‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 164 sur 199 · RAPPORT DES PERSONNES ACTUELLES · texte numérisé non relu

RAPPORT DES PERSONNES ACTUELLES

rielle et grossière de l'involatioii et des puissances réelles des organismes réduits à leur principe ultime, impérissable?

2^ Qu'est-ce que cette identité des individus actuels, renfermés dans les germes développables du présent monde, et des individus profondément différents qui furent de libres organes de l'organisme primitif universel, et de ceux encore qui trouveront leur place dans cet organisme restauré « à la fin des temps » ? En quel sens réel peuvent-ils être dits les mômes personnes en ces trois règnes ?

Expliquons-nous d'abord sur cette seconde question. S'il fallait, pour y répondre, décrire les organes relatifs à ces dilférents états et dévoiler le lien qui les unit, on aurait tout lieu de regretter de ne s'en être pas tenu à l'ancienne et commode imagination des substances spirituelles, qui, sous une forme, on ne sait souvent si c'est de matière raffinée ou de conception abstraite, permet au philosophe de suivre un môme pouvoir conscient dans des métensomatoses variées, ou de le dépouiller de tout somatisme, à volonté. Mais alors il faudrait renoncer à se représenter une réelle histoire physiologique de l'individu depuis la chute, à travers les Ages du monde. La méthode phénoméniste, et celle-là seule, unie aux postulats de la raison pratique, ou morale, autorise à la fois la supposition des séries de

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