SOINS
Pourquoi certains animaux saillissent-ils une seule fois, tandis que d’autres saillissent plusieurs fois ἢ Pourquoi la saison de la saillie est-elle l’été pour ceux-ci, et une saison quelconque pour ceux-là ? Pourquoi l’homme peut-il s'accoupler en tout temps ? Pourquoi les bêtes féroces s’accouplent-elles rarement ? Pourquoi le sanglier s’accouple-t-il une seule fois, tandis que le porc domestique s’accouple fréquemment ? |
N'est-ce pas à cause de la nourriture, de la chaleur, de la fatigue ? Cypris en effet veut de l’exubérance. Il faut ajouter que les mêmes animaux ne font qu'une seule portée en tel lieu, et en font plusieurs en un climat différent. Ainsi, les moutons de Magnésie
animaux. L'observation est très exacte. — Les enfants
Ce sont toutes ces théories qui sembient se résumer dans les
exigent de longs soins. C'est là ce qui constitue providentiellement la famille, privilège de l'espèce humaine; etles familles, en se réunissant, forment les sociétés.
8 47. Saillissent-ils une seule fois. Aristote a fait une très longue et très exacte étude de l'accouplement chez les différentes races d'animaux, dans son Histoire des animaux, livre V tout entier, et spécialement pour l'homme, chap. 8 et suiv.
questions posées par ce ὃ. — Le sanglier. Le texte dit précisément: «le porc sauvage ».
Cependant il ne faut pas absolument confondre le porc et le
. sanglier, bien que le sanglier soit
la souche du cochon; voir Cuvier, Règne animal, tome I, p. 243, édit. de 1829. — De la nourriture.…. L'explication est très juste. — Cypris, où Vénus. — En tel lieu... en un climat différent. Ces observations sont fondées sur la réalité. — De
SECTION X, FAITS NATURELS, ὃ 48 201
et de Libye ont deux portées. Cela tient à la longue durée de la gestation. Les animaux ne désirent plus l’accouplement quand ils sont pleins, de même qu'ils ne veulent plus de nourriture quand ils ont tout ce qu'il leur en faut. Les femelles qui sont pleines désirent moins vivement de s’accoupler, parce que la purification n’a plus lieu chez elles.
Pourquoi les hommes qui ont perdu des dents ontils généralement une courte existence ?
N'est-ce pas parce que cela indique que leurs os sont serrés ? C’est comme l’encéphale, qui est faible, parce qu'il n’est pasbien aéré, et qu'étant humide de sa
Magnésie et de Libye. Aristote bonne digestion. La même
ne fait pas mention de ces singularités dans son Histoire des animaux, ni dans ses autres trailés zoologiques. — Les animaux. J'ai conservé cette forme de l'original, bien qu'il s'agisse uniquement des femelles. — La purification, c'est-àà-dire, les évacuations menstruelles, qui sont plus apparentes pour l'espèce humaine que pour les autres.
$ 48. Qui ont perdu des dents.
Le texte dit précisément :
« rares ». Le sens du mot grec est peu clair; j'ai cru pouvoir prendre une expression qui n'a plus rien d'équivoque. La solidité et le nombre des dents peut avoir en effet de l'influence sur la longévité, en facilitant la mastication des aliments et la
question est reproduite section XXXIV, 81, sous une forme un peu différente. Aristote ἃ fait une étude spéciale sur les dents, Histoire des animaux,livre II, ch. 3, $ 2 et 16. Dans le $ 19, il émet la même opinion qu'ici, sur la brièveté de la vie des animaux qui ont moins de dents et des dents écartées. Ce fait est-il réel ? I] serait difficile de le dire ; il ne paraît pas que la science moderne se soit occupée de ce détail. — ZLeurs 05 sont serrés. On ne comprend pas assez complètement ce que l'auteur a voulu dire. De quels os est-il question? Il semble que ce devraient être les os des mächoires, oùles dents sont insérées; mais rien ne l'indique.
— Bien aéré. Etant enfermé
nature, 1] se pourrit vite. C’est ce qui arrive à toutes les substances qui restent sans mouvement et qui n'ont pas d'air. Aussi, l’homme a-t-il la tête la plus velue entre tous les animaux; et le mâle vit plus longtemps que la femelle à cause des sutures de la tête. C’est ce qu'on peut vérifier sur les autres animaux.
Pourquoi les hommes qui ont une raie dans toute la largeur de la main vivent-ils plus longtemps ?
N'est-ce pas parce que les animaux qui n’ont pas d’articulations sont ceux qui vivent le moins, comme on le voit dans les animaux aquatiques ? Mais si les êtres qui sont sans articulations ont la vie la plus courte, 1l est clair que ceux qui sont articulés doivent être tout le contraire. C’est ce qui doit arriver
dans Ja boîte osseuse de la tête. — L'homme a-t-il la tête
Aristote a très fréquemment comparé l'homme et les ani-
la plus velue. La même assertion se trouve dans le traité des Parties des animaux, livre II, ch. 14, S5. — 4 cause des sulures de la tête. Ceci semble indiquer que l'auteur a pu croire que l’encéphale recevait l'air par les sutures de ἃ boite crànienne. Dans l'Histoire des animaux, livre I, ch. 9, ὃ 3, Aristote parle des sutures du crâne chez l'homme et chez la femme ; il commet des erreurs étranges, sur des réalités qui sont très facilementobservables. — C'est ce qu'on peut vérifier…
maux comme Ici.
