‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 116 sur 154 · l'e Part. Ch. IV · texte numérisé non relu

l'e Part. Ch. IV

tre. se sont élevc's si liant dans la perfection des vertus, bien (ju'ils ne se tussent pas comme eux enj^agés par des vœux au Seii,'neur. Que dis-je ? La pensée même de tant d'âmes généreuses que la sainte Ép^lise peut toujours leur présenter au milieu du sit'cle. sera pour eux un sujet de salutaire confusion. Ah! si Dieu avait accordé à ces fervents chrétiens une vocation telle que la leur, avec tous les moyens de sanctilication qu'elle renferme, quelle n'eût pas été leur correspondance et leur lidélité?

Voilà des réllexions quil est difiicile de faire sérieusement sans en être touché; et c'est ainsi quun reli^neux écartera le danger qui le menace au milieu même de son abondance, celui de s'habituer aux dons de Dieu jusqu'à en perdre l'estime, selon l'expression de saint Au.^ustin *. et par là d'arriver bientôt au mal terrible de la tiédeur et de l'abus.

II. La seconde différence entre le vœu et la vertu est (jue le vœu ne saurait proprement s'étendre audelà de ce qu'il impose sous peine de péché, au lieu que la vertu peut s'élever à une perfection toujours plus haute.

De là encore il y a une grande conséquence à tirer, savoir, que c'est par le zùle à croître de jour en jour dans la vertu que l'on devient un bon religieux. C'itte vérité se coni[>rendra mieux à l'aide dune comparaison. Dans les commandements de Dieu, on distingue la partie quon appelle négative, laquelle oblige toujours sous peine de péché, et la partie dite

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