‹ Les prisons politiques: Sainte-PélagieChapitre 24 sur 63 · RÉPERTOIRE OFFICIEUX · texte numérisé non relu

RÉPERTOIRE OFFICIEUX

DE

Béranger.

Paul-Louis Courier.

Gauchois-Lemaire.

Eugène de Pradel, improvisateur.

Jay, écrivain.

Jouy, id.

Colonel Duvergier (1).

Capitaine Lavérderie (1).

Le lieutenant Marchebout (1).

Barginet.

Magalon.

Léonard Gallois.

Victor Ducange.

Bonnin.

Le Page.

Emile de Braux.

Fontan.

Mina, chef des

espagnoles. Bonnaire (2).

Lapelouze.

Châtelain.

guérillas

[1j Instigateurs des troubles de juin 1820.

(2) Soldat à dix-sepl ûn«, général à trente-huit ans. Un officielfrançais venU) au nom des alliés, proposer à la garnison de Condé, commandée par Bonnaire. de se rendre, fut tué. L'aide de camp accusé d'avoir ordonné cette action fut condamné à mort, et Bonnaire, malgré la brillante défense de Chauveau-Lagarde, se vit condamner à la déportation et à la dégradation.

Achille Roche.

Bert.

Barthélémy (1).

Dubois.

Thierry.

Hubert. Laplain, ancien garde du

corps.

Sarrut.

Armand Marrast.

Gervais (de Caen).

Bascans.

Antony Thouret.

Gaillard.

Laurent de Saint- Julien.

Boulliet.

Bourgoiu.

Leduc.

Philippon, directeur delà

Caricature, Duchâtelet.

Delaunay.

De Genoude.

Sambuc.

Lennox.

Danton.

Blanqui .

Galois.

Mané.

Le Suisse Zanoff.

Malarmé.

Collet.

AlTrtire du cloître Saint-Merry

Jeanne, papetier (2).

Rossignol, journaliste. Rojon.

Goujon.

Vigoureux,

(1) Ce chantre nerveux de la Némésis, plus tard ce chantre écœurant de la palinodie , improvisa dans sa cellule le quatrain | suivant :

Ici vient eipirer la tempête qai gronde |

Sur les jours agités des habitants du niondo ; C'est un port au milieu de l'orageux Paris.

Une éternelle paix réjjno sous nos lambris.

(2) Avant le prononcé du jugement, M" Marie s'approcha de 1 Jeanne, qui portait sur sa poitrine la décoration de juillet, et lui 1

AfTaira dite des Prou rai r es

Colin père, homme de lettres.

Colin fils.

Auguste Foptier.

Poncelet(l).

Bousselot.

Suzanne.

Fizanne.

Jechler.

Lebrun.

Charbonnier de la Guesnerie.

Descloux.

Roger.

Leychat.

Piégard.

Baquier.

Fargues.

Daxheloffer.

Gaérin.

Dutertre.

Marliat.

Du Tillet.

dit : « La cour prononcera sans doute contre vous la dégradation de la décoration de juillet. Si vous ôtiez d'avance votre croix?» Jeanne répondit en souriant : « £h I non ; quand ils me Tarraobéraient, la France déjà me l'a donnée, elle me la donnera encore. »

Comment diable se fait-il qu'on ne voie que des henriquinquinades à la vitrine de l'ex-insurgé de juillet?

De lui on peut donc dire , comme de tant d'autres qui figurent dans ma liste, bien malgré moi non stigmatisés : « Quan^ tum mutatus ab illo ! »

(1J Le rassemblement du café de la rue des Prouvaires avait attiré l'attention de la police, et un ordre parvint, quelques instants après, d'arrêter toutes les personnes qui se trouvaient chez le cafetier-restaurateur. Poncelet, qui était au premier étage avec une dizaine de ses amis, avait seul des armes^ un poignard et une paire de pistolets chargés. Sur un commandement de monter donné aux sergents de ville, ceux-ci, peu tranquillisés, sans doute, dirent à l'officier de paix : « Vous êtes notre chef, montez le premier et nous vous suivrons. » Le nommé Houel, agent reçu

Delaulne.

Castau.

Kauffmann.

Fouy.

D'Escrivieux.

Aubry-Foucault.

Dieudé.

Dentu, éditeur.

BaroD de Brian.

Henrion de Bussy, gérant

du Brid'oison, feuille

légitimiste.

Comte de Bailly.

Comte de Soucy.

Vicomte de Soucy.

Eguia Urbistondo, (affaire

don Carlos).

Colonel O'Donnel, (affaire

don Carlos).

Bains.

Toupriaut.

Marquet.

Boyer.

Laoût.

Geoffroy.

Colombat.

Lecouvreur.

Cellier.

Procès d*avril

Guinard.

Raspail.

Armand Marrast.

Caussidière.

de la veille^ un zélé, par conséquent^ tirant aussitôt son épée^ s'élança dans Pescalier, qui était en spirale et^ arrivé au haut : « Rends-toi ou tu es mort, cria-t-il à Poncelet, qui, à deux pas de lui, le couchait en joue. — Retire-toi ou je te brûle la cervelle, » proféra à son tour Poncelet.

Tenant peu compte de cette injonction, le sergent avança et reçut aussitôt une balle dans la tête. Au bruit de l'arme à feu, un consommateur du rez-de-chaussée s'enfuit en criant : A l'assassia! Mal lui en prit, car il fut à l'instant même cloué gur le mur par la baïonnette d'un garde municipal, qui crut ainsi avoir tué le coupable.

Et, nialjj^re Tinsistance du ministère public sur ce fait imputé à Poncelet, ce dernier fut .acquitté, le garde municipal aypnt soutenu son dire avec énergie.

Landolphe,

Fontaines.

Hubert (1).

Imbert.

Barbes.

Trélat.

VignertCo

Fournier.

Berryer-Fontaine, aujour-

Villain.

d'hui médecin de la mai-

Crevât.

son de Tempereup.

Martin-Bernard

Godefroy-Cavaignac,

Delente,

Procès des familles

Blanqui.

Olivier.

Barbes.

Durin.

Martin-Bernard.

Fallard.

Qaétin.

Geoffroy.

Eugène Raspail.

Billot.

Nétré.

Marquet,

Frémont.

Beaufour.

Seigneurgens.

Palancbon.

Fomberteaut père.

Robrer.

Fomberteaut fils

Gunard.

Bonnefond.

Dusoubs.

Lefevre.

Boivin.

Petit-Jean.

Simon Régnier.

Dupin.

Bastel.

Bacconi.

