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DES GALLICISMES

Ou appelle idiotismes des expressions ou des tournures propres et particulières à chaque langue.

Lorsqu'on veut désigner les idiotismes propres K une langue particulière, on leur donne un nom analogue à celui de cette langue. Ainsi on appelle gallicismes les expressions et les tours propres à la langue française et latinismes ceux de la langue latine.

Il peut y avoir gallicisme ou latinisme dans l'emploi d'un lîjot, dans la construction d'une phrase et dans l'emploi d'une iigure.

On a pu remarquer dans la 2c partie de cette gr. un grand nombre de gallicismes et d*e latinismes. Disons encore un mot de quelques gaUicismes dont il n'a pas été par'é.

Manière de rendre en iatiii qiielqiies gallicismes.

I. Le verbe être suivi de que ou de de form.e un grand nombre de gallicismes. En voici quelques exemples. Oest un crime de trahir sa patrie ; scelus est prodere patriam (c. a. jd. trahir sa j^airie est un crime.) C'est ainsi qît'il parla : sic loculus est (c. à. d. il parla ainsi.) Ce fut de nuit çw'il arriva ; de nocte advenit. Sera-f-il dit que nous languirons toujours dans l'esclavage 1 itàne semper servitio langnehimus ? (c. à. d. languirons-nous toujours ainsi dans l'esclavage ?) C'est se tromper que de croire ; errât qui jmtal (c. à. d. celui-là se trompe qui croit.)

Rem. Dans ces façons de parler être homme a, être capable de, &c. on tourne par être tel que. Ex- Jl n'est pas homme d mentir ; non is est qui mentiatur {qui est mis pour ut ille.) Elle n^est pas capable de mentir ; non ea est quai mentiatur.

IL Avoir beau se tourne par en vain et avoir de la peine à par difficilement. Ex. JVous avons beau l'avertir : fruttrik

eum monemus (c. à. d. nous l^avertissons en vaîju) JVou» eûmes bien de la peine à l'emmener ; eum œgerrimè abduximus (c. à. d. nous bemmenâmes très difficilement.)

Rem. Cette façon de parler il y «, il y avait, &c. se rend en latin par esse. Il y a un homme qui ; est home qui. // y aura des hommes qui ; homines erunt qui.

III. Ces expressions que qui que ce soit, qu'^homme du monde, que personne, que possible, &c. précédés d''aussi ou d- autant se rendent par quàm on quantum suivant le cas avec un superl. Ex. J'aime mon pays autant qu^homme du monde; tàm aniicus sum patrise quàm c^i maxime. Ils les voulaient aussi taibles que possible; eos quàm injirmissimos esse voîebant. On le favorise autant que qui q\ie ce soit; tanti^mi ilii favent quantum oui maxime.

1\. Si aller suivi d'un infin. marque qu'une chose est près de se faire, on tourne comm.e dans cet ex. Je vais partir pour Chambly ; mox Campobliensim projiciscar ou profecturus sum. (c. à. d. je j^artirai ou je suis deva7ît partir bientôt pour Chambly.) Etre près de ou sur le point de marquant un futur s'exprime de la même manière.

V. Avec venir aussi suivi d'un infin. et ne faire qnt de on s'exprime comme dans ces ex. Il vient de partir (ou il ne l'ait que de partir ;) modo profectiis est (c. à. d. il est parti tout d V heure.) S'il vient à le savoir ; id si rescierit (c. à. d. s'î7 le sait.)

Rem. Si ne faire cpie mavque un temps présent, il se tourne par toujours. Ex. Il ne fait que badiner ; semper nugatur.

YL Si l'un des verbes falloir, devoir, marquant un futur, précède un infin. on s'exprime comme dans les ex. suivans. Je (/o/s^^ar/îr demain; CYna profecturus sum. Il nous/at<^ bâtir ici une maison ; liîc nobis adificanda est domus. Vous devez étudier; sludere debes. (Dans cette dernière phrase devoir ne marque pas le tut. mais l'obligation.

