‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 135 sur 199 · LA PLURALITÉ : MOTIFS BIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

LA PLURALITÉ : MOTIFS BIOLOGIQUES

biologiste qui se fait de la constance des espèces une idée prépondérante penchera aussi à nier Tunité primitive des races humaines, si d'ailleurs il n'est retenu par aucun motif éti*anger à la science. x\.u contraire, le partisan de la variabilité pourra croire à l'unité d'origine, mais il n'affirmera qu'une simple possibilité; son droit ne va pas plus loin. Mais ce n'est pas tout; il lui restera à se demander si des races que nous connaissons et qui existaient les mômes il y a quatre ou cinq mille ans, comme le prouvent les peintures des monuments égyptiens, ont été soumises avant cette époque et pendant un temps assez long à des conditions capables de les faire si gravement dévier du premier type, tandis que nous voyons aujourd'hui plusieurs siècles ne pas suffire pour amener un changement considérable chez les races nègres transplantées dans la zone tempérée, ou seulement chez la nation juive, bien moins caractérisée, répandue depuis si longtemps dans toutes les parties du globe.

Quant à la prétendue preuve de l'unité, qu'on pense obtenir en alléguant que des races susceptibles de s'unir pour la génération et de donner des produits eux-mêmes féconds appartiennent à une seule et même espèce, elle couvre généralement un sophisme. Si, en effet, nous voulons prendre l'énoncé (jui précède pour une définition nominale de Vcspèce^ il n'y a rien à dire, mais il

Page 1