L'INSTRUCTION obligatoire
Un autre principe radical est celui de l'instruction ^obligatoire.
Dans le même discours de 1875, M. Mercier ne fit qu'effleurer le sujet, en disant :
" J'aurais voulu parler des réformes qu'il y a à faire dans notre t-ytème d'éducation, des mesures qu'il importe d'adopter pour la rendre plus pratique et par conséquent plus profitable, pour obliger les parents à envoyer leurs enfants aax écoles élémentaires, examiner avec vous si le temps n'est pas arrivé ou si le temps ne viendra pas bientôt où il
faudra punir la gardien de l'enfance qui se montre indifférent à son instruction "
L'année suivante, M. Mercier se prononça d'une manière plus catégorique en fareur de l'instruction obligatoire, en traitant le sujet lui-même. Comme nous l'avons dit dans un autre chapitre, (p. 6) il émit l'opinion que le père de famille ne peut se dispenser de faire instruire son enfant sans perdre le droit qu'il a à la garde naturelle de cet enfant.
" L'Etat, a-t-il dit, peut et doit intervenir pour faire remplir cette obligation."
N'y a-t-il pas de principe plus attentatoire à l'autorité paternelle ?
Ajoutons que M. Mercier n'a jamais désavoué sa conférence sur cette très giave question de l'éducation compulsoire.