(i) C'est cet Hubert qui se montra un des plus ardents agitateurs lors de l'envahissement de la ehambre , en mai 1848. Il fut reconnu depuis comme ayant de tout temps appartenu à la police secrète.

Marène.

Gourtay.

Adam.

Delbrouk.

Landry.

Rose.

Napoléon Lebon.

Jacobué (1).

Guny.

Lepage.

Yéron.

Blondeau.

Davancier,

Lachambaudle, fabuliste.

Jouy.

Armand Garrel, Daumier.

Victor Bazières, chansonnier.

Anna.

Hassenfratz.

Waré Delayen.

Janot.

Viterne;

Lamennais.

Baron Verteuil de Feuillas,

gérant de la France.

Adeline.

L'abbé Gombalot (2).

De Genoude.

Clément Thomas, gérant du National,

Aubry-Foucault.

De Vaugrigneux.

Charles Marchai, pamphlétaire.

Georges Duchêne (3).

(1) Une réunion de citoyens ayant conçu le projet de faire évader de Sainte-Pélagie les condamnés dans l'affaire Saint-Germain l'Auxerrois, un conflit s'ensuivit, et le détenu Jacobué reçut d'un des soldats du poste un coup de feu en pleine poitrine, juste au moment où il franchissait la grille donnant sur la rue du Puitsde-l'Ermite.

(2) Condamné pour son pamphlet contre l'Université.

(3) Quinze jugements pesaient déjà sur ce vaillant écrivain, à peine âgé de vingt-cinq ans. On ne se serait jamais douté, en le voyant jouer au ballon dans la cour de la Dette que cet enfant avait tant de jugements ! Aujourd'hui rédacteur sérieux du Courrier français. M. Duchêne a été élevé à l'école de Proudhon : c'est tout dire.

Dupolj (1), rédacteur de la J i^^/bnne. (Affaire Quenis- J

set. Complicité morale.) Félix Pjat (2).

Insurgés de juin à Sainte- Pélagie, en octobre 1848

Allégot.

Cuisinier.

Adenise.

Choteau.

Albert.

Cabaron.

Angelo.

Courtois.

Audier.

Cochillard.

Brière.

Clavel d'Oisy.

Bonnet.

Cervin.

Bertin.

Dambreville.

Bochamp.

Durier.

Bessonneau.

Dargent.

Dufresne.

Bossan.

Bréncont.

DeraniD.

Bernard.

Delahaye.

Bénard.

Dominile.

Bisson.

Dalot.

Blancq.

Dujardin.

Billery.

Donas.

Bardon.

Dupont-Athase

Beauvillars.

Edel.

Blick.

Feuilifitre.

Gombray.

François.

Cantel.

Frior.

Garlu.

Faille.

(1) On a évalué à plus de cent aks de prison le total des condamnations prononcées contre M. Dupoty, ex-gérant d'une infinité de feuilles.

(2) Condamné à un an de prison pour son fameux feuilletonpamphlet inséré dans la Réforme, contre Jules Janin, à propos de la reprise au Théâtre-Français de Tibère, tragédie de Marie- Joseph Chénier.

Faivre.

Mollet.

Fermanel.

Martel.

Fischer.

Nagelin.

Fraud.

Prévost.

Guichet.

Pichot.

Galtier.

Petit.

Guelineux.

Perraton.

GuenifTet.

Pouget.

Gradet.

Quatrehomme.

Guiot jeune.

Redon.

Grosieux.

Bodin.

Gaunier.

Richard.

Gossier.

Robinot.

Grinet.

Roussel.

Huet.

Roux.

Hervieux.

Ramette.

Henri.

Roche.

Herbette.

Souchette.

Hoquet.

Saint-Martin.

Justice,

Sabre.

Jacquet.

Sanson (André).

Jeau.

Seguin.

Kamau.

Schmit.

Lerude.

Saugas.

Leduc.

Sépim.

Lecoq.

Senique.

Legrand.

Thomas.

Langlois.

ToffiD.

Lesage.

Tronquet.

Lebel.

ïribout.

Lecomte.

Touzet.

Ménétrier.

Vaudier.

Mouteau.

Vercheval.

Magnier.

Degré (l).

Martin.

Pinel-Grandchamp, maire

Monnaus.

du 12e arrondissement.

Meriguet.

;1) Peintre et pompier à Montargis, Degré, connu eous le nom

Aladenis«.

Bissières (l).

Vitu (2).

Nicolle.

L'abbé Chatel, dit le primat des Gaules^

Aubert-Roche (3).

Buvignié, représentant du

peuple.

Goilin, Désiré Pilette (4),

de : Pompier du 15 mai, fut représenté par les journaux da l'époque comme un personnage fantastique et mystérieux qui, brandissant son sabre nu, aurait conquis la tribune, chassé le président, et conduit à l'hôtel de ville l'insurrection triomphante.

C'était là une exagération d'héroïsme contre laquelle Degré lui-même protesta sa vie durant. Enfermé à Sainte-Pélagie, il parvint à faire afficher dans les couloirs de la dette l'avis suivant :

« Le citoyen Degré, peintre et pompier à Montargis, acluelle- « meut détenu à Sainte-Pélagie, comme ayant participé à l'inva- « siou du 15 mai, a besoin, pour sa Justification, d'Invoquer le té- « moignage d'un représentant dont U sait pets le nom, avec le- « quel il a lié conversation lo 15 mai, et qui a eu Iti bonté de lui « offrir un rafraîchissement.»

En tôte de cet avis, écrit à la main, et dont il n'y eut qu'un seul exemplaire, était une peinture assez naïve, représentant une tète do vieillard ; mais avis et portrait furent inutiles : le représentant qui avait offert un rafraichissement au pompiei* ne reparut point.

Le pompier du 15 mai, acquitté par la haute cour de Bourges, s'était retiré à Montfermeil, où il vient de mourir obscurément.

(1J Condamné comme chef de barricade de la barrière Fontainebleau et non comme complice dans raffaire Bréa-Mangin.

(2) Pas VAuguste... de VEtendardde 18671..*

(3) Aujourd'hui médecin en chef à l'isthme de Suez.

(4) L'un des professeurs de droit les plus distingués de ce temps-ci. Aurait bien évidemment une chaire depuis plusieurs années, si... si... si ce satané serment à prêter n'existait pas, et si M. Désiré Pilette n'était pas le plus inébranlable des abstenUonnistas.

Brutinel-Nadal (l).

Gournet (2).

Léoutre, gérant de la Ré-

fomne.

Tandon, rédacteur de la

Démocratie pacifique.

Guion, idem.

Wast, rédacteur de la

Mère Duchesne.

