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LA PLURALITÉ I MOTIFS PHILOLOGIQUES

reste à démontrer qu'une espèce, en ce sens, a dû nécessairement provenir d'un seul premier couple; et alors cela est contesté. Si, au contraire, on entend par espèce la suite et l'ensemble des êtres qui proviennent d'un seul premier couple, on est libre encore; seulement, on a la tâche d'établir que les races humaines descendent elfectivementd'un couple unique et forment une espèce en ce nouveau sens (1).

Enfin la multiplicité des premières familles humaines s'infère avec une assez grande probabilité des études de grammaire comparée, en ce que les langues ne se rapportent point à un type grammatical unique et ne sont nullement réductibles à un seul système primitif. Il est vrai que les philologues allemands, fidèles au goût exclusif de leur nation pour l'idée panthéistique du dcveloppeinent en toutes choses, ont voulu considérer le langage comme procédant du genre monosyllabique au genre des ilexions, ou de ce qu'on pourrait appeler philosophiquement la grammaire de position à celle qui transforme les mots pour exprimer leurs rapports. Ainsi le monosyllabisme , l'agglomération et la transfor- . mation proprement dite seraient des degrés successivement parcourus dans le perfectionnement de la parole. Mais il faudrait prouver ([ue le type

(1) Y. ci-ctes8U8 ^ IX, note D.

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