VIII. On dit : summus nions, le sommet d'une montagne ; simma rupes, le haut ou la cime d'un rocher, &c. Médius mous, le milieu d'une montagne ; médium mare, le milieu de la mer, &c. Ima arbor, le bas ou le pied d'un arbre, &c. Il faut toujours, lorsque l'on traduit du latin et qu'il se présente un latinisme, commencer par traduire mot à mot et ensuite tourner en meilleur français. Ainsi après avoir

traduit littéralement cette phrase, fratrem iuum progressum salutavi de cette manière, j^ai salué votre frère s^étant avancé ; on mettra suivant le génie de la langue française, votre frère s'-étant avancé^ je l'-ai salué» Cette méthode est extrêmement profitable aux étudians.

De la construction grammaticale.

La construct. gramm. est l'arrangement des mots d'une phrase tel que fixé par l'usage. Chaque langue a une construction qui lui est propre, C^est pourquoi if n'est pas permis de faire passer dans une langue une construction qui n'est propre qu'à une autre langue.

Voici les règles les plus générales de la construction latihe. La lecture des auteurs classiques et le goût suppléeront à ce qui manque ici.

I. Les conjonctions se mettent comme en fr. avant le mot ou les mots qu'elles servent à her. Ex. Js'eque animus, neque corpus à vobis aberit ; ni mon esprit ni mon corps ne vous manqueront.

Il faut excepter pourtant certaines conj. telles que que^ ve, tamen qui se mettent après le premier mot. Ex. Orpheaqiie in medio posuit sijlvasque sequentes ; il plaça au miheu Orphée et les forêts qui le suivaient.

II. Les prépos. et les adv. à quelques exceptions près, se mettent avant leur régime. Ex. Omnis gratia, honor apud illos sunt ; toutes les faveurs, tous les honneurs sont pour ceux-là. Satis eloqiientiœ habebàt ; il avait assez d'ë- ^oquence.

L'adverbe se met immédiatement avant le mot qu'il modifie. Ex. JVon vult : il ne vent pas. Parum honesius, peu h(/inête.

III. Les autres mots régis se mettent généralement avant les mots q*i les régissent. Ex. Patrice chariias ; l'amour cour la patrit. Sibi 'perdita Repuhlicâ opus erat ; il lui était u\ile de perdre la République.

IV. Le verbe se met le plus souvent à la lin de la phrase. Ex. Litteras récitant quas sibi nomine Catilinae redditas dicebat, il lut des lei+res qu'il disait lui avoir été remises de h part de Catilina,

VBESiriCATIOX^ Z.ATI-NB,

La versification latine ost l'art faire des vers latins.

Les vers sont des mots mesurés et cadencés selon dos règles fixes et déterminées.

Pour faire des vers latins, il faut savoir la prosodie latine, c^est à dire la quantité ou la mesure des syllabes de chaque mot.

De la quantité. î

La quantité prosodique est l'espace de temps que l'on met à prononcer une syllabe.

Toute syllabe est ou longue^ ou brève^ ou comnmne : longue, si l'on met beaucoup de temps à la prononcer ; brève, si on en met peu ; commune, si elle se prononce longue ou brève à volonté.

La syllabe longue se marque par un trait horizontal, lîbertas. La syllabe brève par une ligne courbe, fiëmïtûs. La syllabe commune par la réunion de ces deux signes, nïgror ou nëgror.

Voici les règles les plus générales de la quantité latine.

Des lettres.

On peut distinguer dans les consonnes : les mvAi^^ qui sont ; ft, c, (/, /, g, l\ p^ ç, t, V : les liquides n*l «ont ; /, r, et les doubles qui sont ; j, a\ z.

l. Quand une voyelle est suivie de deux -onsonnes ru d'une consonne double dans le même mot elle est longue. Ex. Hôrror, Ajax, gaza.

Rem. lo. Si la première de ces consonnes est pïuette et le seconde liquide, la voyelle est ord^nnirement commune : Nlgror.

VKRSinCATION LATINE. 75

2o. Une voj'eîle suivie d'une consonne finale est pareillement longue, quand le mot suivant commence par une consomme : &ë j satis.

IL Une voyelle suivie d'une autre voyelle ou d'une h dana le même mot est brève : Arcûus, réi, cÔictus, âhonum.

Rem. lo. Cependant fi est long dans les temps du verb« fo où il n'y a pas d'r: Fîam, fïimt; lïeri, fïerem. 2o. A t-.st long dans âer : e l'est dans êhen et dans le gcn. et le datif de la cinquième déclinaison, s'il est entre deux t ; .Diêi. 3o. Quelques noms propres avec leurs dérivés s'écartent encoreye cette règle : iEnêas, prisméia. 4o. O. €st commun dans Ôhe et i l'est dans le nom propre Marîa et dans les génitifs en his : Unïus. Cependant, il est long dans alius et bref dans alterïus.

