Qu'il a fait, la guerre an clergé de sa province
120. Qu'il appartenait à l'école avar cée du journal l'Avenir ;
180. Qu'il a reproduit toutes les injures de Louis A. Dessaulles contre le Séminaire de St. Hyacinthe ;
140. Qu'il est le digne compagnon de principes de Le. Dessaulles lui-même.
Tel est M. Fontaine et tel il se présente aux électeurs de Bagot.
Abstraction fuite de tout préjugé politique et de tout esprit de parti, quel est l’homme sincère qui n’est pas convaincu de la fausseté et du danger des doctrines de M. Fontaine ? Quel est l'électeur qui voudrait lui coufier un mandat aussi important que celui de députe ?
Le Parlement re doit renfermer que des hommes ayant foi dans nos institutions, professant le respect pour l’autorité et confiant dans l’avenir. [l serait imprudent et téméraire de confier nos destinés nationales ot religieuses à ceux qui entretiennent des opinivns diametralement opporées à celles de «os Evêques qui sont l:8 gardiens de la saine doctrine, Nos aucêtres nous ont legué tout un héritage de foi et de loyauté ; après la cession du Canada à l'Angleterre, ce fut le clergé qui se constitua le gardien de ce précieux dépot ; ce fut le Clergé qui fonda ces maisons d'éducation qui furent les arsenaux Où la jeunesse du pays vint cher-
cher des armes pour combattre nos droits menacés Ce furent nos collèges qui perpétuèrent la connaissance de notre bellé langue françuise, et nous
devons rendre au prêtre le témoignage
le plus éclatant de notre reconnaissance.
Or était-ce alors que la voix de,nos évêques vénérables se fesait entendre, en 1867, pour commander au peuple l'obéissanceau nouveauregimepolitique que l’on devait les abreuver d’outrages Qui pouvait leur en contester le droit et l'opportunité? Il fallait avoir de bien mauvaises idées et avoir beaucoup de fie! dans le rœur pour agir comme l'ont fait MM. Dessaulles, Fontaine et autres.
Ces hommes qui méprisent ainsi leur pays ne doivent point s'attendre à mériter la confiance du penple canadien. Les électeurs de Bazot, sans aucun doute, repousseront le cand'dat des rouges de Montréal et spécialement de M. Laflimme, l'avocat de Guibord, De fait ils comprendront que cette can didature leur à été imposée et que M.
Fontaine, par ses antecédents, ses écrits ei ses opinions ne saurait capter leurs bonnes grâces.
Oui, repoussez M. Fontaine, l’insulteur de nos colléges; l’insulteur de notre Reine ; l’insulteur du prêtre, et,
- par un vote intelligent et libre, chas-
sez-le dn comté de Bagot comme indigne de briguer vos suffrages.