Vie, gérant de la Réforme

(direction de Lesseps).

Voilier (de Saint -Piiil-

bert) (3).

Fenet.

Degré.

Maillj, caricaturiste.

Bisson. Quétin.

Delbrouk.

Barnabe Ghauvelot (4).

Laity (5).

Bocquet.

(1) Est depuis quelques années inspecteur de VImpériale, compagnie d'assurances.

(2) Tué en duel en Angleterre, par Barthélémy.

(3) Gérant de la Mode. Honnête teinturier qui couvrait de sa responsabilité les peccadilles de ses rédacteurs royalistes, et au nom duquel on avait fait ajouter celui de son village (Saint-Philbert). Disons à la louange de notre homme que cet appendice nobiliaire ne le rendait pas plus fier. Que de nobles maisons dont Tarbre généalogique n'est pas plus brillant!

(4) Auteur des Idées révolutionnaires j de la Situation et d'autres ouvrages dignes assurément d'un écrivain répubUcain des plus farouches. S'est fortement amendé depuis. Le saint parti Veuillot n'a pas aujourd'hui de plus fervent adepte que lui. Il n'est jamais trop tard pour rentrer dans la saine voie^ et l'Église est si bonne mère !...

(5) Condamné pour avoir sinon fait, du moins signé une manifestation bonapartiste, M. Laity fut parqué dans un quartier affecté aux cochers de fiacre, et comme l'aumônier eu faisait la remarque au directeur (un nommé Langlois dont, paraît-il, l'administration n'a pas eu à se louer) : — Que mïmporte ! réponditil, il ne tient à rien que je le fasse passer dans la cour des gouapeurs. Le joli de la chose, le voici: M. Laity, devenu sénateur, reçut un beau matin la visite d'un homme qui se mit à ses genoux, le suppliant de lui procurer un poste quelconque. — Eh quoi, c'est vous, mon ex-directeur? ah! ah! convenez que vous avez été un peu rude à mon égard.

— Hélas ! monsieur, daignez me pardonner.. Si vous saviez comme je me repens...

— Pas du tout, ne vous repentez pas, fit en souriant le séna-

Fiolet (incendie du pont

Sougères, gérant du Siècle.

d'Asnières).

Merlet.

Desloges (attaque aux in-

Durin.

stitutions répubUcai -

Beretta.

nés.)

Senne.

Bert, bonapartiste.

Beaudéan , rédacteur de

Bouas (condamné pour sa

V Emancipation, de Tou-

publication de : Quatre

louse.

hommes et un caporal.)

Leclerc.

Olivier, bonapartiste, con-

Salgue.

damné à cinq ans de

Gastagnié.

prison en juin 1848.

De Bonnard (1).

Noms des 34 représentants écroués à Sainte- Pélagie, le 17 décembre 1851

Belin.

Benoist.

Besse.

Drôme.

Rhône.

Dordogne.

leur, vous sollicitez une place, eh bien ! je vais vous recommander au préfet de police, vous lui serez, j'en réponds, d'une grande utilité.

Cette spirituelle réponse me rappelle celle que fit un commissaire du gouvernement de 48 à un agent qui, une des sereines après-midi qui suivirent le coup d'Etat, vint, sans mandat, le happer au collet en plein quai Bourbon.

— Mais vous commettez là un excès de pouvoir, s'écria la victime, pftle de colère.

— Je le sais bien ! répondit tranquillement le chargé d'affaires de Tadministration.

Cette abasourdissante réponse produisit sur Tex- commissaire du gouvernement l'effet d'une douche d'eau glacée ; sa fureur s'évanouit, et livrant de bonne grâce ses mains aux menottes de l'agent : — Si je deviens jamais ministre de l'intérieur, dit-il en souriant, vous serez mon préfet de police.

(1) Publie de nos jours, sous le pseudonyme de Gallus, de remarquables volumes d'économie sociale, entre autres la Marmite libératrice,

Bixio.

Burgard.

Ghaix.

Gholat.

Colfavru (1).

Delbeiz.

Duvergier de Hauranne.

Faure.

Gambon.

Greppo.

Huguenin.

Joret.

Laboulaye.

Lafont.

Lagraoge.

Latrade*

Leydet.

Madet.

Marc-Dufraisse.

Miot.

Doubs.

Haut-Rhin.

Hautes- Alpes»

Isère.

Saône-et-Loire.

Doidogne.

Gher.

Rhône.

Nièyre.

Rhône.

Haute^aône.

Gers.

Bas-Rhin.

Lot.

Seine.

Gorrèze»

Basses-Âlpes.

Allier. .

Dordogne.

Nièvre.

(1) Avocat distingué du barreau de Paris. Met avec un désiutércssement sans bornes son talent au service de toutes les causes indépendafltes. M* Colfavru fut l'un des plus jeunes représentauU de rassemblée législative de 1850 (trente ans à pme). Il paya cher cette précocité. On sait de quelle malheureuse façon fut interprétée son absence de la chambre législative le jour d'un vote important. Cette absence, qui n'était qu'une école buissonnière, fort pardonnable à un jeune homme surtout, fut expliquée le plus franchement, le plus loyalement du monde par M. Colfavru, désespéré de son enfantillage. Exilé comme ses collègues, M. Colfavru se retira à Jersey, l'âme brisée, le cœur ulcéré. La pensée que son honneur avait pu un instant être mis en doute ne le quittait pas, le minait, le tuait. — « Vous voyez mes cheveux, me disait-il un Jour, ils ont blanchi en quelques mois, dès mon arrivée sur la terre d'exil. » M. Colfavru a aujourd'hui retrouvé l'amitié de ses anciens. amis, l'estime de ses ennemis^ et tous ceux qui, de près ou de loin, ont eu recours à sa gracieuse obligeance, se plaisent à reconnaître la délicatesse de ses sentimoats et l'élévation de son esprit.

Nadaud.

Creuse.

Pascal-Duprat.

Landes.

Piaulin-Durieu.

Cantal.

Peau.

Loiret.

Perdiguier.

Seine.

Racouchot.

Saône-et-Loire,

Renaud.

Basses-Pyrénée

Richard et.

Jura.

Thouret.

Nord.

Treilhard-Latérisse,

CantaL

Valentin.

Bas-Rhin,

Quelques autres victimes du coup d*État

Tallieu.

Paumier.

Poisson.

Lebel.

Valle.

Durand,

Esnée.

Lamy.

Argence.

Guimbal.

Lefort.

Cunot.

Dacosta.

Michelon.

Abel.

Geamûier.

Ihler.

Descary.

Thevenot.

