PLUS-QUE-PASÉ
Dilex-m£-?n, que j'' eusse aimé.
Diiexisse-s, que tu eusses aimé, Dilexisse-f, qu''û eût aimé.
Dilexisse-TîMfs, que nous eussiont
aimé.
Dilexisse-fis, que vous eussiez aimé. Dilexisse-nf, quHls eussent aimé.
IMPÉRATIF
POINT bu PREMIÈRE PERSONNE,
La seconde pers. -du sing. se forme de l'infinitif prés, en ôtant la syllabe re. Les troisièmes personnes se forment des troisièmes pers. du prés, absolu de l'indicatif, en ajoutant o. La première du plm*. est semblable à la même du prés, absolu du subj.
La seconde pers. du plur. se form.e de la même du prés, abso-
> lu de l'ind. en changeant fis en te ou tcte.
Sujet du Verbe.
Le sujet du verbe est la 'personne ou la chose à laquelle o}i attribue faction ou Vétat exprimé par le verbe. Ex : Jacques aime.... Jacques est aimé.
On connaît le sujet du verbe en mettant avant le verbe la question qui est-ce qui ? La réponse à cette question indique le sujet du verbe. Ainsi dans cet exemple, Alexandre vainquit Darius ; on demande, qui est-ce qui vainquit Darius ?
Dihae,*
aime.
Dili^it-o,
quHl aime.
Diligamus,
aimons.
Dïïi^i-te ou ) Diligi-fofe, 5
aimez.
Diligunt-o,
qn''ils aiment.
* Cette seconde personne est aussi semblable à la troisième : ainsi diligito signifie également ci»ie, et qu'il aime. Dicere, dire; ducere, conduire ; fucere, faire, font à cette pers. die, duc^fac : satisfaco-e et les composés de dicere et de ducere ont la même irrégularité.
on répond, Alexandre. Alexandre est donc le sujet du verbe vainquit.
Règle. — Le sujet du verbe se met au nominatif, et le verbe se met au même nombre et à la même personne que son sujet. Ex : le soleil luit, sol hcet... les étoiles luisent, itellœ lucent....]Q pleure et vous riez; ego fleo, vos autem fidetis.
Remarques. — I. Le sujet du verbe, si c'est un pronom personnel, ne s'exprime pas ordinairement en latin. Ainsi l'on dit : amo, j'aime ; amaîis, vous aimez ; amant, ils aiment.
1^^ On doit toujours tutoyer en latin, lorsqu'on parle à une seu\^ personne. Ainsi dans ce cas, si une plii-ase est en langage -poli en fi-ançais, il faut pour le latin la tourner en langage tutoyait. Ex : Mon père, serez-vous insensible aux larmes de votre f^ig, tournez : Mon père, seras-tu insensible aux lai-mes de Un fils.
m. On met au vocale le nom de la personne à qui l'on adresse la parole. Ex : Mon père, écoutez-moi ; pater mi, exaudi me.
Régime du Verbe.
On appelle régime du verbe un ou plusieurs mots qui achèvent d'exprimer l'idée commencée par le verbe. Ainsi dans cet exemple, je préfère Jacques à Philippe ; les mots Jacques et Philijjpe achèvent d'exprimer l'idée commencée par le verbe je préfère. Il y a deux régimes, l'un direct, l'autre indirect
Régime direct.
Le régime direct est la personne ou la chose qui est l'objet immédiat de l'action marquée par le verbe. Ex : J'aime mon père.... Je hais le mensonge.
On connaît le régime direct par les mots qui ? ou quoi ? mis après le verbe : le mot qui vient en réponse est le régime direct. Ainsi, dans les deux exemples ci-dessus, on dit : J^ahne, qui ? Réponse, mon père. Je hais, quoi ? Réponse, le mensonge. Les mots mon père et le mensonge sont les régimes directs des verbes /ame et je hais.
