‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 163 sur 199 · AU MONDE PRIMITIF · texte numérisé non relu

AU MONDE PRIMITIF

ment divisibles et multipliables par segmentation ; il les distribue en espèces qui ne se mêlent pas entre elles et dont les rapports de production dans le temps, les passages des unes aux autres nous posent des problèmes sur lesquels nous ne reviendrons pas. De quelque manière qu'ils soient résolus, il faut toujours se souvenir, que si Ion ne reconnaît l'existence réelle d'un principe de spécificité dans le monde vivant, on s'aflranchit de l'observation et de l'analyse correcte des phénomènes pour tomber dans l'illusion de l'unité originaire, matérielle ou non, mais toujours métaphysique, dont l'existence de la diversité ne se peut déduire.

Revenons aux germes. Le germe étant donc celte partie de l'individu qui, indestructible par des causes externes, s'organise quand les conditions convenables sont obtenues, de manière à reproduire l'individu même dont l'ancien organisme a péri, deux questions se présentent et réclament, à défaut de solutions précises ou positives, des réponses (|u'on puisse au moins appeler des manières générales de comprendre ces profonds phénomènes.

1'' Gomment se représenter la forme d'enveloppement et de développement de ces germes, aujourd'hui que le système de l'emboîtement, imaginé par Leibniz ou par ses disciples, ne peut plus être regardé que comme une ligure maté-

Il'

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