ὃ 49. Une raie dans toute la largeur de la main. Cette idée superstitieuse n'a pas encore disparu ; il y a des gens parmi nous qui y croient comme y croyait l'Antiquité; et de là, la prétendue science de la chiromancie. La raison qui en est donnée dans ce 8 ne soutient pas l’examen. — Les animaux qui n'ont pas d'articulations.
Il est bien vrai que les poissons n'ont pas autant d'articulations que les quadrupèdes; mais ils n’en manquent pas non plus,
SECTION X, FAITS NATURELS, 8 50 299 aux choses qui, ne devant pas avoir par leur nature d'articulations, en ont cependant de très marquées ; or, le dedans de la main est ce qui doit avoir Le moins
d’articulations.
Pourquoi l’homme est-il le seul animal qui soit louche, où du moins qui soit louche plus souvent que tous les autres ?
N'est-ce pas parce que l'homme est, parmi les animaux, le seul qui soit sujet à avoir des convulsions dans son enfance, ou du moins celui qui y est le plus exposé ἢ Et, dans ce cas, il arrive à tous d’avoir les
yeux de travers.
comme le contexte semblerait le faire croire. — Aux choses.
J'ai pris l'expression la plus générale possible, pour rester d'accord avec le contexte. — Le moins d’articulations.. 1] faut remarquer qu’il s’agit seulement du creux de la main.
Cette même question est reproduite section XXXIV, $ 10; et elle est résolue de même, quoique avec plus de concision.
ἃ 50. Qui soit louche. Seplali remarque avec raison que le texte grec est insuffisamment rédigé. Plus loin, section XXXI, 88. 26 et 27, on trouvera la même question plus développée οἱ plus clairement exprimée. Ce nouveau texte ne peut pas
laisser le moindre doute sur le sens de celui-ci. C’est bien de la vue qu'il s’agit ici, et de cette affection particulière qui rend louche ; la présente rédaction est tellement générale qu'on aurait pu s'y tromper. — Le seul... C'est peut-être aller trop et l'auteur se corrige lui-même en faisant une réserve.
— À avoir des convulsions.
C'est le sens que, d'après les problèmes cités ci-dessus de la section XXXI, il faut donner à ce passage. — À tous. Le texte
loin ;
grec n'est pas plus précis; se rapporte-t-il à tous les enfants, ou à tous les animaux, qui ont des convulsions ? Il est difficile de le décider.
Pourquoi l’homme souffre-t-il de la famée plus que tout autre animal ?
N'est-ce pas parce que l’homme ἃ plus de larmes, et que l'effet de la fumée, c’est de faire pleurer ἢ
Pourquoi le cheval se plait-il avec le cheval, dont il recherche la société, et l’homme avec l’homme ? Et d'une manière générale, pourquoi les animaux de la même espèce se plaisent-ils avec leurs congénères et leurs semblables ?
Ce n'est pas parce que tout animal est également beau, et que le désir s'attache à ce qui est beau. Il s’ensuivrait en effet que le beau serait toujours ce qui est le plus agréable ; mais une chose peut être
δ 51. Plus que tout autre animal. C'est là un fait assez diflicile à constater, parce qu'il y a peu d'occasions où l’on puisse comparer l'influence de la fumée sur l’homme et les animaux.— ἡ plus de larmes. L'observation est exacte, bien que parfois les animaux pleurent aussi. Voir le larmoiement des ivrognes, plus haut, section IT, $ 4.— De faire pleurer. Le fait est très exact pour l'homme; mais il aurait fallu le vérifier sur les animaux pour que la comparaison fût complète.
δ 52. L'homme avec l’homme.
