‹ Les principaux edifices de la ville de Rouen en 1525, dessinés à cette époque sur les plans d'un livre manuscrit conservé aux Archives de la ville, appelé Le livre des fontaines;Chapitre 6 sur 37 · LU · texte numérisé non relu

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vers la fin d u xv siècle par les trois frères Robert , J acques et Roger, père et oncles de notre JACQUES Le LlEUR , ( voyez ci-après p. 54 ) car, nous voyons le susdit Robert, l'aîné et probablement le plus riche des trois frères , user noblement et généreusement de sa fortune, surtout envers l'église de St-Martin-du-Pont, sa paroisse, dont samaison était contigue, en donnant, par acte de 1476, une somme de cent écus d'or pour le droit qu'on lui avait accordé d'ouvrir une porte de sa maison sur le cimetière de l'église, afin de se rendre plus facilement aux offices, et, par acte de 1 4^4 concéder même une partie de sa maison pour augmenter l'édifice de l'église; plus, diverses autres sommes à différentes époques, pour les embellissements et réparations d'une chapelle à côté du chœur, chapelle qui peut-être appartenait à la famille, où elle avait sans doute droit de sépulture et qui était décorée de ses armes. ( 1 )

Nous avons vu ci-dessus, page 34 , que Jacques , son frère , et oncle de l'auteur du Manuscrit des Fontaines, avait été de son côté fort libéra] envers la même église.

(I) Faiin dit que, près du grand autel, était la sépulture de M. Marge, déc édé en 1400, et, près de là, celle de MM. I.e Lieur, l. u p. 298.

aussi sa paroisse; enfin, dans une reconnaissance de lots de janvier i5o3, il apparaît que ootre Jacques Le LlEUR , déjà héritier de la maison de son père , mort l'année d'avant , obtenait encore, dans le 3e lot qui lui échoit , l'hôtel, maison, héritage et tènement où demeurait Jacques LeLieur (son oncle qui venait aussi de mourir) assis, lors de son trépas, en la paroisse St Martin du Pont, laquelle maison bornée, d'un côté, par divers ( dénommés ) , par devant, le pavement de la rue de la Savonnerie, et, d'autre coté, l'hôtel où demeurait la veuve et les enfants de Robert (son père), c'est-à-dire la maison où il demeurait lui-même avec sa mère et son frère , et qu'il réunit probablement à celle qui venait encore de lui échoir. Or, cette maison serait celle qui existe encore aujourd'hui, sous un tout autre aspect sans doute , rue de la Savonnerie , n" 18, en face la rue de la Tuile, et près de laquelle est le dernier regard de la fontaine Lisicux . elle est devenue la propriété de M. Augustin Richard, négociant, qui a bien voulu nous faire remettre copie de quelques extraits de ses titres de propriété qui confirment ce que nous venons de dirc( 1 ).

(I) Nous y trouvons La liste successive «les propriétaires de cette maison jusqu'à ce jour

A tous ces documents authentiques , plus que suffisants pour faire connaître le lieu précis , la maison même où est né et où habitait JACQUES Le LlEUR, lorsqu'il exécuta le Manuscrit des Fontaines , et en fit don à la ville de Rouen , nous en joindrons deux autres non moins concluants , tirés du Manuscrit même des Fontaines , et dont nous croyons pouvoir encore revendiquer la découverte , puisque jusqu'à présent ils n'ont été mentionnés par personne. Le premier est le passage suivant, extrait de la description des cours et regards d'eau de la fontaine Lisieux, où l'auteur dit :

« note qu'il g a en la oicte cuoe unp, petit tuuau qui lionne l'eaue ï»c la oietc fontaine en la maison oc moi) liict 4Tc jCienr le quel tuuau ma côté permis par tolleranre et permission seulement en contemplation ces narrations et diligence et trauaulr que mou toirt ITe jTieur au soustenns et portej en auant la prinripale rljarge sonbs JHitf. les anltres ronseillers lie la oicte utile oc faire uenir la Inrte fontaine prenore garlie snr (ce ouuriers qui ont besogné anr rours et aussi que le liit rours ne court en

1 484, Kobcrt Le Lieur; — 1603 et suivants , notre Jacques Le Lieur ; 1660 , F°'» de Pardieu , époux de la fille de J. Le Licur; — 1578 , un Antoine Le Licur; — 1719, demoiselle Marguerite Dufour; — 1760, Nicolas de Coquicl-F.sqiiicr , courrier du cabinet; 1757, Thomas Simon Baraguay , négociant ; —1760 , Jean-Baptiste Dcsabaye, idem; — 1780 , Bigot de Sommcsnil ; — 1809, Richard (Augustin), négociant, propriétaire actuel.

mu maison que en une rljantepleure qui rtot et oeute u toutes genres, et ne peult eu riens préjuliifier au priimi f durs î>e la ïiicte fontaine.

Ce passage est doublement curieux , puisqu'il nous apprend en outre la mission dont fut chargé JACQUES Le LlEUR, et la part qu'il prit dans les travaux des fontaines. Le second document, qui se lie essentiellement au premier et en est le complément obligé, est la pourtraicture de cette maison (comme on eut dit dans le temps), dessinée parle propriétaire lui-même sur la troisième feuille des plans du Livre des Fontaines , et désignée par une petite banderolle sur laquelle est écrit: iHûiôon Dr iH,rc Jacques Ce Ciror. Nous l'avons reproduite ci-après, planche 3 bis. Voir aussi, même planche, le fac-similé de l'écriture et de la signature de .1. Le LlEUR , et, planche 2, les armes de la famille, qui sont d'or a la croix d'argent dentelée de gueulles, el cantonnée de quatre têtes de léopards d'azur.

En terminant cette notice sur un compatriote, sur un homme honorable qu'on avait oublié , et après avoir essayé, le premier, de remettre en lumière tous ses titres à la haute estime que lui doit la postérité, et qui ,

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