Hoc est perfectorum filiorum Dei
2. Ego autem libentissime iruperidaQi, et superimpendar ipse pro animabud yestris. 11 Cob. 12.
consacrent au bien du prochain leur existence et leur vie; et cette perfection est propre à un grand nombre d'instituts religieux , où elle devient un devoir et le me'rite singulier de chacun de leurs membres.
SECTION VI. — DES ACCROISSEMENTS DE LA CIIAr.ITE DANS NOS AMES.
§ I. De qui dépendent ces accroissements * f
lo La charité est une vertu qui ne peut avoir que Dieu pour auteur : car c'est une habitude surnaturelle, destinée à perfectionner la volonté humaine, pour la rendre capable de produire les actes de l'amour surnaturel, et de les produire avec toujours plus de promptitude et de facilité. De plus, la charité en nous est une participation de la charité infinie de Dieu même: en sorte qu'il n'appartient qu'au Saint- Esprit de la créer et de la répandre dans les cœurs 2. De là vient que nous appelons Dieu la vie de notre Ame dans l'ordre surnaturel : non pas qu'il en soit la vie formelle, mais parce que le Saint- }-]sprit y met la charité, laquelle est formellement cette vie, comme l'âme est la vie du corps. Enfin, parce que la charité a un effet infini, en ce qu'elle a la force de justifier le pécheur, de l'unira Dieu et de lui mériter la béatitude éternelle, il est manifeste qu'il faut une vertu infinie pour la faire naître dant nos âmes.