LA MONADE ET LE PHENOMENISME
monique d'une composition et d'un organisme de monades, tels que sont les êtres vivants et animés. Si l'on s'enquiert de la vraie notion leibnizienne de la monade, on s'apercevra, en écartant les termes substantialistes, abstraits et vides, qu'elle consiste toute en la position d'une loi qui assemble en un seul faisceau les trois grandes qualités i/iternes constitutives de l'être sensible : \vi perception et Y appétit^ joints à la force^ principe du changement. C'est une vraie définition de l'être représentatif que Leibniz donne de cette faron; lui-même ne rejette pas d'une manière absolue l'application du terme iVdrne aux plus inférieures de ces fonctions (comme nous les nommons en phénoménologie rationnelle) qu'il appelle des entéléchies ; et si nous ajoutons à cela que sa théorie du temps et de l'espace, et celle des actions externes, ou de la causalité, sont à peu près celles que le criticisme phénoméniste s'approprie, nous conclurons que l'on peut, sans beaucoup d'efforts d'interprétation, réduire à des questions de mots la diiïérence entre cette dernière méthode et la partie de la monadologie leibnizienne relative à la notion de l'être. (Voir Leibniz, Monadologie^ %% l-lll et VIII-XIX, et l'appendice, à la hn du second volume du présent ouvrage, où il est traité de Vaccorcl de la méthode phénoniéyiiste avec les doctrines de la création et de la réalité de la nature).
VUE GEXEUALb:
suiTi:.