‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 58 sur 154 · Ch. II. art. II. scct. III · texte numérisé non relu

Ch. II. art. II. scct. III

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(1i>pen>a]»lec mlitioii. celle de raccomplissenicnt et de la fidélité à j?arder la prome>se. De même que ce n'est point l'habit qui fait le religieux, ainsi ce n'est point la perfection de son état qui lui donne sa perfection personnelle . mais bien Ti^bservation des devoirs de cet état. Laissons encore ici parler saint Thomas*. Quelques-uns, dit-il, peuvent être parfaits, qui ne sont point dans létat de perfection ; et d'autres peuvent être dans l'état de perfection, qui sont Inin d'être parfaits. Autre chose est donc Tétat de perfection, et autre chose la perfection de la vie. On dit qu'une personne est dans l'état de perfection, non pas de ce qu'elle possède effectivement la charité parfaite, mais de ce qu'elle sest obligée aux choses de la perfection. Or, il arrive que certains hommes s'imposent des obligations quils ne gardent point, tandis que d'autres font le bien auquel ils ne se sont pas obligés ; comme il est dit en l'Évangile, de ces deux fils que leur père envoya travailler à sa vigne, l'un répondit : Je ne veux pas, et puis néanmoin.s il y alla; au lieu que l'autre, après avoir dit : J'y rais. Seigneur, n'y alla cependant point 2.

Il faut revenir toujours à ces deux mots du Psaume: toiete et reddiîe *. Oui . dit le Seigneur à ceux quil appelle, offrez-moi vos vœux de religion; nulle autre offrande ne peut me plaire davantage.

2. Homo quidam habuit duos filios, et accedens ad primum dixit : Fili, vadehodie, operarein vinea mea. Ille autemrespondens ait, nolo ; postea autem pœnitentia motus, abiit. Accédons autem ad alterum, dixit similitor. At ille respondens ait; Eo, Domine, et non ivit. Matth, 21,

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