LA SUBSTANCE DANS LE LEIBNITLVNISME
si peu parvenu cà se rendre compte de la doctrine de l'harmonie préétablie, qu'il écrivait : « C'est là le côté obscur de la monadologie, et Leibniz n'a pas cherché à l'éclaircir ^) ! {Doctrine philosophique de Leibniz, édition de Victor Cousin, p. ?>9Sy sq ). Il entend bien que Leibniz veut trouver dans chaque monade une concordance spontanée des phénomènes avec les phénomènes internes de toutes les autres monades ; mais il ne comprend la chose que comme un point de vue de Dieu qui voit l'univers entier dans chacune de ses parties. Quant à ce qui est de supprimer les communications en elles-mêmes, la monade <' force active » lui paraissant impliquer l'action transitive, telle que chacun l'imagine, il ne voit dans l'incommunicabilité, prise au pied de la lettre, qu'une contradiction inexplicable.
Après tout, pourquoi Véclectiqiie Leibniz n'aurait-il pas admis, en faveur des esprits faibles, un vincidiimcommnnlcaliciim, tout aussi bien qu'il a collaboré avec un père jésuite pour la découverte d'un vinculum siihstantiale propre à l'explication de la transsubstantiation dans le système des monades ? Il est vrai que le Système nouveau de la nature et de la communication des substances s'en allait alors à vau-l'eau dans ses deux parties à la fuis; mais son auteur incompris aurait toujours pu espérer en la venue de quelque penseur qui enfin en saisirait le sens et le rétablirait, sauf à le concilier avec les préjugés régnants. C'était sans doute un peu
APPENDICE. — A