Rey.

Legrand.

Brussard.

Lourdet.

Baillet.

Vaillant.

Buot.

Maurice.

Houbre.

Anthiouard.

Lemaire.

Montfort.

Jourdieu.

Winsberg.

Allaume.

CoUignon.

Thiers.

Bouriot.

Prudhomme.

Broussin.

Bertrand.

Grante.

Hébert.

Girard.

Caron.

Faucon.

Caillet.

Chavois.

Pétrolle.

Schimt.

Humblot. 1

Jacquet.

Vigneron. l

Goût.

Muraiie.

Lamery.

Pauple.

Rognes.

Fouillout.

Munier.

Vial.

Bergau.

Bramet.

Vallet.

Jamot.

Joernon.

Guichard.

GoUoboff.

Délezie.

Repessey.

Denus.

Pottier.

Brast.

Massieu.

Henry.

Métroze.

Gonnet.

Lecommandeur.

Contier.

Ballon.

Godard.

Coquille.

Marcouille.

Amy.

Perse.

Brifaut.

Boiteux.

Decharencé.

Grimont.

Margot.

Huquet.

Renard.

Thierry.

Piron.

Huguel.

Bouron.

Ducros.

Huppi.

Devouzy.

Potor;

Robert.

Diichateau.

Bédu.

David,

Guénifey.

YochU

Lenoir.

Marchand.

Loisel.

Labadie.

Vaudet.

Simon.

Robin.

Didier.

Marrais.

Fleury.

Bouthier.

Muzard.

Collet.

Adam.

LongLn.

Harbrenville.

Finel.

Bréant.

Bouquand.

Bernard.

Henry,

Auger.

Descoins.

Mille.

Debray.

Barbrel.

Houssoy.

Ferrand.

Lefevre.

Bossu.

Faure.

Ledel.

Diimoustier.

Graigil.

Caffin.

Lameme.

Manoury.

Lafargue.

Grégoire.

Schumaker.

Chaberlin.

Champion.

Goualard.

Delamarre.

Delsue.

Demaret.

Topin.

Varcollier.

Boucher.

Gharveau.

Saunier.

Dutez.

Deminata.

Beugnet.

Goret.

Linez.

Broussin.

Vassard.

Gaboriau.

Lambert.

Bekaert.

Savarj.

Fortier.

Peltier.

Lahache.

Deschamps.

Lécorché.

Lotin.

Piaut.

Boyer.

Delclos.

Carence.

Sabatier.

Germain.

Vanryckeghem.

Réveillon.

Capen.

Prévost.

Cautinot.

Lyon.

Desailly.

Walter.

Gatelet.

Cachet.

Combe.

Lhuilier.

Tourneur.

Rey.

Fontaine.

Guitton.

Loursel.

Couttet.

Rose.

Vautravers.

Champy,

Ghevrière.

Letitre.

Mauget.

Flament.

Génevet.

Bouquet.

Vergé,

Blay.

Girard.

Bourguignon.

Lavignière.

Bataille.

Leclerc.

Bertrand.

Langlois.

Baurig.

Vauthier, ex-représentant.

Brissat.

Paya.

Oallé.

Albanni.

Gaulin.

AUard.

Canon.

Adam.

Chrétien.

Alary,

Coindet.

Atonnelli.

Carré.

Auvray.

Canis.

Aveline.

Chambrand,

Arthier.

Charnel.

Auger.

Cocher.

Auvray.

Coquet.

Albçit.

Gharrey.

Baert.

Clarier.

Bérard.

Gouvrard.

Bézard.

Colzy.

Bouquet.

Cabaret.

Bondu.

Charvet.

Brunet.

Chevalier.

Bibrant.

Crosnier.

Beurier.

Caraguel (Etienne).

Boussin.

GheviUon.

BriUe.

Ghevretot.

Bouvier.

Cousin (Victor).

Bouvenaut.

Ghevretot (Louis).

Bartel.

Ghevretot.

Bruyère.

Chapron.

Barbet.

Duseigneur.

Bernicaut.

Dupinpoux.

Bastide.

Droust.

Blanquet.

Delprat.

Bonhomme.

Dubarry.

Boulât.

Dutheil.

Delaire.

Jean.

Delort.

Joubert.

Dubraus.

Jarbeau.

Delahaye, Drouart.

Jujeubert.

Joret.

Desclaux.

Huart.

Dubois.

Deitché.

Halley.

Hubert.

Dubosc.

Dumas.

Henry.

Hutinet.

Démange.

Dubos.

Haray.

Huré.

Duverdier.

Deliquet.

Drouelle.

Henry.

Hardy.

Hurard.

De Rhéville.

Ketler.

Edling.

Edet.

Legris.

Lone.

Espach.

Friquel.

Fabre.

Lafond.

Lévêque.

Levé.

Frion.

Farcot.

Lapera.

Lion.

Fatou.

Ledrand.

Faroux.

Faroux.

Lepage.

Louvel.

Farest.

Gilles.

Godard.

Ligu.

Lampiérier,

Lizon.

Gris.

Lorinet.

Goualard.

Gibrenne.

liebru^ Martin.

Godard.

Méruel.

Gavaut.

Grangier.

Gagnot.

Guillot.

Mégros.

Miallet.

Méraudet.

Maur.

Joffran.

Noblet.

Jenty,

Nandré.

Nippet.

Stiler.

Nélet.

Savary.

Olangnier.

Sarazin.

Ouvrier.

Sourdieu.

Prévost.

Sonnier.

Prégermain.

Surselin.

Peney.

Schar.

Pinton.

Senenick.

Pauly.

Trabert.

Piquant.

Trappier.

Pinson.

Trusson.

Pernot.

Trebagay.

Parisot.

Tourande.

Perrin.

Taris.

Petit.

Thomas.

Placet.

Thizé.

Pinard.

Taytbe.

Passu.

Trehet.

Pipelart.

Vagnet.

Panert.

Vanery.

Quetin.

Verroud.

Quinier.

Vacbez.

Rouchon.

Volondat.

Roues.

Vemn.

Romeron.

Augraret.

Rigaud.

Aubert.

Roger.

Aristide.

Râtelier.

Atiler.

Renaut.

Gourot.

Ruaut.

Ghamblatius

Ragon. •

Gass.

Rabelle.

Calais.

Roux.

Gorbeau.

Ruiter.

Desehamps.

Rasse.

Derene.

Rémond.

Debret.

Rouxelle.

Dugatte.

Renaut.

Depacter.

Seigneur.

Dubois.

Etiam.

Thirion.

Fougère.

Tabillion.

Fraseau.

