‹ Les principes de la nature [microform]Chapitre 186 sur 199 · LA LOI D IDENTITÉ ET DE PERMANENCE · texte numérisé non relu

LA LOI D IDENTITÉ ET DE PERMANENCE

regarder comme employés à l'œuvre de la croyance en sa propre identité sont le désir d'être et de vivre, joint à cette volonté, à cette activité soutenue, à ce travail qui, à mesure du progrès de la réflexion, à l'état de veille, sont constamment tendus à relier, ordonner, diriger des états de sentiment et des associations d'idées dont le relâchement, l'incohérence, l'échappement à l'hégémonie intérieure produiraient l'aliénation temporaire ou la perte même de la personnalité. Il est donc juste de dire que l'homme, affirmant son identité, n'affirme pas seulement ce ({u'il est, mais encore ce qu'iZ fait. Le sentiment de son elïort et de sa liberté est certainement un élément, le l>remier peut-être, du sentiment de son identité. Il ne jouit plus de l'intégrité du premier, et c'est pourquoi il peut être infidèle au second, dans la folie. 11 est vrai que l'induction tirée de la vie présente à la vie future dilFère de l'affirmation de l'identité de la personne actuelle disséminée dans un nombre indéfini d'actes et d'états divers : — perceptions distinctes^ existences distinctes, entre lesquelles nous ne percevons pas de lien réel, disait lïume ; — il en dilîère surtout en ce que nous ne pouvons plus compter que sur une œuvre secrète de la nature, divinement conduite, pour reproduire et coordonner, dans un temps à venir, yios phénomènes dont la mort rompra tout à l'heure le cours : nous mettons du, notre à la conservation , nous n'en pouvons rien mettre à la renaissance de notre Sentiment et de no-

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