. III. Les diphthorigues èont longues : Phôêbus, eurus. Les syllabes formées par contraction de deux autres syllabes le sont aussi : Ni pour iiisi, côgo pour coago, ciii ])our ciii. Cependant pra avant une voyelle est bref dans les mots composés ; Praëire.

Quantité des finales.

kQ. e. sont brefs à la fin des mots; Rosa, bellâ ; fine, amaré.

On ecxepte : lo. Les impératifs des verbes de la première et de la seconde conjugaison : Amâ, docê. 2o. Les ablatifs de la première et de la cinquièmiC déclinaison : Rosâ, dië. De même tous les cas en a et en e des noms de la première déclinaison venus du grec : iEneâ, musicê. 3o. La plupart des prépositions et des adverbes ; frustra, crgâ ; de, minime. De même les monosyllabes më, tê, sC-, nî, signifiant de peur que. 4o. La finale des noms indéclinables cetê et Tempe. 60. Les adjectifs de nombre en giiiia ainsi que ferî et cave, où les finales sont communes : Trigintâ.

/. «. sont longs h la fin des mots : Populî, farî ; risû, faiù. On excepte, lo. La conjonction nisi et les noms de la

troisième déclinaison qui viennent du grec : Paridï, pari.

2o. les mots suivants dans lesquels i es: commun, mihi, tibi,

«ibi, ibi, quasi, ubi, uti,

O final est commun : VirgÔ, amo, amando.

On excepte : lo. Les monosyllabes, le datif et Tablatif singulier, ainsi que les adverbes qui viennent d'un ablatif: dô, prô, populo, meritô. 2o. Ergô mis pour causa et plusieurs noms grecs tels que Cliô, Androgeô dans lesquels o final est pareillement long. 3o. Cito, imô, illico, cedo mi» pour dicy modo et ses composés dans lesquels o est bref.

As, Es. Os.

ds^ es, os, sont longs à la fin des mots ' aetâg, amâa ; aetatës, amës ; honôs, populos.

On excepte : lo. La plupart des noms de la troisième déclinaison qui viennent du grec, comme, lampîïs, heroâs, nrcadës, arcadôs. Cependant les accusatifs en ea sont toujours longs. 2o. Pencs, es, tu es et ses composés^ ainsi qu'un grand nombre de nominatifs singuliers de la troisième déclinaison terminés en es : segës, miles. 3o. Compôs, impôs, os, ossis et exôs.

Us. Is. Ys.

17s, isy ys sont brefs à la fin des mots : Popnuis, corpus ; turrîs, magîs ; capys.

On excepte : lo. Le génitif singulier, lo nominatif, l'accusatif et le vocatif pluriels de la quatrième déclinaison : FructOs, De même Jesfis, tripûs, et le nominatif singulier des noms dont la pénultième est longue au génitif: Jûs, jûris ; tellûs, tcilûris. 2o. Les adverbes foris et gratis ainsi que le dc:tif et l'ablatif pluriels, dans lesquels is final est

YERSIFICATION LATINE 75

long: Populîs, notris. 3o. Le nominatif des monosyllabes dont la pénultième est longue au génitif; Lis, litis. 4o, U final est encore long au singulier, quand la pénultième est longue a )a seconde personne du pluriel : nescîs, nescitis ; sis, sitis, abis, abîtis ; fis, fitis ; de plus dans ensis, faxis, vis, mavis, cuîvis et quamvis. 60. Tethys dans lequel i/« est commun.

B^ (I, U ^^ U à la fin des mots, rendent brève la sylîabo qui les précède : ab, apûd, vël, vlr, quôt.

On excepte : lo. Les noms hébreux, comme Jôb, Daniel. 2o. Sâl, soi ; aèr, œthêr, cratër, ibér, vïr ; cûr, fur ; lâr, nàr, par et ses composés. 3o. Cor et Celtibër dans lesquels la voyelle qui précède r est commune.

C, r?, à la fin des mots, rendent longue la voyelle qui les précède : Hoc, quîn.