Tumander.

Fragot.

Toquet.

Ferrand.

Vicaire.

Feauveau.

Voulotep.

Fruseau.

Vaugroonninger,

Fritet.

Vallier.

Guillemin.

Vautrin.

Gornion.

Vauclin.

Gerbaut.

Justa.

Gorgnan.

Frizon.

Hilaire.

Naza,

Hivert.

Ernoult.

Héry.

Mouscadet.

Hévrard.

Bigot.

Juban.

Berthomet.

Jidot.

Michelon.

Liberten.

Vitte.

Lepierrare.

Garon.

Legolff.

Penet.

Lefèvre.

Guillon.

Lespinasse.

Soin.

Mouleur.

Boret.

Mangar.

Delcamp,

Malvart.

Longuet.

Noël.

Ledoux.

Poussât.

Feugray.

PerHn.

Gallot.

Pédo.

Jeulin.

Poriot.

Julot.

Pellicier.

Bouticard.

Rousseau.

Jurandon.

Remy.

Collet.

Sauher.

Lâcher.

Saunier.

Gaker.

Schotte.

Martin.

Sémart.

Goulard.

SeUier.

Lafauche,

Booguerol.

Madrignac

Dabertrand.

Delaviile.

Courcelles.

Ragot.

Hardy.

Milan.

Patin.

Delfour.

Toussaint.

Ponce t.

Guéroult.

Jacquard.

Breton.

Delacroix.

Vigney.

Francoz.

Granschelager.

Picaret.

Moulin.

Arolo.

Lemaitre.

Mignot.

Lépine.

MaUeU

Barré.

Henricy, ancien rédacteur du National.

Condamnés dans les aiTaires de irHippodrome et de rOpéra-Gomiquo

Delescluze,

De Mérennes.

Gopineau.

Lux.

Ruaut.

Delbreuiî, rédacteur de la

Gérard.

Gazette du Midi, de

Mariette.

Toulouse.

Gabra.

Monchiroux.

Turenne.

Mazile.

J. Bratîano (1).

Alix.

Maillet.

De Laugardière.

Gomez.

Hubard, avocat.

Le père Vitou.

Feuiliâtre.

Condamnés dans Taffaire des Deux* Hives

Docteur Dubos.

Brienne.

Constant Ârnould.

Blin.

Tournai.

Durand jeune.

Léonard.

Luguet (correspondance avec Nadaud.)

fi. Leneveux (2).

(1) M. Bratiano est celui que dernièrement le Courrier français, dans ses injustes récriminations contre M* Jules Favre, décorait du titre de prince. M. Bratiano n^est pas prince et surtout n'a pas la prétention dé l'être, bien différent en cela de bon nombre de ses compatriotes qui s'affublent à l'étranger de titres nobiliaires qui n'existent nullement dans les principautés danubiennes, En Moldo-Valacbie, il n'existe que deux classes : les boyards, c'est-à-dire les propriétaires, grands ou petits, selon que leur fortune est plus ou moins considérable, et les prolétaires, improprement appelés paysans. Le chef du gouvernement, qu'on appelle souvent en France hospodar, est le seul qui soit régulièrement appelé prince {pr inceps) ^ c'est-à-dire chef. Quand le gou* vemement de Valachie ou de Moldavie était électif, le prince régnant portait^ tant que vivait son père, le titre de bezade... Voilà tout... Non cependant, il y avait encore le bach-boyard, sorte de président que les propriétaires se donnaient et qui aurait sans doute, au besoin, plaidé leurs intérêts communs devant le gouvernement, si le bach-boyard avait su parler, ce qui^ nous devons le dire, n'arrivait guère.

Nous pouvons ajouter que M. Bratiano a été arrêté arbitraire* ment et a été conduit, après quelques jours de prison, jusqu'à la frontière.

(2) Condamné, en février 1857, à quinze jours d'emprisonnement pour la reproduction, ddus son journal les Chroniqueurs pari-^

~ 28 Altaire db la Bastille.

Désiré Pilette, affaire de la

Bastille.

Colin.

Clément.

Vivien Joannès.

Gauthier.

Constant Hilbey, auteur

de Marat.

Jourdan (2),

Pierre Deley,

Simon.

Valat.

Charbonniè.

Régnier (dit le petit Pierre)

Vitu(l).

Albert de la Fizelière, rédacteur de la Patrie (difTamation),

Allairô des Francs-Juges.

Ravez, Géraud,

Pouret.

Léonard,

Juin.

organisateurs de la société secrète ; — puis, reniés tous deux, et pour cause, par leurs cocondamnés.

Bertrand.

Les frères Adam.

Jacques.

Dancé.

Carier.

François.

Bomard.

siens, d'un article du Nord signé Nemo. Or, Nemo n'était autre, comme on le sait, que M. Henri de Pêne ; et le piquant de ceci, c'est que ledit Henri de Pêne fut décoré le 15 août suivant. M. Leneveux a été en 1848, avec MM. Schaeffer et Corbon, l'un des fondateurs de V Atelier, journal néo-catholique, doctrine Bûchez. Il fait aujourd'hui partie de la rédaction du Siècle.

(1) Je crois devoir faire observer de nouveau qu'il ne faut pas confondre non plus celui-là avec V Auguste de V Etendard de iSQ'-

(2) Ex-procureur delà république à la Martinique, en 1848. Envoyé à la maison centrale de Gaillon, ce courageux citoyen préféra passer dix-huit mois au cachot a se soumettre à l'affreux régime de cette prison.

Eugène Jacquot, dit de Mirecour (1).

Louis - Auguste Martin \yrais et faux catholiques^ outrage à la morale religieuse).

Courty.

Docteur Fabre.

Aubry, . dessinateur sur

étoffes (société secrète).

Rosset, tisseur de Lyon

(société secrète).

Rudet, tisseur de Lyon

(société secrète).

Garnier, éditeur de Prou-

dhon.

J. F. Vaudin (duel avec

Edmond About).

Blanqui,

Sénique, | société secrète Ghaumette,

Alfred Sirven (journal le Gaulois^ excitation à la

haine et au mépris du

gouvernement).

Emile Villeneuve (outrage

au clergé).

Catulle Mondes (2) (la Re-

(1) Subit à Sainte-Pélagie deux condamnations successives, l'une à la requête dAlexandre Dumas, l'autre à la requête de M. Mirés. Recommence aujourd'hui ses Biographies des contemrporainSj qui ne sont, nous l'en félicitons, que les édulcorations des premières. Le scandaleux pamphlétaire a laissé s'émousser les lanières d'acier de son fou^t. On sent bien que le cloître projette encore son ombre sur cette existence tourmentée.