Cette sociabilité est surtout marquée dans l'espèce humaine ; et
c'est elle qui forme les agglomérations des peuples. — Avec leurs congénères. D'une manière générale, cette assertion est vraie, bien qu'il y ait aussi des rivalités et des discordes parmi les animaux. — Parce que tout animal est également beau. Le texte est ici et dans les quelques lignes qui suivent assez corrompu,et les manuscrits n’offrent pas de variantes. Septali ἃ renoncé à commenter-ce passage dans ses détails ; etil n’en explique que la pensée générale. J'ai dû faire quelque chose d’analogue, en suivant cependant le texte dans toutes ses parties. — Une chose peut étre belle. Non
SECTION X, FAITS NATURELS, 8 52 301] belle sans être agréable, tandis qu'il y en a qui sont à la fois belles et aimables. Tout plaisir ne nous est pas doux, non plus que toute beauté ne nous charme. Ainsi, lun préfère le plaisir de la table, et l’autre le plaisir de l'amour. C'est d’ailleurs une toute autre question de savoir pourquoi, en s’unissant à son semblable, chaque animal a le plaisir le plus doux pour lui et le plus vif. Que ce soit aussi ce qu’il y ἃ de plus beau, ceci n’est plus vrai; mais en voyant tout ce qu'il y ἃ de douceur dans l'union, nous trouvons beau ce qui fait notre désir et notre joie. On peut voir qu'il en est de même pour tous nos autres désirs. Ainsi, quand on ἃ soif, on voit la boisson avec plus de plaisir. Ce qui nous parait le plus agréable, c'est ce qui paraît devoir nous être utile et ce que nous désirons passionnément. Mais il est possible qu'en soi la chose n'ait pas du tout les qualités que nous lui prêtons. En voici bien une preuve. Même tels hommes nous semblent beaux quand nous ne regardons qu'à notre union avec eux. Les choses peuvent aller jusqu’à ce point que nous ayons plus de plaisir à voir certains hommes que les personnes avec qui nous pourrions nous unir? C'est très possible, si nous les voyons sans ressentir un désir. C’est
seulement en soi, mais aussi IV, ci-dessus, où il n'a été quespour la personne quila dédaigne, tion que du plaisir sexuel. — et qui lui préfère une chose qui Mous trouvons beau... C'est ce lui plait davantage, sans avoirla qu'on appelle les illusions de la
même beauté.— Ainsi, l’un pré- passion. — Quand on a soif... fère le plaisir de la table. L'ob- L'observation est exacte. — servation est très juste. — Une Méme tels hommes. J'aurai voulu
toule autre question... Ceci se pouvoir changer ce passage ; rapporte sans doute à la section mais il fallait rester fidèle au
302 LES PROBLÈMES comme la boisson qui nous semble plus agréable ; car nous la regarderons avec plus de plaisir, si, à ce
moment, nous sommes altérés.
Pourquoi, chez les hommes, les parties antérieures du corps sont-elles plus velues que les parties postérieures, tandis que, chez les quadrupèdes, ce sont les parties postérieures ?
N'est-ce pas parce que tous les animaux à deux pieds ont les parties antérieures plus velues ? Ainsi, par exemple, les oiseaux sont à cet égard constitués comme l’homme. N'est-ce pas aussi que la nature se fait une loi de couvrir toujours les parties les plus faibles ? Chaque animal est faible à quelques égards ; et dans tous les quadrupèdes, les parties de derrière sont, à cause de leur position même, plus faibles que celles de devant; elles souffrent davantage du froid
texte, — Nous la regarderons avec plus de plaisir. Répétition de ce qui vient d'être dit un peu plus haut.
8 53. Chez l'homme. plus velues. Aristote a fait une étude très développée sur les poils, dans toute la série animale; voir l'Histoire des animaux, livre Π|, ch. 10. La question ici posée est curieuse ; mais les faits ne la justifient pas complètement.
La différence entre l’homme et les quadrupèdes n’est pas aussi grande que l'auteur le donne à croire. — Tous les animaux à deux pieds. Après l'homme, 1]
n’y a que les oiseaux qui soient organisés de cette manière ; et même pour les oiseaux, si leur poitrine est garnie de plumes épaisses, la queue, qui en est la partie postérieure, ne l'est pas moins. — Plus faibles que celles de devant. Le fait est loin d'être prouvé ; et chez la plupart des quadrupèdes, les parties de derrière et notamment les cuisses sont très fortes. Dans ce passage, j'ai admis, avec l'édition Firmin-Didot, la lecon qu'a eue Gaza : « leur position » au lieu de «leur disposition» ; d'ailleurs la nuance est assez légère.— Da-
SECTION X, FAITS NATURELS, ὃ δέ 303
et de la chaleur. Chez l’homme, au contraire, ce sont les parties antérieures qui sont les plus faibles, et elles souffrent de même que les parties postérieures des animaux.
Pourquoi l’homme est-il, parmi les animaux, celui qui éternue le plus ?
N'est-ce pas aussi parce que l'homme est le plus sujet au rhume de cerveau ? Or, voici ce qui produit cette affection. Chez l'homme, la chaleur, qui réside au cœur, se porte naturellement en haut; mais dans les autres animaux, sa direction naturelle est vers les épaules. A partir de cette région du corps, elle se sépare en se divisant; une partie va dans le cou et dans la tête; l’autre partie va dans le rachis et dans le bas ventre, parce que toutes ces parties sont pla-
vantage du froid... C'est exact.
Voir aussi le Traité des Parties des animaux, livre 11, ch. 14.
ὃ 54. L'homme... éternue le plus. Voir plus haut, $ 18, la même question, beaucoup moins développée qu'elle ne l’est ici.
Elle a quelque intérêt sans doute ; mais elle n'exigeait pas une aussi longue étude. Il n’est pas besoin d'ailleurs d'insister sur l'insuffisance de l'explication. Cette question est reproduite une troisième fois, section XXXIII, 810. — Un rhume de cerveau. Ou, Coryza, pour prendre le mot grec, que la science moderme a également adopté.
