouvaitau centre du palais, furent transférées auprès de Saint-Vigor, dans la rue qui porte encore leur nom.
Le conquérant de la Normandie mourut en 1422, sans avoir pu terminer son œuvre. Elle ne fut achevée que vers la vingt-sixième année du règne de son successeur , car on y travaillait encore en 1 448.
Ce château fut nommé le Palais-Royal, jusqu'à la construction du Palais de Justice auquel ce nom fut attribué. C'est depuis cette époque qu'il a été désigné sous le nom de Vieux-Palais.
Sa disposition était parfaitement d'accord avec la situation politique des rois d'Angleterre en France. Toute sa tpree était tournée contre lu ville, et une porte donnant sur la Seine qui baignait ses murs, offrait en même temps aux Anglais une retraite assurée et un moyeu facile de communication avec les renforts qui pouvaient leur arriver par le fleuve.
Cette forteresse menaçante , élevée par les ennemis de la France, n'a jamais cessé , depuis , d'être pour la population de Rouen un objet de défiance et de terreur. Elle devint l'arsenal où la royauté concentra toutes ses forces. Elle excita les alarmes des habitants, au point qu'en 1020, les échevins, d'accord avec le Parlement et les autres cours souveraines, firent des démarches pour obtenir sa démolition.
En 1309, on remplaça par un bastion la tour qui donnait sur la rivière.
En 10i2, l'entrée fut changée et mise en facedelarueduVieux-Palais.
Km 1700, on rasa la tour opposée au bastion, et la terrasse plantée d'arbres se couvrit de belles allées, qui furent long-temps la promenade la plus fréquentée de Rouen.
Au moment de la révolution, le 19 octobre 1789, l'assemblée générale de la ville choisit le Vieux-Palais pour lieu de ses séances, à cause du mauvais •'■ t ; 1 1 de l'Hôtel de Ville, où elles s'étaient tenues jusqu'alors.
Knfin , c'est en 1793 que la forteresse du Vieux-Palais, depuis longtemps, démantelée, commença à disparaître pour faire place aux habitations particulières qui couvrent aujourd'hui le terrain qu'elle occupait.
Le château de Henri V remplissait l'espace compris entre le boulevard de Cauchoise, la rue Saint-Jacques , la rue d'Harcourt et le port, sur une étendue de plus de trois acres.
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