‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 9 sur 199 · L\ QUESTION DE LA CEUTIÏUOE · texte numérisé non relu

L\ QUESTION DE LA CEUTIÏUOE

logiques, morales, sociales. Le consentement de chaciiie conscience, en tout genre, cornnu3ncr H (Hre demande, allendu. Des révolutions se produisent dans les méthodes, dans los sciences, dans la société, par la raison que le contrat personnel et le contrat social doivent devenir explicites et volontaires, pour la vérité comme pour le bien. Les anciennes clauses, obscures, sVMucident et prennent la forme de lois; jugées injustes ou fausses, se corrigent ou même s'annulent. De grandes dissensions se déclarent. Mais on conc^'oit toujours r espérance d'atteindre, avec la liberté en éveil, ce consentement universel qu'on n'avait point avec la liberté assoupie et avec l'autorité usurpée, ou qu'on n'avait qn'apparent, et encore sans sécurité véritable.

Ce grand changement exigerait, en théorie, qne les droits d'une conscience ne trouvassent de limites légitimes, tant pour l'affirmation que pour l'acte, qn^iu point où leur exercice attente aux droits des autres, ou s'affranchit, ce qui revient au même, des devoirs reconnus par la libre universalité des associés.

Mais cette universalité consentante est une idée moins réalisée qne poursuivie, ou simplement supposée. La pratique Ja fausse en

voulant à tout prix l'obtenir. L'unité et 1 ordre libre, impossibles dans l'actualité des faits, ne se retrouvent en quelque manière que dans une loi de variation et de développement, lorsqu'un peuple est capable de substituer la chaîne du progrès h celle des traditions rompues.

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