‹ Les Prix de Vertu, fondésChapitre 32 sur 43 · J'ni de rcrlu, 2o · texte numérisé non relu

J'ni de rcrlu, 2o

passe à regret sur le récit de plusieurs belles actions ; mais je me reprocherais de ne pas donner un souvenir et un hommage particulier à la généreuse charité de mademoiselle Gléret, de Paris, cpii depuis trente-deux ans s'est consacrée à l'éducation des pauvres. Elle a recueilli des orphelins qu'elle a soignés et nourris; elle n'a pas pu se refuser à recueillir aussi des vieillards aussi malheureux que les orphelins et plus abandonnés encore. En élevant aussi de pauvres sourds-muets, elle est parvenue à trouver le moyen de leur rendre l'ouïe, et déjà elle en a guéri, dit-on, plus de trente. Mais, qu'on y fasse bien attention, c'est la bienfaitrice des pauvres que l'Académie honore d'une médaille, ce n'est pas l'inventrice de la guérison d'un grande infirmité. La méthode de mademoiselle Gléret est soumise en ce moment à l'examen d'une commission scientifique, et nous ne serons pas étonnés, sachant ce qu'il y a d'inspirations de toutes sortes dans la charité, que la charité ait révélé la science à mademoiselle Gléret ; mais à côté de la guérison qui vient de l'art, il y a l'assistance et le soulagement qui vient du cœur; c'est là ce que l'Académie aime à récompenser dans mademoiselle Gléret i.

Les bonnes actions c{ue je viens de mentionner rapidement ont le caractère qui plaît le plus à l'Académie et qu'elle croit que M. de Montyon a surtout voulu honorer de ses récompenses. Ge sont des vertus simples, modestes, persévérantes, qui sont de tous les jours, de toutes les conditions, et dont la vie privée et quotidienne a besoin d'avoir le modèle sous les yeux pour s'en rapprocher et s'en aider, même de loin. L'union et le soutien mutuel des familles, l'assistance des pauvres, le soulagement des malades, le dévouement au salut de

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