On excepte : lo. Nëc, donëc et les noms en en^ inis : Nuincn, numinis. 2o. îin, :n, tamïn et leurs composés, «îi'îsi que la voyelle qui précède n dans certaines manières îtbréf£r-es d'interroger, coj^îme vidën' '? nosîïa ?egon' 'l mis pour videsne 'i nosiinel ep-onel 3o. Certains noms grecs, ♦.•omme Orphéon, Daphnin, 4o, Fac et le pronom hic où leii voyelles qui précédent c sont communes.

Mots composé.?.

1. liCS composés suivent la quantité de leurs simple?. Ainsi 0, éuint bref dans prôbus, le sera pareillement dans împrobuF. f

IL Les prépositions ab, ad, antï, circïim, ïn, intër, ôb, për, prœlër, sûb, supë:, brèves de leur nature, le sont aussi dans les mots composés, si elles sont suivies d'une voyelle. Circrunire, supéresse.

IIL Rc est long dans rêfert ; dans tous les autres mota composé i il est bref. Rëferre, redire.

To VERSIFICATION LATINE,

Des démens.

Lo ci'ément estun accroissement de syîlabcg.

Le créaient a lieu dans les noms et dans les adjectifs, quand il s'y trouve plus de syliabes aux autres cas qu'au nominatif singulier. Ainsi il y a un crément dans bonorvm <lont lo nominatif est bonite: il y en a deux dans virlutibus dont le nominatif est virius.

Le crément a lieii à un tenis ou à une personne d'un verbe, quaud il s'y trouve plus de syllabes qu'à la seconde personne du singulier du présent absolu de l'indicatif actif vrai ou supposé. Ainsi dans audies il y a un crément, il y en a deux <\vin^ audiemus, trois dans audiebciris^ qnatre da!is audiehamini ; parce qu'il y a dans ces mot=? une, deux, trois, quatre syllabes de plus que dans nudis, seconde personno du singulier du présent absolu de l'indicatif",

Rem : Ce n'est jamais la dernière syllabe d'un mot qui est crément, mais celle ou celles qui la précèdent immédiatement. Ainsi les quatre crémens de audiebamini sont iH-e-ba-nu.

démens des noms.

Crémens du singulier dans la troisième déclinaison. A. 0.

A. 0., crémens du singulier, sont longs dans la troisième déclinaison : calcar, calcâris ; sermo, sermônis.

On excepte pour le crément a : lo. Les noms propres masculins en al : Anniba^ Annibâlis. 2o. Les noms en a.? dont le génitif est en adis ou aris : pallas, palîàdis ; maa maris. 3o. Les noms neutres en ma : thema, thematis. 4o. Anas, anatis ; trabs, trabis et un grand nombre do noms et d'adjectifs en ar, aris : Cœsar, Caesâris : Jubar jubàris ; par, paris.

On excepte pour le crément a. lo. Les noms neutres en or^ us, ur . marmor, mavmoris ; pectus, pectcris ; ebur, •bôris. 2o. Les noms de peuple en o, oms : Macedo, Maoedôois et beaucoup do noms propres grecs en on, onis et en

YERSÎFICATÎON LATiNE 77

cr, oris : Patemon, Palesmonis ; Hector, Hectoris. 3o, Coîr.pos, co.Tïj'olis et impos, impolis ; ops, ôpis et inops, inôpis 1 de plus arbor, arboris ; bos, biîvis ; lepus, lepoâs ; raeinor, nîcir.ôris ; prœcox, prœcôcis ; Iripus, tripôdis &c,

£!, î, !î, T/, cromens du singulier, sont brcfi dnns la troisième dcciinr.i''^ori,cinis, cineris ;,virgo, virgïnia ; dux, duciff; martyr, mariyris.

On excepte pour îe créments: lo, î^en nomrs en «k, enis : splen, splënis. 2o. Piusieurs noms grecs et hébreux : crater, cratërir. ; Daniel, Danitlis. 3o. Lea noîiss Kuivans : haîoc, lialëcis : hf3res, hœrêdis ; lex, lêgis ; îocuples, loculp^cîis ; merces, niercëdis : piebs, picbis ; quie», quiëtis ; ver, vëris ; vervex, vervëcis.

