EMPRISONNEMENT ET RÉCLUSION
Les scènes d'adieux sont fréquentes à la Roquette.
La voiture cellulaire est à la porte, attendant pour les conduire à la gare, quinze jours, trois semaines, un mois au plus après leur jugement, ceux qui doivent partir. On se sépare. lies condamnés correctionnels et lesréclusionnairespromettentde se revoir, et ce n'est pas toujours dans un bon but. D'autres, condamnés aux travaux forcés, s'en vont pour ne plus revenir. Mais qu'importe? On dit tout de même: au revoir. Les malfaiteurs d'habitude sont comme des voyageurs qui peuvent toujours se rencontrer aux stations, parcourant la même route. Si l'on a la chance d'éviter une fin tragique, il est probable qu'on se retrouvera quelque jour, là-bas, à la Nouvelle!
Les condamnés à l'emprisonnement partent pour les maisons centrales de correctioJi ou de réclusion.
Pour les femmes, la peine unique, si souvent demandée, est réalisée en fait. D'abord elles ne sont pas toujours séparées selon la condamnation dans les maisons centrales où on les reçoit *; et de plus,
-i, Clermont, DouUens, Cadillac, Auberive, Montpellier, Rennes.