‹ Les principes de la langue latineChapitre 27 sur 27 · LU · texte numérisé non relu

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/, «, crémens des verbes, sont brefs : legimus, sûmus, voîumus.

On excepte pour le crément i : lo. Le premier crément du verbe ire et celui du présent absotii de l'indicatif des verbes dont l'infinitif fait ire: imus, itis, ïbam, îbo, audîmus. 2o. Le présent absolu du subjonctif des verbea malo, volo. nolo, de sv.m et de ses composés : maiiinus, vejîtis, sïmus.

On excepte, pour le crément ?/, le participe en rus : amafnrus.

Du vers.

Le vers se mesure par le pied. Le pied est un arrangernent convenu de syllabes longues ou brèves. Il y a de»-

£0 YERSÏFICATÎON LATINE.

pied3 de diiTc'rcnies espèces. Il sufnt de connaître les si:ivans :

r. hcspo7idce composa de deux longues : Ir.ûîî.

IT. J^e pyriqiie composé de deux brèves : amôr.

m. Le molosse composé de trois longues : libërtCts.

IV'. ].ie irihraque composé de trois brèves : ],ôpiiilis.

y. Le trochée compc)sé d'une longue et d'uno

brève : cura.

Yî. Viavdhz compc;:Dé d'une brève et d'une

Ionique : corûx.

YI'. Le dactyle composé d'une longue et de

(^e\:x brèves : copia.

Ylil. iJciuapzsle composa de àQU7: brèves et

d'une longue. fvrîtîi.

'n?:7i : On fiit la dernière syllabe d'un vers longue ou brève à voloiitt'.

Difle rentes espèces de vers.

Il 7 a p^-*.^.:cur3 espè.cp.'^ de vers, maig les plus coriimur?.'? 5ont : VïlexamUre^ le Pcniainltre ; Vlamhique, le Scazon^ i.âsclcpiadc^ le Ghjconique^ le Saphiqus^ l^Adoniq'ue, \q PhrJctice et fJllcaiquQ.

Avant que de voir les difTirentes règles de-^ vers, il faut savoir ce que l'on entc^-nd par césure et par élision.

De l'élision.

L'élision (c'est-à-dire rclranchamni) est une règîs pnr laquelle m et les voyelles finales cessent de se compter dana la mesure du vers, lorsque le mot suivant commence par nne voyeile ou par une h. Ainsi ces vers : Ja-mfrafy-ilcs poteram d terra corJingere ramas :

Daplmis 1712 iyMÎusurU^ ego kanc in Daphniàt Imirmn : doivent se scander * comme s'ils étaient écrits :

Jâm f; af„ï lès | oté r â ter râ con tîngërë ramos ;

Driphi.ïs më mêlCs fi.iU e g-hânc ïa ràphnïJï laurûnv.

Les interjections 6 / io ! heu ! hei ! uœ, ne se retranchent >oint avt'nt ime voyelle :

Ilêu ! ïibi { âcta iï des, ulï qi:âë jii rrirè ^o lêb?.3.

* Bc'indcr»'.nvtrSyQ.''csX\c mesurer eu le diviser selon les pieds dont il est conposé.

De la césure.

I.i césiiro est une syllabe qui finit un mot et qui commence un pied :

^otUl prô cîd tân iû.n ca; ï iï ce lùp^a ju ce; ânt.

P!u3 un vers a de césures, plus il a de grâcp..

Les vers Pentamètres, îambiqueb--, Saphiques et Fhaleuces dont nous allons parler, doivent avoir une césure après le second piecl.

Les vers hexamètres, s'ils n'ont pas de crriiîre après le ncccnd pied, doivent au moins en avoir après le premier et le troisième pied.

Une syllabe éiidée ne doit pas être consid-'ri^e commo «éeuro.

Vers Hexamètre.

Lo vers Hexamètre a six pieds, dont le cir.quicme est un dsctyle, le sixième un spondée et les autres iadiUeremcnt dactyles ou spondées :

Ip: ï tê fôn les, îo sa 1 ôi'âr bûsta vo càbânt.