(2) Ce p'tit fi, p'tit mignon de la littérature ultra-fantaisiste a laissé à Sainte-Pélagie une réputation de toqué. Tous les filous de la Dette ne faisaient que parler du jeune poète chevelu qui arpentait continuellement la cour, débitant à haute voix des vers français qu'on eût dit chinois, tellement ils étaient incompréhensibles, et s'interrompant de temps en temps pour jeter dédaigneusement quelques sous aux petits Mandrins qui l'admiraient, stupéfaits , hébétés. Ce créateur du bleu dans l'art, ce sectateur enthousiaste des Banville et des Beaudelaire se figure que grotesque, qu'excentrique est synonyme d'original, de fantaisiste. Enfin !

vue fantaisiste y outrage à la morale publique).

Marchand, imprimeur da Gaulois.

Vacberot, auteur de la Démocratie.

Condamnés dans rafOeûre Miot, dite société secrète

Jules Miot (1), ancien représentant du peuple.

Bretagne, ancien maire.

Vassel (2), ancien lieutenant de cavalerie.

Beurthe, forgeron.

M. Mendès vient d'épouser l'une des filles de Théophile Gautier. G*est là un acte fantaisiste que M. Gautier a, dit-on, blftmé, tout fantaisiste qu'il est, lui aussi , mais que nous trouvons de beaucoup préférable à tous les a^tes en vers que M. Mendès a écrits ou écrira.

(1) Ce stoïque citoyen a, dans sa défense, rendu compte au tribunal de l'emploi de son temps depuis le 2 décembre 1851 jusqu'au mois de décembre 1859. Rien de plus curieux, écoutez : « Le 2 décembre, à Mazas ; le 17, à Sainte-Pélagie ; le 25, à la Conciergerie ; le 26, à Bourges ; le 4 mars, dans les casemates du fort d'Ivry ; le 7, embarqué au Havre à fond de cale du Christophe Colomb ; le 10. à Brest, sur le Duguesclin (ponton); le 13, reconduit sur le Christophe Colomb et dirigé vers Alger, par le détroit de Gibraltar ; le 23, sur le carrelage du lazaret d'Alger.le 2 avril, sur la paille malsaine des cachots du fort Lamalgue, à Toulon ; le 4 mai, embarqué sur le Pluton ; le 7, en Afrique (province d'OranJ. sur les planches des baraques du campSaiot- André; le 12, sur les dalles humides du fortMers-el-Kébir; le 3), dans la redoute de Sebdou, entre les frontières du Maroc et le désert des Angades, où je restai trois ans. » Et dire qu'il y a des gens qui se plaignent de rester stationnaires, d*être privés des émotions, des péripéties de toutes sortes qui émaillent la vie du touriste 1 II y a fort à parier que M. Jules Miot n'a plus le goût des voyages.

(2) Fortement compromis dans l'esprit de ses cocondamnés. A nonobstant purgé intégralement sa peine (3 ans de prison) dans la petite cellule du 4* étage du pavillon de l'Est* Est mcrt de la poitrine quelques jours après sa pùee en liberté*

Lavaud, forgeran.

Barouin, forgeron.

Gebel, ex-gendarme.

Alély, cordonnier.* Lafargue, cordonnier.

Bonnerot, cordonnier.

Millet, cordonnier.

Mouton, cordonnier. • Sens, cordonnier.

Millecamps, cordonnier.

Javelot, employé des eaux et forêts.

Patois, jimeur de limes. Johanne, tanneur.

Vaudelin, corroyeur.

Créancy, charpentier.

Lerat, fumiste.

Perrinet, perruquier.

Boison, menuisier.

Guionié, sellier.

Helly, chauffeur.

Henou, perruquier.

Larcivée, corroyeur.

Gerhier, manœuvre.

Auguste Vermorel, journal la Jeune France^exdiBi^ tionàlahaine et aumé* pris du gouvernement.

Duclenziou, id.

Taule, journal le Travail ^ outrage à la morale pu« blique et religieuse.

Tridon, id.

Germain Casse, id.

Hermé, journal le Mouve-ment, excitation à la haine, etc.

Scheurer - Kestner , ma-

nœuvres et intelligences à Pintérieur.

Clemenceau, infraction à la loi sur les attroupe»

ments.

Scherer, le Temps.

Eugène Pelletan, le Courrier du Dimanchej excitation à la haine, etc.

J. Laurent-Lapp (1), gérant du Courrier du !)%• manche.

Alfred Sirven (2), brochure : Revenons à VÊ-

(1) Aujourd'hui secrétaire-général de V Année illustrée et secrétaire particulier de M. Ducuiug, le rédacteur-propriétaire de cette publication impérialiste. Nous félicitons l'ex-gérant du Cotirrier du Dimanche de s'être associé à la fortune d'un homme tel que M. Ducuing qui, entre autres immenses mérites, a celui de faire du libéralisme à VOpinion nationale et du bonapartisme dans ses journaux, aussi vient-il d'entrer dans la chevalerie d'honneur. Voilà, certes, un ruban bravement conquis.

^2) Voyez pourtant comme la même cause peut produire des

vangile, outrage à un culte reconnu, et excitation des citoyens les uns contre les autres.

Laurent Pichat, le Phare

de la Loire, excitation à la haine, etc.

Mangin(l), id.

Charles. Sauvestre, Opinion nationale.

Longuet, journal les Ecoles

de France.

Gosson, imprimeur.

Gustave Naquet.

Poupart-Davyl,

meiir.

impn-

effets différents, et .comme on a souvent tort de se plaindre! J'ai été condamné à deux mois de prison et 500 fr. d'amende (j'omets les frais et Vindex de Rome) pour la publication d'idées religieuses et politiques qui, à d'autres époques,m'eussent occasionné d'autres désagréments. En Grèce, on m'eût poliment invité à prendre un verre de ciguë. Les Juifs m'eussent lapidé ou, au moins, crucifié. Les Romains de l'empire m'eussent livré aux bêtes, en partie pour me châtier, en partie pour se distraire, paner» et circenses . Les musulmans, me traitant comme un infidèle, m'eussent empalé. Les Chinois m'eussent fait administrer cent coups de bambou. Au moyen âge, chez tous les peuples chrétiens, on m'eût préalablement soumis à la question, ce qui ne veut pas dire interrogé par un juge d'instruction, mais torturé, et ensuite brûlé vif. Sous Louis XIV, on m'eût rompu ou pendu. Sous Louis XV, on m'eût enfermé à la Bastille. ou décapité comme Labarre, ou roué comme Calas, ou brûlé comme mon trisaïeul qui, fort heureusement pour lui, ne le fut qu'en effigie. Sous la première république, on m'eût nommé représentant. Sous Napoléon I*', on m'eût exilé comme M"* de Staël. Sous la restauration, on m'eût accouplé à des forçats, comme Magalon. Sous Louis-Philippe, le Jury m'eût absous. Enfin, sous la seconde république, on m'eût réélu représentant.

