LE CODE ET LA LOI DE
ments profonds et mettre les faits d'accord avec les principes nouveaux, manque aux hommes de la ]
Révolution. Cependant ils suppriment les peines corporelles. Ils exigent les premiers qu'on pose toujours, quand il s'agit de juger un enfant, la question de discernement ^
La Restauration se borne à faire cesser le scandale de la réunion des détenus de tout âge *. Les enfants commencent même à être reçus dans quelques établissements privés '•
Au cours des dix années qui suivent la Révolution de i830, la situation des jeunes détenus jugés en vertu de Taricle 66 du Code pénal, s'améliore par la mise en apprentissage ^. L'instruction primaire est donnée à tous les mineurs détenus dans les maisons centrales.
Vers 1839, s'ouvre une nouvelle période heureuse pour eux, d'études et de progrès. MM. de Metz et de Courteilles prennent à Mettray, l'initiative du mouvement colonisateur. Leur exemple est bientôt suivi. Jusqu'en 18S0, on travaille partout en même temps à fonder de nouveaux établissements d'éducation correctionnelle et à organiser le patronage des libérés.