Règle. — Le régime direct se met à l'accus. Ex : J'aime mgu père; amo pairem mefimi,..}^ hais /e tnensmgi2; odi
mendacium.... il toz^s appelle, écoutez4e; tjos advocat/t'/Zwm audite.
Les verbes actifs seuls ont des régimes directs : ces régimes sont désignés dans le Dictionnaire par les mots aliquem ou aliquid.
Régime indirect.
Les régimes indirects, s'ils ne sont pas exprimés par un génitif ou par un datif, sont précédés d'une préposition exprimée ou sous-entendue. (Voyez lesprépositions Page 33.) Ils sont marqués dans le dictionnaire de cette manière :
Pour marquer que le régime indirect doit se mettre : Au gén. ^ alicujiis ou aîiciijus rei, Au dat. p alicui ou alicui rei.
À l'ace. -^ aUquem ou aliquid, (avec un préposition.) À l'abl. g aliqiio ou a/igtmre (ave^ ou sans prép.)
Outre cette manière toute mécanique d- trouver comment exprimer le rég. ind. en latin, il ne s^^^a pas hors de propos d'avoir quelques règles sur la man-'^re de le rendre en cette langue.
Question à qui ? à quoi ?
Quand le régime indirect marque avantage ou désavantage pour quelqu'un ou pour quelque chose, il se met généralement au datif. Ex : J'ai promis une récompense à Théophile ; promisi mercedem Theophilo.
On connaît ce régime par la question à qui ? ou à quoi ? mise avant le verbe.
Questions de quelle manière ? 8rc,
Quand le régime indirect marque de quelle manière, en quel temps, &c. une chose se fait, il se met à l'ablatif. Ex : Tenir par la main ; tenere manu. Il revint Van dernier ; rediit anno proximè elapso.
Ce régime se connaît par l'une des questions de quelle manière ? en quel temps ? combien ? &c.
Remarque. — Le régime indirect qui marque l'accompagnement se met à l'ablatif avec cwm. Ex: Il est arrivé arec votre père ; advenit cum paire tuo.
Questions de lieux, ïl y a un régime indirect qui désigne le lieu où se fait Toc-
tion ou qui marque le changement de lieu soit pour aller, soit pour venir. Il se connaît par l'une des questions où ? et d'ozt ? mise avant le verbe.
Question où ? (sans mouvement.)
Le lieu où se fait l'action se met à l'ablatif précédé de in. Ex : Il demeure dans la ville, en Canada ; habitat in urbe, in Kovâ-Franciâ.
Remarques. — I. Si le nom propre de ville est singuher et de la première ou de la seconde déclinaison, il se met au génitif. Ex : Il a demeuré d Québec, à Rome ; habitavit Kebecci, Romœ.
II. Les noms domus, humus, militia, bellum se mettent aussi au génitif. On dit : domi, à la maison ; humi, à terre; miîitiœ ou belli, en temps de guerre. Ex : Je l'ai vu étendu par terre; eum vidi humi jacentem. Attentif pendant la paLX et pendant la guerre ; domi militiœque intentus.
III. Le nom de la personne se met à l'accusatif avec apud. Ex : Je soupais chez mon père ; cœnabam apud patrem.
Question où ? (avec mouvement.)
Le lieu oi^i l'on va se met à l'accusatif avec in, si l'on va dedans ; et avec ad, si l'on ne va qu'auprès. Ex : Je vais en classe ; eo iîi scholam. Je pars j^our Vltalie ; proticiscor initaliam. Je vais à mon père ; eo ad. patrem. Mon frère est allé vers J\Iont-réal ; frater meus ivit ad JMarianopolim.
Question d'où ?
Le lieu d'oi^i l'on vient se met à l'ablatif avec è ou ex, si l'on vient de dedans ; et avec à ou «6, si l'on ne vient que d'auprès. Ex : Je reviens de la ville, du collège ; redeo ex urbe, è collegio. Je revenais d'auprès de Chambly, de chez mon père; redibam i Campobliensi, d pâtre meo ;