‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 27 sur 154 · repartie, C · texte numérisé non relu

repartie, C

reconnaiti'o son domain' aipr^in' o[ sa grandeur intinio.

On peut I>i(Mi lair.' un" promesse à la Uvs-sairte VieriJio uu à (jurlque saint : mais cette promesse ne sera pnjpremenl uji vœu, que si l'on s'engage pou • riionneur de Dieu même, c'est-à-dire en s'obligeant envers Lui sous peine de péché. Or c'est précisément parla que le vœu appartient au sacrifice : car alors il y a immolation faite à Dieu par le char.gement de l'objet otfert , en ce qu'il devient obligatuirement la chose de Dieu.

Le vœu est une participation spéciale au sacrifice de Jésus-Christ : en le prononçant et en l'exécutant, nous taisons ce que dit saint Paul : « Nous accomplissons ce qui manque à la Passion du Sauveur en notre cliair 2 > : c'est-à-dire , que nous ajoutons la part qu'il nous réservait pour nous faire mériter l'application de son divin Sacrilice. C'est ainsi qu'à la Mes.se le sacrilice sanglant du Calvaire doit sappliquer aux hommes par le sacrilice non sanglant de l'autel : parce que la Messe est à la fois l'oblation du corps naturel de Jésus-Christ et celle de son corps mystique qui sont les chrétiens : de sorte que limmolation du chef profite surtout aux membres ([ui ont soin de se présenter avec lui. Or , cette immolation des membres n'éclate nulle part autant que dans le martyre et dans le sacrifice des vœux de religion. Doti Ton voit qu'il y a pour les religieux une manière qui leur est propre de célébrer ou d'entendre

1. Adimpleo quae desunt passionum Christi in carne mca, COLOSS. 1.

la sainte Me?se, c'est de s'y oflrir comme victimes avec Jésus-Christ , en renouvelant l'holocauste de leurs vœux.

SECTION II. — DE LA VERTU DE BELfOIOX.

La religion, comme les mots le disent déjà d'euxmêmes , est la grande vertu du religieux ; au moment où il prononce ses vœux , elle devient la vertu propre de son état. De là l'importance qu'il y a pour lui de bien connaître et ce quelle est et tout ce qui la concerne. C'est dans le but de l'en instruire plus à fond , que nous allons exposer les beaux enseignements de saint Thomas sur cette vertu. ^

La religion, dit le saint docteur, est une vertu qui fait partie de la justice et en est même la principale partie : et c'est celle par laquelle l'homme rend à UifU le culte et l'hommage qu'il lui doit.

Insistons sur ces deux idées fondamentales . elles sont très-dignes de la considération du religieux.

L La religion est une partie de la justice , car le propre de la justice est de rendre à chacun ce qui lui est diJ : et elle en est la partie principale, car la première de nos dettes , sans contredit et sans comparaison^ est celle qui nous oblige envers notre Créateur et notre Dieu.

Représentons-nous donc cet Être et ce Seigneur

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