a 2ae q. 23, a. 2, et q. 24. a. 2 et
2. Chantas Dei diffusa eet in cordibus nostris per Spi.itum fianctum qui datus est nobis. Roii. 5.
De même, donc, qu'il n'était nullement au pouvoir de rhomme d'acquérir la charité, ainsi elle ne peut, quant à sa mesure et à ses accroissements, de'pendre ni de la capacité naturelle, ni de la vertu humaine. C'est au Saint-Esprit de l'augmenter, comme de la produire dans une âme, selon ce qui est écrit : « L'esprit souffle où il veut * » ; et encore: « Il partage ses dons dans la mesure qui lui plaît - ».
2° Il est vrai, cependant, que, pour recevoir soit la première infusion, soit les accroissements de la charité, Dieu demande notre préparation et nos efforts, et c'est le sens de ces paroles du Seigneur : « Il confia ses biens à ses serviteurs, donnant à chacun d'eux selon sa propre vertu ^ ». Mais cette préparation et ces efforts, la foi nous enseigne que le Saint- Esprit les prévient encore, excitant plus ou moins notre volonté selon son bon plaisir: de sorte que c'est lui toujours qui, selon l'expression de TApôtre, « nous fait dignes d'entrer en partage avec les saints * ».
3° De là il faut conclure, en premier lieu, que pour accroître en nous la charité et par conséquent la perfection, le moyen est le même que lorsqu'il s'agit de Tacquérir et de la conserver, c'est-à-dire qu'il faut nous adresser à Dieu par la prière ; en second lieu, que nous devons y mettre aussi notre part avec le secours de sa grâce, en écartant les obstacles et en