Voir sur le coryza, Hippocrate,
Littré, tome V, p. 291 et tome VI, p. 107. Le rhume de cerveau est assez fréquent chez l'homme; mais se produit-il jamais parmi les animaux ? C’est une question qu'il faudrait éclaircir. L'auteur ne parait pas faire le moindre doute à ce sujet, comme le prouvent les longs détails dans lesquelsilestentré. La grande différence qu'ilremarque entre l'homme et les animaux, consiste dans la station droite du corps humain, où la chaleur se produit tout autrement que chez les quadrupèdes, dont le corps est horizontal.— Chez l’homme. J'ai ajouté ces mots, pour plus de clarté. — Vers les épaules. Elle
cées sur la même ligne droite, relativement à la base sur laquelle l’animal s'appuie. Quand le corps est ainsi mu également, les liquides s’y partagent de même, attendu que les humeurs suivent la chaleur. De là vient que les animaux quadrupèdes n'ont pas du tout de rhume de cerveau, et que, par suite, ils n’éternuent pas. Car l’éternuement est l'expulsion de l'air accumulé, quand les liquides du corps se vaporisent trop vivement, ou qu'ils ne sont pas assez digérés. L'éternuement, d’ailleurs, se produit avant les catarrhes ; ce qui n’a pas lieu chez les autres animaux, parce que, chez eux, le mouvement de la chaleur 5᾽ ὁgalise entre le devant et le derrière du corps. Pour l’homme, au contraire, qui se tient sur la base du sol en ligne droite, comme les végétaux, le mouvement de la chaleur se porte vers la tête, en plus grande quantité et avec plus de force. Une fois là, elle dessèche et échauffe les canaux qui s'y rendent. Dans cette disposition, ces canaux reçoivent les liquides plus aisément que les canaux placés en bas du cœur.
se répand selon laligne horizontale, dans les parties antérieures du corps. — La méme ligne droite. Qui est horizontale et non perpendiculaire , comme celle de l'homme.— Sur laquelle l'animal s'appuie. J'ai encore ajouté ces mots. — Ainsi mu également. C'est-à-dire, quand la chaleur se répartit également dans toutes les parties du corps.
— De rhume de cerveau... n’éternuent pas. D'après ce que l’auteur vient de dire, les deux
phénomènes se tiennent ; mais ce n’est pas exact ; car on éternue souvent sans avoir de coryza.— Avant les catarrhes.C'està-dire, avant l'écoulement que le coryza provoque dans le nez.— Le mouvement de la chaleur s'égalise. Répétition de ce qui vient d’être dit un peu plus haut, sur l'organisation des quadrupèdes. — Du sol. J'ai ajouté ces mots. — ἔπ bas du cœur. Ceci est assez obscur; l’auteur veut dire sans doute que les canaux du
SECTION X, FAITS NATURELS, ὃ 54 305 Lors donc qu'il y a tout à la fois plus de liquide qu'il ne faut et que le froid survient du dehors, la chaleur, qui apporte la nourriture, en s’accumulant au dedans, s’accroit ; et une fois accrue, elle se dirige vers la tête et dans la région voisine, garnie de canaux. Les liquides légers et indigestes la suivent dans les canaux, et les remplissent, en y causant des . écoulements et des éternuements. En effet, au début des écoulements, la chaleur, devançant les liquides et remplissant d'air les canaux, produit l’éternuement par l'expulsion de l'air, et par l'accumulation en avant des liquides qui sont légers et âcres. Aussi, il arrive qu'avec les éternuements, causés par le rhume de cerveau, des matières aqueuses sont également expulsées. Toutes ces parties étant agitées, les liquides qui sont contigus et qui sont affectés se concentrent sur eux-mêmes ; et ils obstruent les canaux, qui entourent la tête et le nez. Mais ces canaux, se gonflant et étant distendus, causent les maux de tête. Ce qui le prouve, c’est que l'air ne sort plus au dehors et ne circule plus dans ces canaux. De là vient que, quand on ἃ le rhume de cerveau, on n’éternue pas, et que l'on perd l’odorat. Quand l’éternuement survient sans
corps placés au-dessous de la région du cœur, recoivent moins de chaleur que les canaux qui se dirigent vers la tête. — Ælle se dirige vers la téte. Cette redite pe semble pas nécessaire.— Des écoulements qui accompagnent le coryza. — La chaleur devancant les liquides. Toutes ces explications physiologiques ne
reposent pas sur des observations formelles. — Des matières aqueuses... Ce sont plutôt des matières à demi-liquides, provenant des muqueuses. — Se concentrent sur eux-mêmes. C'est le sens le plus probable que comporte l'expression grecque, et qui s'accorde le mieux avec le contexte. — Et que l’on perd
le coryza, il tient encore aux mêmes causes ; mais ces causes sont très légères et très faibles. Alors, les liquides agglomérés par la chaleur et vaporisés par elle, à cause de leur petite quantité, retombent dans le nez. Ce qui fait le bruit de l'expulsion de l'air, c'est la force de son mouvement, tout autant que sa quantité; car la chaleur, s'élevant en ligne droite vers le cerveau et y séjournant, se réfracte dans le nez ; et elle y détend les canaux extérieurs qui y viennent de l’'encéphale. Mais comme cette réfraction du mouvement de l'air dans les narines est contre nature, elle se produit avec violence; et elle cause du bruit. Parmi les autres animaux, ce sont les oiseaux surtout qui sont sujets au coryza, parce que ce sont eux surtout qui ont une forme analogue à celle de l'homme; mais ils en souffrent moins que lui, parce qu’ils ont presque toujours leur tête inclinée vers le bas, pour demander leur nourriture à la terre.
