‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 10 sur 199 · C. LA r.LASSiriCATION DKS SCIENCES · texte numérisé non relu

C. LA r.LASSiriCATION DKS SCIENCES

La fondaliou et les travaux des sciences impliciuoiit les Ihèses de réalité appartenant au pr<'niier ordre de la cerliUide et relatives, les unes, à Tusage des lois de la conscience, les antres, aux données synthétiques du monde CNterne. l^analvse et la définition des thèses de cJinsrs sont rohjet et la fin des sciences conslilnées, et ne sauraient en être le conimencenienl, malgré les longues illusions qu'on s'est fait à C(»l égard. L'('claircissement et la coordination des thèses de inlHcipei^ n'appartiennent qu'à la criti(|ne générale. Les sciences partent en tout des mêmes synthèses que la connaissance vulgaire, el sont impuissantes à les domi uim' a priori,

l ne classilicalion des sciences d'après leurs degrés de certitude n est pas proposable. Toutes doivcnl prétendre à la même certitude, quand elles ne dépassent pas leurs objets, quand elles analysent, constatejit, formulent et ne dogma- Usenl pas, quand elles donnent les faits et les

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lois pour ce qu'ils sont, et les hypothèses pour des hypothèses.

Les erreurs individuelles dans Fexploration scientifique sont inévitables, mais ne touchent pas à la certitude de la science. La science est idéale et générale, non individuelle, en tant que vérité, individuellement, son titre est la vérification que chaque personne est admise et appelée à faire. Et, en effet, les sciences se vérifient de génération en génération, et c'est la manière dont elles se constituent.

Une division par la nature des données, et qui est en même temps une division par la nature des méthodes, est à Tabri de toute objection sérieuse. Telle est celle des sciences loijiques et des sciences pinjsiques, quoique les premières s'appliquent aux secondes et forment des branches mixtes considérables.

Les sciences logiques ont leurs objets dans l'entendement et dans ses formes, abstraction faite des objets particuliers de la sensibilité (non de ses lois générales). Elles ne font pas d'expériences , et elles n'observent rien que d'une manière active : savoir, en supposant et appliquant les principes mêmes dont elles ont à délinir la forme et à chercher les rapports et les développements.

INTHODrcnON.

Les sciences physiques tiennent au contraire de Texpérience externe leurs objets, leurs faits propres, et jusqu'aux lois qu'elles découvrent en sachant rinterrofj;er. Elles observent dans le sens propre du mot. et doivent prétendre à l'entier désintéressement de l'esprit vis-à-vis des phénomîuies.

On peut diviser les sciences logiques en deux branches, selon ((ue leurs objets appartiennent h la catégorie de In (jualitr /j^n'r (iVon la /of/if/ur ])rop!'ement dile ou fonupllp^ ou au gronpe des catégories posologiques (d'où les inatlié' matif/Nrs) :

Et les sciences physiques en deux branches par une division de la méthode : h'/fistoi/'r naturrUo observe 1rs phénomènes, et les classe en grou[)es naturels ou artificiels, sans que l'analyse (b'q)asse Xlii^tairc (histoire et descri})tion des êtres et de leurs fonctions). La />/^//- .s'«V///r joint à l'observation l'expérience systématique, et, de plus, considère abstractivemimt certaines classes de l'onctions, pour en tronver des lois (4 construii'e des théories, indépendamuKMit des êtres (|ui h's exercent.

A celle division des méthodes s'ajoute une division des objets d(^ la science, selon (|ue les êtres (pr<dle étudie sont inorganisés ou vivants.

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