‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 131 sur 154 · Y' Pan., ch. 2. art. 4, sect. P · texte numérisé non relu

Y' Pan., ch. 2. art. 4, sect. P

enroro: c'est parce qu'elle est le reniT-de à relui de^ nos maux spiiituels (jui est la racine «le tous les autres, selon ces paroles de l'Apntre: « La racine de tous les maux, c'est la cupidité * ». Voila pourquoi le Sauveur des hommes, non content d'ouvrir par l;i sa prédication, commence aussi sa vie par donner dans sa personne cette première leçon de l'étable et de la croche. Et quand il veut enseigner le secret et la route de la perfection, il avertit que c'est encore de là qu'il faut partir: « Si vous voulez être parfait, allez, vendez tout ce que vous avez et donnez-le aux pauvres, et vous aurez un trésor dans le ciel - ». Les premiers qui ont reçu cette grande leçon, et qui ont voulu la pratiquer dans toute son étendue, ce sont les apôtres. Ils l'ont présentée de même à la ferveur de l'Eglise primitive, et ils ont ainsi donné aux communautés religieuses la forme de la pauvreté parfaite ^.

La cupidité est donc le premier ennemi qu'il faut attaquer, pour que l'àme devienne capable de s'élever vers Dieu et de s'attacher à lui : car l'obstacle que cet ennemi oppose à la charité est de telle nature, qu'il donne contre elle des moyens et des forces à tous les autres ennemis, les richesses étant comme laliment et l'instrument de toutes nos passions. De là cet anatlit-me prononcé contre les riclies ^ : de là ces noms doimés aux richesses ; ce

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