Pourquoi les animaux marins sont-ils plus grands et mieux nourris que les animaux terrestres ?
l’'odorat. Le fait est exact. — Se mer que ce fait soit parfaitement
réfracte dans le nez. C'est là une explication purement imaginaire, à laquelle on ne doit pas attacher trop d'importance. Aujourd’hui même, la science ἃ grand mal à se rendre compte de tous ces phénomènes. — Les oiseaux surtout qui sont sujets au coryza. On ne saurait affir-
exact ; mais il est probable que l'auteur l'avait observé sur différents oiseaux. — Une forme analogue à celle de l’homme. En ce sens que les oiseaux sont aussi des bipèdes.
δ ὅδ. Sont-ils plus grands.
L'observation est exacte, surtout quand on pense à la dimension
N'est-ce pas parce que le soleil, en épuisant les matières qui entourent la terre, en enlève la nourriture ? Les animaux qui restent enfermés dans l’eau sont plus nourris, et les animaux marins sont débarrassés de toutes ces difficultés.
Pourquoi est-ce que les animaux autres que l'homme prennent plus souvent de la nourriture sèche que de la nourriture liquide, tandis que l’homme prend plus souvent du liquide que des aliments secs ?
N'est-ce pas parce que l’homme est par sa nature le plus chaud de tous les animaux ? Dès lors, il lui
faut le plus de rafraichissement.
des cétacés. — Le ‘soleil... La raison peut sembler assez singulière, puisque c'est le soleil qui, sur notre sol, fait mürir les moissons et les fruits, et qui développe toute la végétation.— Qui restent enfermés dans l'eau.
L'original est moins précis ; mais le sens ne peut guère faire de doute. — De toutes ces difjicultés. J'ai un peu précisé le texte, qui est plus vague.
ὃ 56. Plus souvent. Le fait paraît exact; et 1] est certain que l'homme boit plus fréquemment que les autres animaux.— Le plus chaud de tous les animaux. Dans le traité de la Respiration, ch. 13, Aristote semble attribuer la chaleur de l’homme
à la station droite. Il n'est pas exact d'ailleurs que l'homme ait plus de chaleur natureile que certains animaux, La science moderne s’est beaucoup occupée de la température comparative des êtres animés ; et elle a trouvé que la chaleur moyenne des oiseaux, qui est la plus élevée de toutes, oscille entre 40 et 44 degrés centigrades, tandis que celle de l’homme est de 37°. Les reptiles sont en général beaucoup plus froids ; les poissons n'ont que la température de l'eau où ils vivent ; ce qui semble indiquer qu'ils n'ont pas de chaleur propre ; voir Béclard, Traité élémentaire de physiologie humaine, 6e édit., pp. 447 et suiv.
Pourquoi les eunuques ne deviennent-ils pas chauves ?
N'est-ce pas parce qu'ils ont beaucoup de cervelle ἢ Et cette disposition tient chez eux à ce qu'ils n’ont pas de rapports sexuels avec les femmes. La semence, en effet, descend du cerveau par le rachis. C’est pour cela aussi que les bœufs que l’on châtre ont de très grandes cornes. C’est encore par la même raison, ce semble, que les femmes et les enfants ne sont Jamais chauves.
Pourquoi y a-t-1l des animaux qui, aussitôt après leur naissance, peuvent se nourrir seuls, tandis que d'autres ne le peuvent pas ἢ
N'est-ce pas parce que les animaux qui se nour-
8 57. Ne deviennent-ils pas chauves. Aristote a exposé cette théorie avec des explications analogues dans le Traité de la Génération des Animaux, livre V, ch. 3, 38. 20, 21 et 22. — Beaucoup de cervelle. C'est la traduction fidèle du texte grec ; mais on peut trouver que l'expression est insufhisante. Les eunuques n'ont pas plus de cervelle; mais il est certain que leur cerveau est soustrait aux influences sexuelles, qui sont en effet très puissantes sur la disposition de l'encéphale.— Descend du cerveau. Le phénomène
physiologique n'est pas celui-là; mais la perte de la semence, même quand elle est tout à fait régulière, a une grande action sur le cerveau. — Les femmes et les enfants. Voir le Traité de la Génération des animaux, Loc.
cit.
ἢ 58. Peuvent se nourrir seuls.
L'observation est exacte ; et le fait varie avec les espèces. L’espèce humaine est celle où lalimentation que les parents doivent assurer à l'enfant, exige le temps le plus long ; et c’est là une des conditions providentielles de la famille. — Qui se
tte υϑμυνννννινν
rissent ainsi vivent moins longtemps que ceux qui sont doués de mémoire ? C’est là ce qui fait aussi que tous ces animaux meurent plus vite.
