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de parenthèse, qu'il va traiter des accidents communs à tous les âges : vertige, éternuement, bällement, hoquet, étourdissement, et de quelques accidents particuliers, tels que la couleur des cheveux et des poils, la calvitie, la voix grave ou aiguë, le nasillement, la vigueur ou la faiblesse de quelques sens, l’ouïe, l'odorat, etc., tous sujets traités dans nos Problèmes. Il finira en parlant de la nausée. Après cette digression, 1l reprend le cours de ses questions, et 1] suit d'abord assez bien le programme qu'il vient de se tracer, vertige et éternuement; puis, 1l l’abandonne pour se poser une question sur les vents ; 1l revient encore à l'éternuement en quelques questions, qu 1l laisse bientôt pour disserter longuement sur les poils, sur les ongles, sur les cheveux. Il passe ensuite à la voix ; 1] y consacre une quinzaine de questions. Il en donne aussi quelques-unes à l’odorat. Il est plus bref encore sur la nausée ; 1] s'étend davantage sur les purgatifs et sur la diarrhée, qu'il étudie dans tous ses effets et toutes ses causes. Il laisse ce genre de questions à partir de la
125, et Jusqu'à la 1806, qui finit la seconde
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section, il ne s'occupe que de zoologie ; 1] donne son attention à peu près exclusivement au cochon et au cheval. La troisième section est encore plus irrégulière. Après quelques questions fort étranges de botanique, l’auteur s'arrête au vin, à l'huile, au lait, aux œufs, aux viandes rôties ou bouillies, en se permettant, sur son chemin, des détours peu explicables, sur les Thraces, qui parlent le grec d'autant plus mal qu'ils sont plus âgés, et sur l’eau du lac Hyrcanien, qui lave parfaitement le linge. La 54° et dernière question demande pourquoi la chaleur du soleil fait dormir certaines personnes et Ôte le sommeil à d’autres.
Dans la 11° question de cette troisième section, l'auteur s’autorise de l'opinion d’Aristote sur la transfusion du vin dans des outres. Dans nos Problèmes, Aristote a bien en effet traité le même sujet, section XXV,S 8. Ceci prouve de reste qu'Aristote n'a pas composé les Problèmes inédits, que quelque faussaire maladroit a mis sous son nom. Mais pour en être bien convaincu, 1l suffit d'un coup d'œil jeté au hasard sur cette composition
presque informe. ΝῚ les pensées, n1 le style ne
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peuvent être d’Aristote. Ils ne sont pas même de son temps ; et 1] fallait une bien grande confiance dans la crédulité des lecteurs pour risquer une fraude 51 transparente. Ce qui est vrai, cest que le compilateur des Problèmes inédits connaissait les Problèmes d’Aristote, puisqu'il la imité, ou reproduit, dans bon nombre de questions, une quarantaine environ, où 1l s'inspire de lui très souvent, tout en ne le nommant qu'une seule fois.
Maintenant, après avoir éclairci, autant qu'il a dépendu de nous, les obscurités qui recouvrent la composition et l'authenticité de nos Problèmes et de leurs 38 sections, il nous faut conclure. Les résultats de notre discussion sont les suivants :
1° Les Problèmes sont attribués à Aristote dès le temps de Cicéron, qui les avait lus dans la bibliothèque laissée par Sylla, et dans les exemplaires classés par Andronicus de Rhodes. Après Cicéron, d’autres écrivains, considérables aussi, les connaissent comme lui, et en citent des morceaux entiers, soit dans le texte grec, soit dans des traductions
fidèles.
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2 L'authenticité, établie par tous ces témoignages, qui s'appuient les uns les autres, doit paraître prouvée également par la nature des discussions qui remplissent nos Problèmes. Elles ne sont pas indignes du génie d'Aristote ; et la forme qu'elles ont revêtue par questions et par réponses semble avoir eu, dans l'Antiquité, une grande vogue, puisque cette forme a été imitée par Plutarque et par d’autres écrivains.
3° Cette authenticité générale n’est pas infirmée par le désordre de quelques parties, par des contradictions et des interpolations, qui sont d’ailleurs assez rares. Le désordre s’explique, ainsi que les répétitions, par les circonstances où Aristote a dû s'éloigner précipitammentd’Athènes.Enfin,des interpolations se présentent dans toutes les œuvres d’Aristote, et les Problèmes n'y ont pas échappé
plus que d’autres.