Tiem : Il doit rarement y avoir une césure après le qnatriè:nc pied dans le vers Hexamètre. Cette césure rend lo vers dur. Pareillement on ne trouve pas dans les poët? s» de césure après le cinquième pied ; c. à. d. de vers finissant par un monsyllabe non élidé, si ce n'est pour faire ima^e, comme dans ce vers de Juvénal :

F.t rtït ânte â râni sûm mï J0.Ï3, ût vëîu lus lô^.

If. Quelquefois les poètes, à cause de la gravité dw s"jet, finissent le vers par deux spondées. Ce vers li^ippella spondaique :

Cârà Dé ûm sôLô lès, mâg nâm Jô.îs Incrê mëntûm.

Vers Pentamètre.

li^ vers Pentamètre a cinq pieds, dont le-^ deux preniir n» iont indifTéremment dactyles ou spondées, le troisième toujours un spondée et les deux derniers deux anapestes :

82 VERSIMCATION LATINE.

Sic vos nôzi vô bï.-j vël lerâ fer tïs ôvës.

Kern : Le vers Pentamètre précédé d'un vers Ilesamètre tbrme ce que l'on appelle un distique. <^n s'en serî pMrticuiièrcnient pour les sujets tristes et lugubres. Yiryiio fait ain^n son épitahe :

Mântiia një gènûï', Cala biï rapu ère, te net nûnc. Pârtiiënô pê. Ceci m pas cûâ, rû ra, ducës.

Chaque distique doit renfermer un sens complet.

Vers lambiques.

Il y a des vers lambiques de deux pieds ; de qtiatre piedî^, de six pieds et de h'::it pieds. Ceux de quatre pied» et de six pieds sont les plus communs :

iSûrgi-mâië.

Née hôr rët ï râtûm mârê.

Dûcûnt volen têTi ta ta, vô !ë V.è.n trahûnt.

Pûrànt pë ê.i ne n g]ô :ïîm vîrtûs et ë rûdî îïô.

Hem ; IjC vers lambique peut aussi prendre, outre l'ianjhe et le spondée, des îribraques aux pieds pairs, excepté «au detnier, qui doit toujours être un ïambe ; et dans lua ])ieds impairs le tribraque, le dactyle, et l'anapeste :

Ncc abii lie né. quâs o^iês âccê pëill.

Vers Scazon.

Le scazon a six pieds qui sont les mêmes que dans les vers iambiques, excepté que le cinquième doit toujours t'îre un iambe et le sixième un spondée :

Probïlâ te Miir côs âê quïtâ té Mâû iï:ôs.

Ou s'en sert pour invectiver.

A'crs Asclépiade.

L'Asclépiade ou G/ionam6e a quatre pieds et une syllabe Irniniic, Le premier pied est un spondée et les trois autre» des d iciyles. La syllabe longue doit être après le second pied et finir un mot.

Të Jô eë/a cèle bré;it âgcr-ua caclïlum.

Vers Glycoîiique.

Le vers Gîyconique est composé d'un spond(^e el de deux dactyles :

Yictô rûm gënus ôplïnium.

Un Gîyconique précédé de trois Asclépiades forma une strophe.

Vers Saphiqiie.

Le vers Sapliique tire son nom de Sapho son inventrice. II a cinq pieds. Le premier et les deux derniers sont des trochées, le second un spondée et Je troisième un dactyle : Dûm SI lëiit vén ti vënïc âctû ôsûs.

Vers Adonique.

Le vers Adonique n'a que deux pieds, un dactyle et im spondée

Ardét et ôdît.

Un vers Adonique précédé de trois vers Saphiques form« uno strophe.

Vers Phaleuce.

Le vers Phaleuce ou Hendêcasyllabe a cinq pieds. Le premier est un s'pondée, le second un dactyle et les trois autres des trochées :

Cônlïa li^s modi cîs me ôqué laetus.

Vers Alcaïque.

Le vers Alcaïque est composé de deux iambes, suivis d'une syllabe longue et de deux dactyles. On peut aussi mettre un spondée à la place du premier iambe :

Quïcûm que (ër râë mûnërë vëscîmur.

On fait des strophes de quatre vers, dont les deux premiers sontalcaîques. Le troisième au lieu des deux dactyles a deux trochées. Le quatrième est composé de deux dactyles suivis de deux trochées*

Ehêj, fugâ cëi!, PôstuiTië, Lâbûn tur an i î ; r.ë3 ] Ï3 tas mÔrâm Rûoî^ et ï '.s tàn il se rë^tâ An ère t indôir.ï isqus môrîï.