Pourquoi les déjections liquides de l’homme sontelles plus fréquentes que ses déjections sèches, tandis que chez les chevaux et les ânes, ce sont les déjections sèches ?
N'est-ce pas parce que ces animaux absorbent plus d'aliments secs, et que l'homme, au contraire, prend plus de liquide que de nourriture sèche ? Toute déjection vient de la nourriture ; et la déjection est d'autant plus grande que la nourriture est plus forte. Ainsi, parmi les animaux, les uns consomment plus de liquide, les autres plus d'aliments secs; et c’est aussi ce qui fait que les uns sont naturellement humides ; et les autres, de nature sèche. Ceux qui sont de nature sèche préfèrent le liquide, parce qu'ils en ont
sition aux déjections fécales. — Plus d'aliments 5665... plus de liquide. Ce peut être là une des causes de la différence que signale l'auteur ; mais ce ne doit pas être la seule cause, comme il semble le croire; et la constitu-
nourrissent ainsi. C'est-à-dire, dès leur naissance. Le texte est moins précis que celte traduction. — Que ceux qui sont doués de mémoire. Voir le début de la Métaphysique, livre 1, ch. 1. Ce rapprochement est d'ailleurs
assez singulier ; mais le texte ne peut avoir un autre sens. — Meurent plus vite. 115 sont formés plus tôt, puisqu'ils peuvent se suffire dès le moment où ils naissent ; et par suile, ils vivent moins de temps.
δ 59. Les déjections liquides.
C'est-à-dire, lesurines,paroppo-
tion du canal intestinal doit être la principale, selon toute apparence. Du reste, la question est assez curieuse, et elle valait la
eine d'être posée. Elle est en outre fort claire ; et Septali n'a pas cru, pour ce motif, devoir la commenter. — Consomment plus de liquide. Les chevaux en con-
plus besoin ; et ceux qui sont naturellement humides, préfèrent la nourriture sèche, parce que leur constitution la leur rend plus nécessaire.
Pourquoi les oiseaux, les hommes, et généralement les animaux courageux sont-ils d’une complexion plus dure ?
N'est-ce pas parce que Île courage est toujours accompagné de chaleur, tandis que la peur cause toujours un refroidissement ? Ainsi, tous les animaux dont le sang est chaud, sont énergiques et pleins de courage ; car c’est le sang qui nourrit. C’est de même que
somment aussi beaucoup, et peut-être plus que l’homme, toute proportion gardée. — Naturellement humides. Ceci s'applique sans doute à l'homme.
Mais l'opposition entre l'homme et les animaux domestiques n'est pas aussi marquée que l’auteur le suppose.
8 60. Les oiseaux. 11 semble qu’il s'agit plus particulièremet ici des oiseaux de proie. — Les hommes... courageux. Ceci n'est pas tout à fait exact pour les hommes ; et de grands courages peuvent s'associer à unc
très faible constitution. C'est peut-être le contraire pour les animaux. — D'une complexion
plus dure. Cette expression est bien générale ; on l'a comprise souvent en ce sens qu'il s’agissait surtout de la dureté des os;
et en preuve, Septali cite spécialement le lion, dont les os passent pour être si durs qu'ils peuvent, dans certains cas, faire feu, comme les cailloux. Voir l Histoire des animaux, livre II, ch. 7, $ 8 — Accompagné de chaleur. Le fait n'est pas prouvé, et c'est une simple hypothèse.
— La peur cause toujours un refroidissement. Ceci est plus vrai; mais ces alternatives de et de froid peuvent n'être que passagères ; et dans la théorie de l'auteur, elles forment plutôt un tempérament constant. — Sont énergiques et pleins de courage. Il y ἃ des exceptions : et dans une même race d'animaux, les uns sont courageux, et les autres timides, tout en ayant Iles uns et Îles autres le même degré de cha-
chaleur
SECTION X, FAITS NATURELS, ὃ 61 911
les végétaux qui sont arrosés d’eau chaude deviennent
plus durs.
Pourquoi sont-ce, parmi les quadrupèdes, ceux qui ne sont pas très grands qui produisent le plus de monstres, tandis que l'homme et les grands quadrupèdes, tels que le cheval et l’âne, en produisent le moins ?
N'est-ce pas parce que ce sont les plus multipares des quadrupèdes, tels que les chiens, les porcs, les chèvres, les moutons, qui produisent beaucoup plus de monstres que les grands quadrupèdes ? Car, parmi les grands animaux, les uns ne produisent jamais qu'un seul petit, et les autres n’en ont qu'un le plus habituellement. Les monstres se forment quand les germes se changent les uns dans les autres, et
leur. — Les végétaux arrosés livre IV, ch. 4. C'est l’antécéδ -
d'eau chaude. Ceci prouve que dans l'Antiquité on faisait des expériences sur la culture des végétaux, comme on peut en faire de nos jours. Le fait qui est allégué ici n'est peut-être pas fort exact ; et j'eau chaude ne durcit pas les légumes qui en sont arrosés.
S 61. Parmi les quadrupèdes.
