‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 151 sur 154 · ARTICLE V. — CONCLUSION · texte numérisé non relu

ARTICLE V. — CONCLUSION

LE GRAND MODflLE DE l'oBÉISSANCE.

Nous ne pouvons mieux terminer ce chapitre et tout ce traité, qu'en rappelant le Modèle divin de l'obéissance.

lo Jésus-Christ, Fils de Dieu et Notre-Seigneur, est venu en ce monde par obéissance et pour obéir. Écoutons ce qu'il dit par le Prophète royal et le grand Apùtre : t En tite du Livre il a été écrit de moi que j'accomplirais, mon Dieu, votre volonté * >. Il s'agit de la promesse d'un Réparateur faite au premier homme désobéissant et rebelle. — « Eh bien ! oui, ô mon Père et mon Dieu, j'ai souscrit à votre engagement consigné à la première page du Livre,

1. In capite libri scriptum est de me ut facerera voluntatein tuam : p.^ns m<iis volui, et legem tuam in medio cordis mei. Ps. 39 ; HxBB. 10.

j'ai ronln comme voii?, et votre loi pfif nu milieu de mon cœur » . C'est ainsi que par son obéissance notre Sauveur devait réparer le mal que la désobéissance avait causé sur la terre. Et voyez, durant toute sa vie mortelle, comme cette obéissance de Jésus-Christ à son Père a été entière et ponctuelle! Il a déclaré lui-même « qu'il ne laisserait pas un seul iota, pas un seul point de la loi, sans l'accomplir parfaitement 1 ».

2*^ Non-seulement le Fils de Dieu voulut prendre par l'Incarnation une nature qui le rendît dépendant, et lui permît de soumettre sa volonté humaine à la volonté divine ; mais encore, durant trente années de sa vie, il exerça pour notre amour la même obéissance que nous, se soumettant à des hommes, ses créatures, savoir, à Marie et à Joseph, en qui il reconnaissait l'autorité de Dieu son Père. « Et il leur était soumis 2 » : telle est toute l'histoire que le Saint-Esprit a voulu nous donner de sa vie cachée.

3® Enfin, pour nous ce divin modèle <r se fit obéissant jusqu' à la mort, et à la mort de la Croix 3 » : de telle sorte que, dans sa Passion, on le vit obéir même à ses ennemis et à ses bourreaux, avec une humilité et une douceur incomparables : « tel que la brebis qui se laisse conduire à la boucherie, et sem-

1 . Tota nnnm aut nnus apex non praeteribit a lege donec omnia fiant. Matth. .5.

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