(1) M. Mangin vient de mourir, emportant les regrets de la grande famille démocratique dont il était l'un des membres les plus courageux et les plus distingués.

Victor Koning (1).

Dumineray (2), éditeur.

Beau, imprimeur.

Alfred Sirven (3), le Fant" phlet.

(Ij Condamné à un mois de prison pour s'être fait rosser par un cabotin de l'Ambigu, et pour avoir un peu crûment raconté sa mésaventure dans le Diogéne. Il sortit de prison au moment où il commençait à désespérer de l'efficacité de son vingt'cinquième recours en grâce. Le malheureux avait déjà subi douze jours de captivité... Et quels douze jours! le médecin, le pharmacien, le directeur et le brigadier s'en souviendront. M. Jules Miot surtout, lui qui, prenant en pitié ce pauvret atteint brusquement de cette maladie assez commune à certains conscrits essuyant pour la première fois le feu ennemi, consentit à l'admettre la nuit dans sa chambre afin de le potionner si besoin était.... et besoin fut!... Avouons-le, lorsque, comme ce dameret de la littérature^ on ne fréquente que les coulisses des théâtres à femmes et les boudoirs de ces demoiselles, la prison doit sembler rude!...

(2) Condamné à six mois de prison pour avoir eu Vaudace d'éditer la fameuse brochure du duc d'Aumale : Lettre sur l'histoire de France. Il est vrai de dire que cette audace a été royalement récompensée. Cent mille francs, dit-on. 16,666 francs par mois ! Parlez-moi de Sainte-Pélagie dans de telles conditions. On assure pourtant que M. Michel Lévy trouva moyen, sans courir aucun risque, d'entamer le gâteau ducal offert à son confrère Dumineray. Comment expliquer cela? Evidemment M. Dumineray ne fut que le prête- nom du très-prudent éditeur de la rue Vivienne. enfants d'Israël, voilà bien de vos coups !

(3) Condamné pour ayair diffamé le sieur Bias, ex-propriétaire du Cercle-tripot des Étrangers, de Genève. Si nous avons été condamné, du moins avons-nous eu le plaisir et l'honneur de contribuer pour une large part à la fermeture de cette digne succursale de Hombourg et de Monaco vilipendée pendant de longues années par la presse helvétique. J'ai chez moi bon nombre d'articles dont celui du Pamphlet n'est qu'un diminutif. Le sieur Bias, citoyen français, a été fort heureux de l'occasion que lui offrait un journal français de se réhabiliter dans son pays. Mieux encore, il a essayé de mêler le cha/ntage dans cette affaire, profitant pour cela de l'envoi préalable des épreuves que lui avait anonymement, à mon insu, bien entendu, et uniquement dans un but de vengeance, adressé l'auteur de cet article, récemment ruiné au trente- et-quaran te de Genève.

Xavier de Ricard, Revtie du Progrès, outrage à la morale et au culte.

Papillon, id.

Racot, id.

Gastagnary.

Longuet (l)journal laRive ^at^cTi^, attaques àPempereur.

Guillot, id.

Yaisner, journal le Candide, outrage à la morale publique et religieuse.

Baron de Ponnat, id.

Tridon, id.

Maurice Jolj.

Robin, rédacteur du Courrier de Saint'EHenne,

Limousin, gérant de la Tribune ouvrière.

Lacroix, éditeur.

Bougeard, auteur de MaraU

Permet.

Grillot, étudiant.

Isambart.

Nous avions donné à cet auteur notre parole que, quoi qu'il advînt, son nom ne serait pas divulgué. Nous avons tenu notre parole, et si, dans les considérants du jugement, les magistrats ont cru devoir faire une allusion peu bienveillante à l'envoi desdites épreuves, nous nous consolons à la pensée du devoir accompli, du serment tenu et des amitiés qui n'ont pas, une seconde, soupçonné notre droiture.

(1) Prenait tranquillement les eaux à Bagnères-de-Luchon, lorsqu'il se vit happer par deut gendarmes et conduire rue de la Clef... en chemin de fer, parce quUl paya sa place, sans quoi, je suppose qu^îl y serait arrivé à petites journées. Nous n'avons pas voulu passer sous silence ce procédé, assez inusité, je me hâte de le dire.

Emile Villeneuve, \ ^^ étudiant. 1 bellion

Jacquelard. f et cris

Edmond Levraud.Uédltieux Granger. [affaire du

Brideau. L?*i^;

Benjamin Gastineau.

Roger Delorme , journal En avant \ discussion ■ politique sans cautionnement.

11a lAhre ouStla morâe et au culte.

Huard, avocat.

du duel

avec M. Fr.

iSarcey.

Lepage, gérant du Cour-

rier français.

Leballeur-LeviDiers, apologie de l'attentat de 6erezowski.

Brasseur, cris séditieux.

Germain Casse, rébellion.

AfTaire du café de la Renalasanc©

Eugène Protot, avocat.

Bazin, fondeur en cuivre.

Joseph Largillière, menuisier.

Edouard Meusnié, étalagiste.

Genton, sculpteur.

Achille Gallavaz, étudiant.

Gustave Tridon, avocat.

Nicolas Lalourcey, menuisier.

Louis Landowski, libraire.

Levraud, négociant en vin.

Sylvain Marchadiô, ébéniste.

Nestor Ricbet, apprôteur

de cbâles.

François Jeannon, ouvrier

tailleur.

Auguste Somet, employé

au chemin de fer de

Lyon.

Pierre Subil, découpeur en

bois.

Jean - Charles Jeunesse ,

étudiant.

Félix Vaissier, employé de

commerce.

Joseph Ilumbert, employé

de commerce.

Jean Dubois, étudiant en i

médecine.

Henri Villeneuve, élève de

récole centrale.

Alfred Verlière, outrage à la morale publique et au culte.

Emile Faure, journal le Soleil^ excitation des citoyens les uns contre les autres.

A. Ranc, le Nain jaune^ excitation des citoyens les uns contre les autres.

Terme, géTdiiiideV Époque.

Xavier Eyma, VÉpoqi^ej fausses nouvelles.

Georges Duchêne (1) , Courrier français, excitation

Léonce Levrault, étudiant en médecine.