L'observation, qui est ici limitée aux quadrupèdes, est plus loin étendue aux oiseaux. — Le plus de monstres. Aristote a fait une étude spéciale sur les monstres dans le règne animal, Traité de la Génération des animaux,
dent de tous les travaux qui, de nos jours, ont été faits sur ce difficile sujet. — Les plus
multipares. Ou: « les plus féconds ». — Les chiens. les porcs Dans l'Histoire des
Animaux, il y a une longue et intéressante recherche fécondité relative des animaux, livre V, ch. 12, et livre VI, cb.
19 et passim. — Quand les germes se changent les uns dans les autres. Ceci n'est qu'une assertion générale qu'il serait bien difficile de prouver par des faits. Aujourd'hui même, et après les investigations d'Et.
sur la
quand ils se confondent dans la sortie de la semence, ou dans le mélange qui a lieu dans la matrice de la femelle. De là vient que les oiseaux présentent si souvent des monstres. Ils font fréquemment des œufs doubles ; et les monstruosités viennent de jumeaux, lorsque la lécithe n’est pas séparée par la membrane.
Pourquoi la tête de l’homme est-elle chargée de poils, plus que tout le reste du corps et dans une proportion exagérée, tandis que c'est tout le contraire chez le reste des animaux ?
N'est-ce pas parce que, chez les animaux, l'excès de la nourriture se convertit, pour les unsen dents, pour les autres en poils ? Tous ceux où la nourriture passe dans les cornes ont la tête moins velue, parce que la nourriture est absorbée dans les cornes. Ceux où elle
Geoffroy Saint-Hilaire, on ἃ grand peine à se rendre compte de toutes les monstruosités. — Les oiseaux présentent si souvent des monstres. L'exemple est bien choisi, surtout pour soutenir l'hypothèse que l'auteur vient d'avancer, — Des œufs doubles. C'est-à-dire, qui ont deux jaunes. — La lécithe. Sur le sens douteux de ce mot, voir le Traité de la Génération des Auimaux, livre III, ch. 1, ὃ 24 et n. — Par la membrane, qui doit isoler les deux parties de l'œuf.
8 62. La tête de l’homme...
La question a de l'intérêt, et elle mérite d’être examinée; 1]
ne semble pas que la science moderne s'en soit préoccupée.
— Dans une proportion exagérée. Comparativement à Ja grandeur du corps humain. — Tout le contraire. Ceci n’est pas général, et quelques animaux ont la tête presque aussi couverte que celle de l'homme. — En dents. C'est un terme générique, qui comprend les crocs, les défenses, etc. — La nourriture passe dans les cornes. Ceci n'est pas exact en ce que la nourriture ne passe pas plus dans les cornes que dans le reste du corps ; seulement elle forme les cornes, ainsi qu'elle forme tout le reste, selon le
passe dans les dents ont la tête plus velue que ceux qui ont des cornes ; ils ont des crinières ; et la tête, chez les oiseaux, par exemple, est encore moins velue que chez ceux-là. Ces derniers ont en effet la tête comme celle des hommes. La nourriture qui va, chez les animaux, dans plusieurs parties du corps, à cause de son abondance, se concentre chez l’homme dans
sa tête ; car ou l’homme n’a pas de nourriture surabondante; ou, s’il en a, il n’en a pas, du moins, assez pour qu'elle puisse se répandre partout.
Pourquoi l’homme est-il le seul animal à avoir des cheveux blancs ?
N'est-ce pas parce que les animaux, pour la plupart, ont des poils qui tombent tous les ans, comme le cheval et le bœuf, et que les autres, dont le poil ne tombe pas annuellement, vivent peu de temps,
plan originel qu'a fixé la nature.
— Ils ont des crinières. Ceci non plus n'est pas général. — Chez les oiseaux. 11] y a des oiseaux qui ont des touffes de plumes sur la tête; elle est alors aussi couverte que peul l'être celle de l'homme. -— Se concentre chez l’homme. C'est une pure hypothèse, — Surabondante.
J'ai ajouté ce mot.
δ 63. Le seul animal à avoir des cheveux blancs. Aristote ἃ étudié la blancheur des cheveux dans l'Histoire des animaux, livre III, ch. 10, 8 8, et dans le Traité de la Génération des
animaux, livre V, ch. 4, $ 7,8 et suiv. Il n’est pas exact d’ailleurs que l'homme soit le seul animal qui blanchisse ; mais il est vrai que c'est lui qui blanchit le plus. — Des poils qui tembent tous les ans. 11 faudrait ajouter que les poils qui repoussent sont pareils en couleur à ceux quils remplacent, et qu'ils ne deviennent pas blancs.
— Vivent peu de temps... c’est le temps qui lui fait blanchir les cheveux. Le temps est certainement une des causes qui font blanchir les cheveux de l'homme ; mais il n'est pas la
comme les moutons et d’autres espèces ? Chez ces animaux, le poil n’a pas le temps de vieillir ni de blanchir. Dans l'homme, le poil ne tombe pas ainsi ; l’homme ἃ de plus une longue vie, et c’est le temps qui lui fait blanchir les cheveux.
