‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 153 sur 199 · PROBLÉMATIQUES · texte numérisé non relu

PROBLÉMATIQUES

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vagues. Car nous sommes incapables d'imaginer la portée ou la nature de la puissance que ces premiers êtres auraient exercée sur les forces naturelles, et de pénétrer la loi suivant laquelle leurs organismes, détachés de l'organisme universel, se seraient dégradés, en tant de formes diverses, effets et images de leurs passions employées à s'entre-détruire. Le plus grand vice de cette hypothèse, aux yeux de ceux qui se font une juste idée des possibles dans un problème si obscur, est sans doute sa noirceur, l'épouvantable idée qu'elle donne du séjour infernal auquel nous sommes condamnés, la peine qu'on a à la trouver conciliable avec la bonté suprême, à cause de l'horreur des chemins par lesquels l'auteur des lois de la nature aurait entendu que s'opérât ou la restauration ou l'anéantissement final de ses créatures. Et dans le fait, on ne voit pas que la doctrine des métempsychoses se soit jamais alliée avec celle de la création ; sa place naturelle est dans un système du monde moral où les êtres sont des âmes émanées de la substance universelle, et entraînées dans une circulation sans fin à travers toutes les formes corporelles que leurs passions et leurs actes leur valent successivement comme habitats.

Le mieux est donc de conclure sagement à Tignorance sur la question de l'origine de Tani-

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