Caderxes*

La cadence est un choix et un arrangement de mots propres à flatter l'oreille. La cadence est essentielle aux vers ; car, dit Boilcau :

Le vers le mieux rem-pli^ le plus noble pensCe JVe petit plaire à Vesprit, si Voreille est blessée. Il y a des cadences particulières assortie^ aux différent sujets. Par exemple, pour peindre la *.ristesse, qui est une . longueur et un abattement de Tàme, on se servira de spondées et de grands mots, parce qu'ils rendent le vers plus pesant.

Et câ sûm insôn lis me cûai indiy r.âbâr a mici. Pour peindre la joie, qui est la santé et le contentement de l'âme, on emploiera les dactyles, i>arce qu'ils rendent le vers plus vif et plus rapide.

Ipsé ego câna lëgâm téné ralâ mûgïné mâlâ, Câstané âsquë nu cëi, mëa quâs Ama ry'iïs a mâbât. Pour les mêmes raisons, les dactyles exprimeront la légèreté et les spondses la pesanteur.

Pour faire sentir la dureté, on emploira des mots, dans lesquels plusieurs consonnes se suivent, ou bien qui renferment des lettres dont le son est rude, comme A, r, x,rig07\ pkalanx, trahax :

Hincëx â'jdi lî gëmï tus et eâSva sô nâ.ë Yérbërâ, tûin stri dôr fë; lî trâc {âë4uë ca (ëiiâé.

Licences poétiques.

Voici a peu près les licences que se permettent les poètes ; mais dans l'usage de la plupart desquelles ceux qui les imitent doivent être très réservés.

I. Ils rendent quelquefois longue une syllabe brève de sa nature, pour en faire une césure : Tënâs que tiâci tûsquë.

II. D'autres fois ils font élider la fin du vera a\ . • la voyelle qui commence le vers suivant.

re|niôâquë ru|dentôsç«8 ;

Exïgû|ï numë|rô.

On trouve aussi quelques exemples où la césure einpêch« l'élision : C8eiifë|rô At|lamL

IIÏ. Ils (ransposent les adjectifs : In 7iova mutatas for» mas corpora, pour corpora midata in 7iovas formas.

IV. Ils mettent l'adjectif pour l'adverbe : Multa geirse^ns au lieu de muliùm gemens.

V. Ils mettant le comparatif au lieu du supcrla'tif et le superlatif aulieu du comparatif: Ante alios immanior omnes. Quo non piiîcherrimus alter.

Yi. Ils emploient des héllénismes : Demissa vultum, ayant le visage baissé ou, mot à mot, baissée quant à son yiiiage.

Vil Ils ajoutent la syllabe er à l'infinitif des verbes passifs et déponens : Dominaricr pour domlnari.

VIIï. Souvent ils mettent l'infinitif présent au lieu d'un âutre temps : Vêtant consistere pour vêlant ne consistamus. Cet l'ire parali pour ad eèrtandiim.

ÏX. Ils décomposent les mots : ïllam fluctus t^rquet agens circum pour circumagens.

X. Ils suppriment les verbes, les prépositions, les conjonctions : Undè Albani atque aitce mraniu RomoD [sous eniendii ducunt oi tum.) Jactaîos csquore toto (sous entendu in.) Suras evincta cclhurno (sous entendu circa,) Jubeto certet Amyntas (sous entendu ui.)

Xï Ils changent l'ordre de la construction. Laurum sine tempera circum serpere. Qiios inier médius venit fur or.

XÎI. Ils mettent au datif le nom du lieu oia l'on va. Ex : Duminferret deos Latio pour in Latium.

XÎII. Ils prennent le tout pour la partie ou la partie pour le tout. Manum piiia Jias;ranli implet, c'est à dire ramo plnûs. Prima ineunt certamina quatuor carinœ, c'est à dire naves.

XIV. Ils prennent le contenant pour le contenu. Bibere Xanthum pour bibere aquas Xanthi.

XV. Ils prennent la cause pour l'eflîet. Ils diront Bacchus pour vinum^ parce que Ba«chus fst le Dieu dis

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