Pourquoi, lorsqu'on a la partie du corps au-dessous du nombril plus grande que la partie qui constitue le tronc, est-on destiné à vivre peu de temps, et est-on malade ?
N'est-ce pas parce que le ventre est froid à cause de sa petitesse, et que, digérant mal, il est plein de sécrétions ? Or, les gens ainsi constitués sont valétudinaires.
Pourquoi, à côté des animaux qui naissent les uns des autres, y en a-t-il qui naissent spontanément ? Et
cause unique, comme l'auteur semble l’admettre ici. Le tempérament, le régime, les passions de tout ordre ont une très grande influence sur le changement de couleur et sur la chute de la chevelure.
δ θά. Au-dessous du nombril.
Il aurait fallu indiquer plus précisément l’autre extrémité opposée au point de départ, qui est le nombril; 1] est probable que cette extrémité doit être la symphyse du pubis ; mais l'auteur ne le dit pas. Dans le traité apocryphe de Physiogno-
monie, il y a des détails analogues, ch. 6, page 9, lignes 48 et suiv. édition Firmin Didot, tome IV de l'édition générale d'Aristote. — Est-on destiné à vivre peu de temps. Le fait n'est pas certain; ce n’est qu'une conjecture. — Le ventre est froid à cause de sa petitesse. I n'y a rien de physiologique dans cette observation.
δ 65. Qui naissent spontanément. Cette doctrine de la génération spontanée na été détruite définitivement que de nos jours; et peut-être même
pourquoi y en a-t-1l qui naissent uniquement les uns des autres, par exemple, l’homme et le cheval ὃ
N'est-ce pas parce que, indépendamment d’autres causes, la génération exige un temps très court chez les animaux, de facon que la saison propre à la génération ne soit pas dépassée, et que la production puisse avoir lieu dans l'intervalle des saisons ἢ Chez d’autres animaux au contraire, la génération tarde beaucoup, d'un an, de dix mois, de telle sorte qu'il faut nécessairement qu'ils ne produisent pas, ou qu’ils se produisent les uns des autres.
Pourquoi les Ethiopiens ont-ils des dents si blanches et même plus blanches que les autres hommes, et
pourquoi leurs ongles ne sont-ils pas blancs ?
compte-t-elle encore des partisans, tout erronée qu'elle est.
Voir la préface à la traduction du Traité de la Génération des Animaux, pp. excir et suiv. — Uniquement. 11] est prouvé aujourd'hui que, dans tout le règne animal, la vie ne vient jamais que de Ja vie, et que, selon la formule parfaitement vraie d'Aristote : « L'homme engendre l’homme ».
— La génération exige un temps très court. Il est évident que l'argument ne porte pas, puisqu'il s'agit de savoir si la génération a lieu, et non pas si elle est plus où moins rapide. Seulement l'Antiquité est bien excusable, en l'absence des instruments découverts plus tard,
d'avoir pensé à la génération spontanée. De nos jours, il est impossible d'y croire, à moins d'avoir un parti pris.
8 66. Les dents si blanches.
leurs ongles ne sont-ils pas blancs. Le contraste est réel :
etil est vrai que les ongles sont exposés comme Ja peau à lPardeur du soleil, tandis que les dents ny sont pas exposées.
Mais ce ne peut être là la cause de la différence ; car les ongles aussi sont moins noirs que la peau, bien que dans les mêmes conditions qu'elle. L'organisation des dents est tout autre ; il n'est pas probable qu'elles devinssent noires si elles étaient sous le soleil et au grand air,
. N'est-ce pas, pour les ongles, parce que la peau des Éthiopiens est noire et plus noire que celle des autres hommes ? Or, les ongles viennent de la peau. Et les dents, pourquoi sont-elles blanches ? N'est-ce pas parce que les matières d’où le soleil enlève le liquide deviennent blanches, sans qu'il les imprègne, comme il arrive à la cire ? Le soleil agit sur la peau ; mais il n’agit pas sur les dents; et la chaleur fait sortir des dents le liquide qui s’y trouve.
Pourquoi y a-t-il des animaux qui meurent sur-lechamp, ou du moins très vite, sion leur coupe la tête, tandis que d’autres ne meurent pas ἢ
N'est-ce pas que les animaux qui ne meurent pas n'ont pas de sang et mangent très peu ? Ils n’ont donc pas si vite besoin d'aliments ; et, chez eux, la chaleur n'est pas contenue dans leur liquide. Or, les animaux qui ont du sang ne sauraient vivre sans ces deux conditions. Les autres, au contraire, peuvent s’en
comme y est la peau. — Zes fait sortir des dents... Cette
ongles viennent de la peau. Ceci est inexact; les ongles sont dans la peau qui les entoure en partie ; mais ils ne naissent pas d’elle seulement ; ils se développent aux dépens du derme sous-jacent ; mais ils n’en viennent pas — Comme il arrive à la cire. Le détail reste obscur ; et l'auteur aurait dû dire à quelle transformation de la cire il veut faire allusion. — Za chaleur
théorie n’est pas soutenable.