‹ Les principes de la vie religieuse, ouChapitre 78 sur 154 · ae q 24, a · texte numérisé non relu

ae q 24, a

— 1S7 — < Je vous montre, dil-il, une vnie plus excellent3 encore ' ».

On peut faire ici une rédexion touchante: si dans le ciel il pouvait y avoir quelque place à Tenvie, voilà une chose que les saints nous envieraient certainement; leur charité n'est plus susceptible de croître comme la nôtre ici-bas ; quoique parfaite dans son degré, elle eût pu Tétre dans un degré supérieur, par suite de Taugmentation qu'ils en eussent méritée sur la terre.

3° La charité peut s'accroître indéfiniment en cette vie. Car il est impossible de lui assigner aucune limite, ni du coté de sa forme qui est une participation de la charité infinie, ni du côté de sa cause qui est Dieu même, dont la vertu n'a point de bornes, ni du culé de Tàme qui la reçoit, puisque toujours avec l'accroissement de la charité en elle, s'accroît l'aptitude à une augmentation ultérieure. La charité, en devenant ainsi toujours plus parfaite, tend à une fin et à un terme; mais cette fin n'est pas dans la vie présente; elle n'est que dans la vie future. Donc, s'écrie saint Augustin : * Si longtemps que nous ayons vécu , si loin que nous ayons marché et avancé, personne ne peut dire : C'est assez pour moi. Dire cela, c'est rester en chemin et ne savoir point arriver. Là où vous avez dit : C'est assez, là même vous vous êtes arrêté ^ ».

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