On excepte pour le crément i : lo. La pb';art de^a noms ft des adjectL's en ix : radix, radîcis , ftiix, felîci?. 2o, Quiris, Quiiîtis ; Samniy, Saiiinîtis el les noai'^ en î>î (\\à Viennent du grec : delpbxin, delphînis. So. Dis, l'iIls ; glip, glïris ; lis, lïtii, et virc^s pluriel de vis.

On'excpte pour le crémènt u : lo. Frux, frûgis . l;îx,Mci:s et Poll'jx, Foîlûcis. 2o. Les noms qui font îi(f/5, tf7'f.ç, î///», an gonilif, sïinr? y comprendre nvianmoins intercus, intwcutis : ligiir, li^^^iris ; pecus, pecudis. Ex lacus, incûdia ; j'j3, jûiia ; virtas, virtùtis.

Crcm6DS du Sin^'uiier.

DAI\3 LES AlJTflllS DEC LU^AT SONS.

Dans ia seconde déclinaison, excepté dans îber, îbêri et Ceîtiber, Celtibëri, le crément da singulier est brei": 1-ucr, p'jëîi ; vir, viri ; satur, saturi.

liC crcrnenî du singulier, d<\n;^ la quatrième et danî^ la cinquième déclinaison, suit ce qui a été dit plus haut, qu'une Toyelî'/ suivie d'une autre voyelle est brève : doinus, domûi ; PCf, rSi.

U n'y a pas de cr^'ment du sLng»îîier dans h\ promièro lîôclinaison.

7S TERSIFICATION LATINE

Crémens du Pluriel.

Les crén^ns du singulier ont au plurrel la même quarïtité. Ainsi o étant long dans- sermônisy le sera également dans sermônes.

Il y a crément dii' pluriel, lorsqu'un cas Ai pluriel a unesyllabe de plus que le nominatif pluriel. Ainsi il y un crénient du pluriel dans piierorum, parce que ce mot a une syllabe de plus que son nominatif pluriel puéril

..^, e, 0, crémens dii pluriel ,-soHt longs : Kosârum, diêrum» puorôrum.

/, «, crémens du pluriel, sont brefs : Virtutibus, artiibus.

Crémens des verbes.

La quantité des quatre tems primitifs so trouve dans le Dictionnaire.

Voici pourtant sur la quantité de ces tems quelques règles^ assez générales qu'il est bon de retenir.

I. Les verbes de la troisième conjugaison^ ceux de la quatrième en ère, io et de plus dare et ses composés, ont la voyelle qui précède î^e* brève légère, accipcre.

La voyelle qui précède re dans les autres verbes, est longue : amâre, monêre, audîre, ire.

If. Les passés de deux syllabes, excepté bibi, dedi, fidi^ scïdi, stéti, tuli et leurs composés, ont U première longue. Kx : Yëni, vidi, vici.

III. Les passés qui redoublent leur première syllable, excepté cécîdi venant de cœdo et pèpêdi venant de pedo^ ont les deux premières brèves. Ex : Didici, tètîgi.

i\. j>ans les verbes dont le passé est terminé on l'î, la voyelle qui précède vi et celle qui précède tum au supin sont longues : amâvi, amâtum ; explêvi, explëtum : quœ&ivi, qua^situra.

On excepte abalïtum, abitum et les autres composés d'co^

Y. Les supins de deux syllabes, excepté cinitum venant de cieo, datum, îturn, lîtum, ratum, rutum, satum, situm, statum, onf la première longue. Ex. Fûsum, nôturn.

Rem : Les tems et les personnes gardent la quantité des tems ou des personnes dont ils se forment. Ainsi a et O;étant longs dans ôràre, le seront dans ôrârem : o, e, i, étanï brefs dans datum, légère et tetïgi, le seront également dan» daturus, lëgërem et tëtïgerim.

Cependant statum fait stâturus.

*'?, e, Oi crémens des verbes, sont longs : aniaiiuSf amêmus, amâtôte.

On excepte le crérnent f/a du verbe dare et de ses composés : dâbamus, circumdatur.

On excepte pour le crémenl « : lo.' Les tems en erain^erim, ero : amavéram, arnaverim^ amavëro. 2o. Les secondes personnes du futur passif en beris^ hère : amubëri^r amabëre ; docebëris, docebere. 3o. Le crémenî du présent absolu de l'indicatif passif des verbes qui ont cre bref à l'infinitif: legëris ou légère, tu es lu.

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