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de l'expression sans la changer, et mettant 38 avant Par ordre. L’Arabe, numéro 50, parle de Questions naturelles ; mais il ne leur attribue que quatre livres, ce qui laisserait supposer qu'il y avait pour les Problèmes une division que nous ne connaissons pas, et qui ne se rapporte même pas aux Problèmes inédits, divisés en trois sections. Ailleurs, numéro 66, il parle de Questions encycliques. C'est le recueil des Problèmes. Dans une annexe à ce catalogue arabe, 1] y a, sous le numéro 5, la mention d'un ouvrage sur le vin et sur l'ivresse, comme dans les Problèmes actuels ; mais cet opuscule ne contenait que 22 questions, tandis que les Problèmes en ont 35 sur ce sujet, section {Π|.
N'est-ce pas assez des autorités 51 graves que nous avons indiquées ? Auprès d'elles, les catalogues perdent beaucoup de leur poids ; et à cet égard, nous partageons l'avis de M. Emile Heitz, qui les juge très peu satisfaisants, bien qu'il ne faille pas les dédaigner entièrement. On pourrait même, pour en finir avec les Anciens, du n° au v° siècle, consulter Galien, Apulée, Athénée, Macrobe et plusieurs
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autres ; mais ce complément semble superflu après tout ce que nous venons de constater.
En passant aux Modernes, nous n'avons plus rien à apprendre d’eux sur l'authenticité ; mais 1] est utile de savoir ce qu’ils pensent du recueil. À l'exemple de M. Carl Prantl, nous interrogerons Henri Estienne (1557), Sylburge (1585), Gasaubon (1590), Septali (1632; ; dans le xvin* siècle, Harles, Buhle, Levêque, et dans le nôtre, Stahr, Prantl, Bussemaker, Émile Heitz, etc. Henri Estienne, dans une préface à quelques ouvrages d’Aristote et de Théophraste, déclare que la plus petite partie des Problèmes est d’Aristote, et que le reste est plus récent. De la part d’un juge tel que lui, cette appréciation a une réelle importance. On ne peut pas cependant l’accepter sans réserve ; ce nest pas la plus petite partie des Problèmes qui doit paraître l'œuvre d’Aristote ; c'est au contraire la presque totalité ; et 51 l'on doit faire des exceptions, elles sont certainement peu nombreuses. Sylburge, en parlant des Problèmes attribués à Alexandre d'Aphrodisée et à Cassius, partage l'avis d'Henri Estienne; et 1] ne reconnaît aussi la
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main d’Aristote que dans une partie des Problèmes. Éditeur des œuvres complètes du philosophe, il devait avoir un juste sentiment de son style, qu'il avait pratiqué durant de longues années.Casaubon, quia donné, comme Sylburge, une édition générale, mais moins bonne, d’Aristote, croit que la plus grande partie des Problèmes est authentique. Louis Septali, l’auteur du commentaire le plus étendu, n'hésite pas ; c'est Aristote seul qu'il est sûr d'expliquer à ses élèves ; et lorsque, sur des points extrêmementrares, 1156 sépare de lui, c'est aux copistes et à des interpolations qu'il s'en prend. Mais il ne peut jamais admettre qu Aristote se soit trompé; et quand Aristote parait se contredire lui-même, 1] s'efforce de concilier les oppositions choquantes que présente parfois la rédaction des Problèmes. Harles ne semble pas avoir plus de doutes que Septali, sans être néanmoins aussi enthousiaste. Buhle, qui d’abord avait admis l'authenticité, s’est ravisé plus tard, et il a supposé que les Problèmes n'étaient que la réunion d'extraits empruntés à divers auteurs. Cette hypothèse n’est pas acceptable.
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Lévesque (Notices et extraits des manuscrits, tome VIT, 2 partie, p. 104) croit que ce sont des rédactions d'élèves d’Aristote, suppositon qui n'est pas plus admissible que celle de Buhle. Ad. Stahr (Aristotelia, [1], p. 158) ne doute pas que les Problèmes ne soient l'œuvre d'un péripatéticien postérieur .
M. Bussemaker (édition Firmin-Didot, tome IV, préface) ne semble pas hésiter non plus ; les Problèmes sont d’Aristote: et même une grande partie des Problèmes inédits lui appartiennent, M. Émile Heitz n'avait pas à se prononcer dans son édition des Fragments d’Aristote ; mais quoiqu'il ne critique pas spécialement nos Problèmes, 1] s'en est beaucoup occupé, en rassemblant les citations que nousmême nous avons citées plus haut, et l’on peut supposer qu'il tient les Problèmes pour suspects, plus que ne le faisait M. Bussemaker, ‘édition Firmin-Didot, tome IV, 2° partie, pp. 194 et suiv.)
Nous ne voudrions pas, pour notre part, émettre une opinion qui prétendit à être absolument définitive ; mais, parmi tous les
auteurs que nous venons de rappeler, c'est
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peut-être encore à Casaubon que nous nous joindrions le plus volontiers. Ce qui nous inspire cette confiance, ce sont avant tout les témoignages venus de l'Antiquité, à commen:cer par celui de Cicéron, que tant d’autres ont suivi.
Cette préface serait incomplète si nous ne disions pas au moins quelques mots des Problèmes inédits, que Bussemaker a découverts, d’après les indications d’Yriarte, dans les bibliothèques de Paris et de Madrid. Le recueil, divisé en trois sections, contient 262 questions ou Problèmes : 22 pour la première ; 186 pour la seconde ; et 54 pour la dernière. Les matières sont confuses, et en général fort disparates, quoique juxtaposées. La première section est peut-être la moins irrégulière des trois ; elle est plus particulièrement médicale, bien que les sujets en soient encore très variés. Les réponses sont fort longues, parfois même prolixes. Au contraire, dans la seconde section, ou au moins à son début, les questions et les réponses sont à peine de quelques lignes. Après la 38° question, l’auteur s'arrête tout à coup, pour annoncer, dans une sorte