‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 160 sur 199 · MOYEN DE LA SUCCESSION DES ESPÈCES · texte numérisé non relu

MOYEN DE LA SUCCESSION DES ESPÈCES

telles que rallaitementjla dentition, la puberté, le plein fonctionnement du cerveau, qui sont toutes des prédispositions données dans le fœtus et avant le fœtus, de même on peut comprendre que le plan d'organi?ation de certains germes impliqués et transmissibles dans la filière d'une espèce longtemps invariable, ce plan, étendu au delà de cette espèce elle-même, renferme, à de certains endroits de leur succession, une puissance déterminée de variation spécifique. Il se produirait, en ce cas, des sortes de révolutions dans l'hérédité, qui donneraient aux parents des générations différentes d'eux-mêmes, au lieu de ce développement unique, continu, réclamé par les transformistes, en vue de composer des change77ie)its cV espèce avec les changements infinitésimaux ttune espèce donnée. Ces philosophes confondent sous une notion commune des propriétés irréductibles les unes aux autres, ramènent tous les êtres à l'unité, leur succession à un déterminisme sans raison ordonnatrice et providentielle. La thèse toute simple n'exige rien de pareil et peut se concilier avec celle de Texistence réelle des espèces, dont il suffit alors de concevoir les générations préparées au sein de la nature actuelle, conformément aux conditions de cette nature, en un certain mode de corrélation avec les espèces détruites et finalement réintégrables du monde parfait de la création divine.

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