à la haine et au mépris du gouvernement.

Robinet. J Affaire Laurent. ( du Heuzé. I cimetière

Desmazeaux. ) Montmartre 'A. Peyrat, rédacteur en chef de Y Avenir national, excitation à la haine et au mépris du gouvernement.

Dautresme, auteur de Cardillac, Yoies de faits envers M. Carvalho.

(1) M. Georges -Duchêne a environ dix lustres; or, en additionnant les années de prison auxquelles, depuis l'âge de vingt ans, il a été condamné, surtout en sa qualité de gérant de journaux, on trouve pour total : quarante-trois I Des amnisties ont fort heureusement acquitté M. Duchêne, sans quoi il aurait encore à solder à l'État un arriéré de dix-sept ans, en admettant qu'il eût, comiRC Latude, pourri pendant trente ans sur la paille humide des cachots. Si Blanqui a été l'un des hommes politiques les plus condamnés, M. Georges Duchêne a été, après Dupoty, l'un des écrivains les plus condamnés. Blanqui n'a sur son concurrent que Vavcmtagej fort peu désirable, d'avoir, lui, passé vingt-neuf ans de sa vie dans toutes les prisons, toutes les casemates, tous les cachots, tous les pontons de France et de Navarre, d'Algérie et même d'ailleurs.

Ne pas confondre M. Georges Duchêne, du Courrier français, avec M. Alphonse Duchesne, du Figaro; et Surtout ne pas confondre ces deux écrivains de talent avec un autre Alphonse Duchesne, bâcleur de chansons à l'usage des dileUanti deçà boulots .

Accolas, répétiteur de droit.

Naquet, agrégé à la Faculté de Médecine.

Yerlière , homme de lettres.

Ghouteau.

Hayot.

Godichet.

Société

secrète

et

manœuvres

à rintérieur

(23déc.l867)

Las.

Adel.

Meili.

Gorand.

Genouillé.

Hermann.

Société

secrète

et

manœuvres

J à l'intérieur

1(23 déc. 1867)

Greffe, menuisier ébéniste.

A. Spol, gérant du Corsaire (discussion politique sans cautionnement).

Limozin, gérant de la Rue (id.).

Je termine ici cette liste longue, quoique fort incomplète, des hommes que l'indépendance de leurs pensées a soumis aux rigueiu's de leurs adversaires. Au reste, si nous considérons quelles sont les chaînes dont on lie, aujourd'hui comme autrefois, les écrivains qui ont le tort d'émettre librement et au grand jour leur manière de voir, on arrivera à conclure que la prison, sauf quelques nuances spéciales, ne s'appelle pas plus Sainte-Pélagie que la Conciergerie ou Mazas. La prison peut s'appeler l'exil. La prison s'appelle l'Europe, pour me servir d'une de ces gigantesques expressions si familières à Victor Hugo. Voici, en effet, ce que nous écrivait le superbe réfractaire du coup d'Ëtat, au moment où les journaux libéraux annonçaient la prochaine apparition de ce volume.

« Hauteville-House, 8 décembre 1861

a ... De toutes les prisons, mon jeune et coura- « geux ami, celle que je connais le mieuxj c'est « l'exil. Voilà seize ans bientôt que je tourne dans < cette cage^ Enfant J'allais jouer au jardin des plan-

« tes, je moulais sur le labyrinthe, et j'apercevais un a grand toit plat avec une guérite et un soldat flânant, « l'arme au bras. Ma mère me disait : « C'est une « prison! » La prison peut être fort grande. Une « chose plate sur laquelle marche le soldat, c'est a aujourd'hui l'Europe. Plus tard, j'ai connu l'inté- « rieur de Sainte-Pélagie par deux de mes vieux « amis, Béranger et Lamennais. Béranger, peu de « temps avant sa mort, m'écrivait : « J'ai commencé « par la prison, et vous finissez par l'exil, » et je lui « répondais : « Tout est bien. » Espérons, mon cher a ami. L'avenir est une aube. « Je vous serre cordialement la main.

« Victor Hugo. »

Oui, l'avenir est une aube. Mais Victor Hugo le dit implicitement : le présent, c'est la nuit. La nuit, quand elle s'appelle censure, suppression, autorisalion préalable, c'est la prison, puisque c'est la privation de la liberté.

Ce que nous disons là ne s'adresse pas plutôt à la France qu'à un autre pays ; car si, après avoir fait le bilan des répressions nous faisons celui des libertés, où les trouverons-nous? absolues, nulle part; relatives, chez quelques rares privilégiés. Et nous sommes réduits, Français, à envier ceux-là. Cette constatationressort non-seulement de notre étude poUtique d'une

prison, mais encore de celles de toutes les questions économiques et sociales que soulève l'industrie, cette force vitale des nations. Et je m'étonne que, si près du moment où ces mêmes questions ont été solennellement mises en relief par l'exposition universelle, on n'ait pas songé à envisager cette exposition au point de vue des libertés commerciales, économiques, industrielles et artistiques, qui seules peuvent faire prospérer les travailleurs de tous les peuples. Il n'est, à ma connaissance, qu'un écrivain qui ait pensé à faire ressortir l'absence de ces libertés. C'est notre excellent confrère, M. A. Chirac, dans son récent volume intitulé : Lettres d'un Marseillais,

Aussi fait-il beau voir comment les taxes fiscales de toute espèce, ces prisons commerciales ; comment l'instruction publique restreinte, cette prison intellectuelle; comment la centralisation artistique, cette prison du beau, sont discutées, disséquées, non pas seulement en théorie, mais constamment avec l'exemple sous les yeux. Dans ce volume, nous puisons cette réflexion que vient de nous inspirer plus haut la recherche des peuples possesseurs de libertés. Quel est le type de ces peuples? dit l'auteur, c'est la Belgique, et il ajoute : « Nous, Français, qui le regardons d'un œil fraternel et peut-être un peu envieux, ne sommes-nous pas tentés de dire : « Mais ce « peuple, c'est nous; c'est notre langage, ce sont nos « mœurs, plus... plus une foule de libertés socia- « les et économiques dont apparemment nous n'avons « pas encore mérité la possession et l'exercice. »

Pour nous, nous répondrons, en fermant ce livre, que notre étude sur Sainte- Pélagie, son rôle et sa

portée politique, est la meilleure preuve non-seulement que nous n'avons pas mérité la possession de la liberté, mais encore qu'efiéctivemenl nous n'en avons pas encore Texercice. Malgré cela, le devoir de tout citoyen est d'espérer. Espérons donc ! et que l'avenir soit une aube !

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